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C’est-à-dire : L’an 44, vins de l'acpi... |)Our la maison d’Osiris (jui est
Cette inscription est assez significative, car elle donne le nom du monument oii l’on avait oll’ert ce vin.
La seconde est datée du règne de Ilamsès 11 : voici ce (|ue j’en ai pu lire transcrit en liiéroglyphes :
Elle mentionne uire ollVande de vin de Syrie (?) |)our um‘ maison (|ue je n ai pu réussir à connaitre. llille est moins explicite <pie la première, mais elle date l’ollrande.
En terminant ce cha[)itre, je mettrai sous les yeux du lecteur un i'ragment d’inscription hiérogly[)hi(pie écrite verticalement, maisipie je I rans-
cris ici horizontalement : ^
et c est malheureusement tout. On |)eul cependant en tirer parti, car les mots [)rinci|)aux ont un sens ipii si? dégage natui'ellenuuit, quid que soit leur rôle dans la phrase. Les mois de cette inscription se traduisent ainsi :
— maison de rafraichissenien! pour son père Osiris, elle est, à Les
derniers mots s’appliipient [xuit-ètre à Osiris, s'ils ne s’appliquent pas
LE TOMREAU D OSIRIS
à la maison de rafraîchissement qui est du masculin en égyptien, tandis que dans la traduction l'rançaise le mot maison qui est du féminin doit nécessairement être remplacé par un pronom féminin. Quoi qu’il en soit, je ne veux aucunement tirer parti des derniers mots qui commencent une autre proj)osition, laquelle est incomplète ; je veux seulement attirer l’attention du lecteur sur les mots qui précèdent. Quelle est cette maison de rafraichissement pour son père Osii'is, dont il est question? Il me semble que la trouvaille de cette inscription dans les décombres de la grande colline emporte naturellement la situation dans le même lieu de cette maison. Gela une fois posé, que l’on doive prendre le mot « rafraîchissement » au propre ou au figuré, la conclusion sera la même : s’il doit être pris au figuré, il signifie le tombeau ; s’il doit au contraire n’être pris (|u’au propre, il signifie les chambres, ou peut-être la chambre du tombeau, dans lesquelles on avait placé les vases remplis d’eau destinés à apaiser la soif du défunt revenu à la vie. II ne me semble pas possible d’attribuer un autre sens à ce fragment d’inscription et à expliquer autrement le renseignement qu'il nous donne.
Tels sont les renseignements fournis parles documents trouvés dans la butte des décombres qui se trouvait au-dessus de la tombe d’Osiris^ comme au-dessus des autres tombeaux entourant celui d’Osiris. Le lecteur aura vu de lui-même que tous sans aucune exception ont trait à la légende d’Osiris, qu’ils ont été dédiés par des dévots d’Osiris, la plupart par les prêtres de ce personnage, non pas considéré comme Dieu, mais comme défunt ayant besoin de tout ce que l’on donnait d’ordinaire aux défunts pour entretenir leur vie après la mort. Par conséquent tout s’accorde à prouver cpie le tombeau d'Osiris était en cet endroit, car si l’on n’admettait pas ce fait, il serait impossible d’expliquer d’une manière satisfaisante la présence en un même lieu de tant d’objets concoul’ant tous à entretenir la même idée. Et <|u’on ne dise |)as ici ([ue tous les tombeaux des Égyptiens ('ontenaient pareillement de semblables monuments, car la chose est com|)let(!menl fausse et pai- conséquent la conclusion cpi’on en voudrait tirer serait contraire aux règles de la logique. Tout dans le tombeau d’un lygypticn concourait à l’approvisionnement
LE TOMÜE.U: D'üSllilS
matériel ou s[)irituel de celui qui y était enl'ermé. Si répo(|ue était pi imitive à laquelle il avait vécu, l'approvisioiinement était matériel, (pie les choses du mobilier fussent réelles ou simplement représentées sur les murailles dans celte variété si grande de bas-reliefs qui nous ont transmis la vie des grands seigneurs égy])tiens avec les moindres détails ; si, au contraire, il avait vécu à une épocpie où la vie de la j)enséc était plus intense, on lui donnait un approvisionnementspiriluel plutôt (pie matériel; de là les longues oraisons gravées sur les murs. Mais dans aucun cas, jamais on n’a trouvé, je ne dis pas dans un tombeau, quoique je puisse le dire avec une égale vérité, mais autour de son tombeau des amoncellements de poussières et des monuments olferts par une piété étrangère à la famille; d’ailleurs les Egyptiens n'auraienl jamais eu l’idée de rendre le culte l'unéraire à un défunt qui n’eùt pas ap|)artenu a leur famille. Le seul culte public, rendu a|)rès la mort l’était au pharaon, parce que le pharaon était le père de l’Egypte entière, mais dans aucun cas on n’a amoncelé les poussières et les monuments comme ils étaient amoncelés à la quatrième colline de la nécro|)ole d’Om el-(ia’ab. La conclusion est donc inévitable : celle colline, d’après les documents trouvés dans la butte, cachait bien le tombeau d’Osiris, et je m’y liens.
'J'innhoiu d'Osiris.