‹ Le tombeau d'OsirisChapitre 3 sur 41 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

LES CONOrnONS DE LA DÉCOUVERTE

La décoiivei’te de la tombe d’Osiris n’a pas été, à proprement parler, l’œuvre de la dernière campagne des fouilles que j’ai dirigées à Abydos : elle est au contraire la résultante éloignée des trois années de travaux exé(uités dans la nécropole de la ville sainte d’Osiris et la résultante prochaine, si je puis ainsi m’ex|)rimer, des fouilles opérées sur le site de la ([uatrième ou grande butte ipii recouvrait le sépulcre d’Osiris. Aussi, en rendant compte de cette découverte qui est assurément rune des plus grandes et l’une des plus importantes faites dans le domaine de l’archéologie égyptienne, en donnant à ce compte rendu toutes les proportions souhaitables, afin de j)ermettre au lecteur de se faire une idée par lui-même des travaux (pie j’ai exécutés et des résidtats cpi’ils ont produits, je ne jieux faire autrement que de reprendre les choses un peu de haut, afin de mettre le lecteur au point. De la sorte, j’aurai l’occasion d’exposer mes vues sur la découverte que j’ai laite, (pii a eu un si grand retentissement et de discuter tous les renseignements que comporte la (piestion.

Ce n'est jias la première fois qu’un archéologue recherche le tombeau d’Osiris : l’illustre Mariette ne s’était jias caché de faire de cette décou-

verte le but qu’il s’était proposé en fouillant l’ancien site d’Abydos. A plusieurs reprises il avait cru mettre la main dessus, notamment en fouillant la butte de Kom es-Soultan, puis en découvrant au nord-est du temple que Séti b'' avait fait construire à peu près au centre de l’ancienne ville ou du moins du territoire qu’elle occupait, la chambre murée qui se trouve à cet endroit; mais à chaque fois il avait vu ses espérances déçues et il l’avait avoué avec cette bonne foi qui le caractérisait, qui s’exprimait sans le moindre artifice, car Mariette était un grand savant qui mettait la science avant et au-dessus de tout. Quoiqu’il ne s’en soit pas exprimé expressément, on peut cependant conclure de la persistance de ses recherches qu’il ne voyait absolument rien d’extraordinaire à admettre la réalité historique d’Osiris, car s’il n’avait pas cru devoir rencontrer dans le tombeau qu’il cherchait la célèbre relique d’Osiris, il n’aurait sans doute pas attaché une aussi grande importance à la découverte qu’il s’obstina à rechercher pendant dix-neuf années. S’il n’y réussit pas, il ne faut pas chercher ailleurs la cause de son insuccès que dans l’obligation'oii il se trouvait d’être à la fois au Caire et dans tous leslieuxoù ilfaisait exécuter des fouilles, c’est-à-dire dans Presque toute l’Égypte, car cet homme prodigieux, ayant tout à créer dans un service aussi important que celui dont il était l’inspirateur et le chef, trouvait encore moyen de diriger les travaux sur les chantiers les plus divers et les plus éloignés, ressortissant à toutes les époques de l’histoire égyptienne à la fois. 11 lui aurait fallu l’ubiquité simultanée pour diriger elficacement les travaux merveilleux qu’il a cependant su mener à bonne fin et donl il a tiré tous les renseignements qu’il en pouvait tirer; malheureusement il était liomme, partant soumis à toutes les faiblesses inhérentes à l’espèce liumaine et il ne pouvait avoir qu’une ubiquité successive. Alçydos fut l’une des localités ([u’il sacrifia, car, à part deux séjours, l’un de quarante jours, l’autre de trois mois, qu’il y fit à l’époque des fouilles, il n’accorda pas à cette localité plus d’intérêt qu’il n’en accordait aux lieux ordinaires de l’Égypte. Cependant, à deux reprises différentes, il avait failli rencontrer ce qu’il cherchait, la première fois quand il fouilla ce qu’il nomme le petit temple de l’Ouest qui était seu-

