I.E Tn>lBEAr D'OSir.IS
habiles des époques suivantes avaient dit être devenu le dieu qui jugeait l’univers entier avec une justice immuable. J’ai trouvé des vestiges de ce culte depuis Mènes, tout au moins jusqu’à l’époque des Ptolémées ; meubles, objets en métal, stèles, bijoux en toute matière, etc. Ces objets, à trad ers la suite des siècles, avaient dû former des tas énormes et sans doute ils avaient recouvert les tombeaux avoisinant celui d’Osiris. Les poteries dominaient et j’ai pu en évaluer le nombre à une vingtaine de millions. Le sable amené par le vent avait dù recouvrir en partie les vases, envahir les interstices existant entre eux et former ainsi de véritables monticules analogues à ceux que j’ai trouvés et à ceux que j’ai laissés moi-méme sur l’emplacement des tombes. De là nécessité, pour les spoliateurs qui en voulaient avant tout aux tombeaux anciens de la nécropole, île transporter en un autre endroit les collines de témoignages apportés à Om el-Ga’ab par la piété des habitants d’Abydos. C’est ce qu’ils ont fait en réalité, suivant dans ces opérations le même système que j ai suivi dans les miennes. Comme les témoignages de piété qui se trouvaient près du tombeau d’Osiris étaient des objets se rajiportant à un culte considéré avant tout comme idolàtrique, ils furent presque tous Inisés avec une impitovable rage, et, si quelques-uns ont pu échapper, cela provient peul-êlrc de l’inexpérience, de la paresse ou de Pinattention de certains spoliateurs. Pour en arriver à ce résultat il dut falloir un temps considérable: en trois années de fouilles et en emplovant une moyenne de deux cent cinquante hommes environ, il n’a [)as fallu moins de treize mois pour venir à bout de la nécropole. Par conséquent on ne peut attribuer à un moment d’elfervescence populaire une œuvre qui au contraire a exigé une série d’efforts continus pendant une période de treize mois, si les spoliateurs étaient en nombre égal à celui de mesouvriers. Aussi n’est-il point étonnant que l’auteur de la de Moijse parle de véritahles combats, d’embuscades qui furent livrés ou pi-é[)arees dans la montagne, en laissant soupçonner plus encore qu’il n’en dit Le travail linit toutefois par s’achever tant bien que mal, plutôt bien ipie mal, poui- le malheur de la science.
(1) I’. nirl , Vies (le iiiielfiues iliins le ’2« (a.se, dn l.lVdcs Mémoires pu-