‹ Le tombeau d'OsirisChapitre 22 sur 41 · I.E TOMIîEAl' OïtSIIÎIS · texte numérisé non relu

I.E TOMIîEAl' OïtSIIÎIS

que l’on peut dire sans exagération cpie la moitié du temple de Séti l®'' avait été dédiée à Osiris et aux divinités de son cycle, ce qui n’existe aucunement dans les autres temples d’Abydos. Or, 1 image d üsiris, ses attributs, ses barques, la châsse qui contenait sa tête, les scènes de sa mort, tout ce qui se rapportait à lui a été l'occasion et le motif de la plus violente et barbare destruction. Il est évident pour (piicoiupie réfléchit à cette particularité (ju’ellc a été voulue, car on ne peut accuseï- les déprédationsdes habitants riches et modernes d’Abydos, puisque le temple était rempli (rhal)italions de fellahs que âlarielle dut déloger avant d’efléctuer les déblaiements nécessaires. Somme toute, il ne mampie rien de ce f[ue peut demander la raison la plus exigeante pour démoutrei' (pi’on fit aux chambres d’Osirisun traitement de faveur dans la destruction. Si l’on traita ces chambres de la sorte, il devait y avoir une raison : je la trouve dans le culte rendu à Osiris par la poj)ulation abydénienne, culte éminemment populaire et que les chefs en AI)vdos de la nouvelle religion devaient chercher à déraciner au plus vite.

Mais rien n'aurait servi aux moines de Moyse de ruiner de fond en comble le temple du Kom es-Soultan, de souiller, d’inceudier et de profaner les bas-reliefs admirables laqu’ésentant Osiris avec les divinités de son cycle, s’il leur avait fallu laisser intact le tombeau où l’on avait enterré le chef de ce dieu. Ils le comprirent aussi avec une logique (pii ne s’est en rien démentie, la logiipie des enfants. .Afin ch', mieux empêcher le concours du peuple qui menait à la nécropole d’Om el-Ga’ah les nombreux fidèles qu’avait su conscrvc'r le culte d’Osiris, ils durent se livrer à une suite d’opérations dont il me faut parler un [leu longuement, parce qu’elles sont une preuve indéniable de l’importance pour la population d’Abydos, païens ou chrétiens, du tombeau d’Osiris. Le culte d'Osiris qui avait subsisté environ huit mille ans n’avait pu durer sans amonceler une quantité jihénoménale de témoignages. Ces témoignages consistaient le plus souvent en [loteries de toutes les fonnes dans les(|uelles on enfermait tout ce (]ue l'on offrait au dieu, le plus souvent de beau, des céréales et du vin, mais aussi fort fréquemment tout ce que l’on crovait devoir faire plaisir au grand ancêtre cpie les

SG

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