LE TOMHEAU D'OSIRIS

leinenl à trois cents mètres de la première colline d'Om el-Ga’ab, la seconde fois quand il fit exécuter quelques sondages à Om el-Ga’al) même et qu’il n’attacha presque aucune importance aux objets brisés que l’on y avait rencontrés. Il était nécessairement obligé de s’en rap = porter aux dires des indigènes (ju’il employait comme réis des travaux qu’il ordonnait de faire : ces réis n’avaient pas grande intelligence, ils n’avaient aucun élément de rinstriiction préliminaire que nécessitent de tels travaux, ils ne recherchaient guère que des stèles ou des monuments écrits, poussés en cela par Mariette lui-même, et ils mettaient soigneusement dans leur poche tous ou à peu près tous les petits objets intacts qu’ils rencontraient, les vendant ensuite aux voyageurs. Au fond, le hasard faisantj souvent bien les choses, l’heure n'était pas venue où l’intérêt et l’importance de la découverte auraient été reconnus comme elle le méritait, et je dois m’estimer très heureux qu’il en ait été ainsi, regrettant cependant que mon illustre prédéccsseui’ n’ait pas eu la gloire qu’il méritait si bien de mettre la main sur le tombeau qu’il recherchait. Le flair (|u’il avait poui‘ les monuments archéologi([ues était si grand f|u'il avait parfaitiunent deviné une relation (|uelcom|ue entre la chambre fermée située au nordu'st du temple de Séti L' et le tombeau d’Osiris ; en (dïet, cette chambre a été bâtie à l’imitation (b* celle qui existait exactiunent au même endroit du tombeau d’Osiris, cai* ce temple tout entier a été construit, autant qu’il était possibb;, à l’image de la tombe sac'ro-sainte que renfermait la nécropole d’Abydos, Gomme cette chambre ne com|)renait absolument rien d(^ ce (|u’il recherchait, Mariette désespéra de le renconti-er jamais, comme il déses|)éra <h; rencontrer les deux premières dynasties et la mort vint mettre un terme à ses espoirs et à ses travaux. Malgré tout, je devais à la mémoire de ce grand homme de dire ici, ce (pi’il avait fait pour Abydos, car, si jamais il n’avait donne l’impulsion par ses travaux inoubliables, sans le moindre cloute, je n'aurais pas 'été envoyé pour i nterroger à mon tour les entrailles de la terre dans la nécropole abvdénienne.

L’exemple de Mariette n’était guère propre à me faire concevoir l’espérance d’ariiver aux découvertes des trois dernières années : aussi,

quand on m’eut indiqué le site d’Abydos comme le théâtre des travaux que j’avais à exécuter, les craintes que je conçus furent-elles vives, car, que pouvais-je espérer de trouver, moi, un nouveau venu dans les fouilles, lorsqu’un vétéran comme Mariette n’avait rien trouvé de ce qu’il aurait voulu rencontrer? Ce ne fut donc pas sans une certaine crainte que je me rendis sur le terrain qui m’avait été assigné. Cette crainte avait été partagée par les hommes généreux qui avaient pris à leurs charges les frais occasionnés par les fouilles, mais ils en revinrent bientôt. En effet, dès mon arrivée dans Tun des villages modernes qui s’élèvent aujourd’hui sur le site de l’ancienne ville et mon inspection de a nécropole, je lus frappé de ce qui restait encore à faire et l’embarras dans lequel je me trouvai provint précisément de la trop grande abondance des tombes dans une nécropole immense qui mesure environ 8 kilomètres de longueur, sinon plus, et 3 kilomètres dans sa plus grande largeur. Je me décidai d’abord pour des fouilles expectatives, puis peu à peu je m’acheminai vers un site curieux de la nécropole que les indigènes appelaient Om el-Ga’ab, je fis fouiller la première colline ou butte qui se présenta à moi, suivant toujours les règles scientifiques dont je m’étais promis de ne pas m’éloigner et dont je ne me suis pas éloigné en effet. Mon début fut heureux, mais il n’en fut pas de môme de mon second pas, car je restai un mois presque entier sans rien trouver de ce que je cherchais : ce fut une rude épreuve, et je ne m’attendais point à ce que les objets que je trouvais en très petit nombre d’ailleurs dussent acquérir, par la suite de mes découvertes, une aussi grande importance. Je ne savais alors presque rien des découvertes que M. Petrie avait faites au courant de l’hiver précédent; tout ce que j’en savais provenait de la lecture des quelques articles que ce très habile, très consciencieux et très heureux fouilleur avait publiés dans V Academy . Aussi étais-je bien loin de jienser que je pouvais rencontrer des tombeaux dans le geiu'e de ceux que M. Quibell et lui avaient rencontrés, le premier à Ballas, le second à Toukh, ou, comme il le dit, à Neggadeh ', et cependant j’en trouvais d’identiques, comme

(1) Si M. l' I. Petrie a iiililiilé le volume dans lequel il a rendu coinj)tc de ses fouilles

je le sus le joui’ ou je renconlrai un s(|ueletle dans la position dite contractée. Alors, je fus à peu près certain de la grande importance historique des tombeaux que j’explorais et je me rappelai aussitôt un texte que j’avais publié et traduit, mais dont j’avais été bien loin de soupçonner l’importance pour les travaux qui devaient m’occuper plus tard à Abydos.

