I.K TOMliKAI' DdSIUIS
et des iiuisées en Égyple, en publiaiiL le second volume de ses Hecherches sur les origines de VKgyplc a cru devoir révociiier en doute ce (|u’il avait admis dans son prcniiej' volume et je me vois i’orcé de donner ici les preuves, ou ce (|ue je crois les preuves de mon senlimenL Si de Morgan a cru devoir abandonner mon opinion, (‘’esl <pie, pendant l’année (jui s’est écoulée après la publication de ma première broidiure, il a cru |)ouvoir l’apportera la Chaldée l’origine de la civilisation
découverte d’abord jiar M. Fl. l'elrie à Neggadeh% [uiis par moi-mème
dans la nécropole d’Om el-(ia'al) à Abydos, enlin jiar lui aussi à Neggadeh. Voici d’ailleurs ses propres paroles : a Dans la nécro|)ole d’Abydos, M. Amélineau avait déjà rencontré des sépultures très anciennes dévastées par le l’eu et il attribuait les im-endies aux spoliateurs co|)tes ([ui, au début du christianisme ^ poussés j>ar le l'anatisme, dévastèrent les monuments païens, (iette ojiinion, je la partageais alors avec IM. Amélineau, m’en ra|)portant à ses observations, et je crus (pie le monument de Négadah avait été détruit dans les mêmes conditions que ceux d’Om el-Ga al). Dès (pie les fouilles lurent commencées, je revins de suite sur cette manière de voir, car longtemps après la destruction du monument cette butte avait été employée comme nécropole et, à la surface, au milieu des débris calcinés, j’ai rencontré un grand nombre de sépultures remontant a l’épmpie romaine, grecipie, et aussi jiisipi’à celle des Ramessides... ,Ie devais donc écarter d’une manière complété l’opinion dans laquelle je me trouvais au début et (pii attribuait aux premiers chrétiens la destruction de tous ces inoniimentsF > Et plus
(1) ,î. de Morgan, llechcvches sur I Egypte prcliistorir/iie . l'àge de ht pierre et des métaux, p. 77-8i.
(’2) l‘l. l'elrie, Uallas and Natpida , M. l’elrie avait louillé au nord de Neggadeli, dans nn sile qu’on appelle Toukli.
(.!) .le n’ai jamais soulenu (pie les spolialeur.s ajipartinsseiil au déliât du christianisme ; je crois qu’ils vivaient an vi’-' siècle cl, ('Omnie le clirislia nisme ('(ail r(''eenl en l’igyiile au ivc siècle, il landrail èlre (pielcpio [leu naïf pour faire durer son dél)nl pendanl deux siècles. M. de Morgan aurait diï ('crire à l'époijue de la force du christianisme triomphant en Egypte.
(t) De Morgan, Recherches sur les origines de l'Egypte. Ethnographie /irchistorii/ue el tomhaau royal de Regadah, ji. IV.I. .le n'ai jamais dit (jue tous les monnmenis eiissenl
Tombeau il'Osirh
LE TOMBEAU D’ÜSIRIS
loin encore : « Le fait de la destruction des objets ayant servi pendant la vie, fait que j’ai reconnu à Négadah d’une façon indiscustable et qui ressort également des trouvailles d’Abydos, est aussi fort important en ce qui touche les différences d'usage entre les indigènes de l’Egypte et les premiers Egyptiens. Les tombes néolithiques, en effet, ne renferment que des objets entiers, aucun ustensile n’ayant été brisé lors de la mise du corps au tombeau. Les indigènes croyaient donc à la vie future, mais ils la comprenaient autrement que leurs conquérants. L’incendie du tombeau de Négadah et de ceux d’Abydos a, par le fait, rendu inutiles, les offrandes que renfermaient les sépultures. Devonsnous y voir le désir de détruire en entier tous les biens du mort, ou la pensée plus élevée de rendre immatérielles pour la vie future les richesses de ce monde en même temps que le corps ? Je ne saurais me [)i‘ononcer, laissant aux spécialistes le soin de tirer parti de mes observations. En tout cas, nous devons nous souvenir que cette coutume ne fut pas spéciale aux premiers Egyptiens et qu’après leur mort, les rois d’Assyrie se faisaient, eux aussi, brûler dans leur palais avec toutes leurs richesses b »
Je ne ferai pas comme M. de Morgan ; n’ayant jamais vu le tombeau découvert par lui à Neggadeh, je ne dirai pas qu’il a été incendié par les Coptes, parce que je n’en sais absolument rien et ([ue jusqu’à présent il faut m’en tenir aux ol)servations que M. de Morgan a cru pouvoir faire ; mais, comme j’ai vu de mes yeux les tombeaux d’Om el-Ga’ab, que je les ai fouillés, que je les ai étudiés sérieusement, (|ue tout m’est passé par les mains et que je ne saurais m'en rapporter à des collaborateurs plus ou moins capables, je vais donner les raisons qui démontrent mon opinion et, je le répète, cette opinion ne porte (jue sur les tombes tlécouvertes en Al>ydos, dans la nécropole d’Om el-Ga’ab.
Tout d’aljord, je dois dire (|ue cette spoliation est connue historique-
él,é (h' Ii'uils p.ii- les clirélieiis, je parle que des tombes d’Om el Ga’ab, et, la clioseest vraie.
(I) De Morgan, ihid., p. 152.