J’avais en effet publié en 1804, dans les Mémoires de la Mission permanente française au Caire^ un fascicule dans lequel j’avais réuni tous les fragments en dialecte thébain des vies de certains moines illustres en Égypte, et même ailleurs. L'un de ces fragments avait rapport à un certain moine Moyse né à BalianA (TnoirpA.«H), ayant construit un couvent à Aliydos (eÊcor) et dont la vie presijue tout entière s’était passée à détruire tous les monuments (pie l’art égyptien avait rassemblés dans la ville d’Abydos. Ainsi que je le crois, ce moine avait vécu au vB siècle de notre ère *. Parmi les chefs-d’œuvre qu’il per|)étra au nom du plus grossier fanatisme est raconté le pillage qu’il exerça dans la. montagne, comme il est dit’*, pillage (pii dut demander des jours nombreux et des ouvriers plus nombreux encore, car j’y ai employé en trois années douze mois entiers avec une moy(mne de 250 hommes par jourL Dès mon arrivée à Abydos, j’avais lié connaissance avec le gommos ' du couvent construit par Moyse, car ce couvent existe toujours, ayant toujours été renouvelé à mesure (pi’il tombait en ruines; je lui avais parlé de Moyse dont on montre le portrait conservé avec un soin jaloux ’, et je lui avais

Naqadâ c'esl qu’il avait élabti sou campement sur le territoire de ce village,

au nord, et qu il a désigné sous ce nom loulo la nécropole [>ar lui explorée.

(1) E. Ainclineau, J7es de r/uchfuei: /iioines égyptiens dans le tome 1\ des Mcnioiren puldics par les memhres de la Missiun permanente française au Caire, p. .700. C’est ce qui résulte de l’ensemble des vies que j'ai jnibliées dans ce fascicule.

(2) Ibid., p. 685.

(3) Il ne faut pas s élonuer de ce cbilfre qui a même été porte la première année a 4511, car, ainsi que je l’ai ex[)li(pié ailleurs, ces ouvriers n’étaient employés que pour le déblaiement des décombres à la surface et au-dessus des tombes.

(4) Ce mot gommas, prononciation <le la Haute-Egypte, est le mot hégoumène ;

c’est le supérieur du couvent.

(5) Ce portrait n’est authentique que pour' les touristes assez simples pour croii'c à cette authenticité; car je suis bien persuadé que les Coptes, eux-mémes, ne le regardent pas comme tel.

demandé si par hasard on n’avait plus une traduction arabe de la vie de Moyse ou simplement un abrégé de la vie arabe entré dans le Synaxare ou martyrologe. Il me répondit que la traduction arabe n’existait pas, ce dont je ne suis pas encore certain malgré son témoignage, mais qu’au contraire l’abrégé de la vie existait bien dans le Synaxare et il me le montra. Je fus ravi tout d’abord, mais mon ravissement fut de courte durée, car si jamais al)réviateur ne fut point à la hauteur de sa tâche, ce fut bien celui qui se chargea de faire le résumé de l’histoire de Moyse pour le mettre dans le martyrologe local, ou, comme nous disons, dans le Propre des saints ])articuliers à chaque église ou à chaque diocèse. En le parcourant, je vis c[ue cet abréviateur avait simplifié sa tâche en s’en tenant presque exclusivement à des exclamations dans le genre de celle-ci ; « Gloire à notre père, qu’il est grand, qu’il fut généi’eux ! etc. » Cependant pour le sujet qui m’occupe ici le scribe était allé jusqu’à écrire : « 11 a opéré des merveilles dans la montagne de Haroub b » Et c’est tout. Le texte copte heureusement est plus prolixe, mais fort malheureusement toute la lin du récit manque. Voici ce qu’il en reste :

« Lorsqu’ils eurent entendu ces choses (ils choisirent) quarante

hommes ayant dans leurs mains des flèches de combat, ils les envoyèrent tendre une embuscade dans toute la montagne d’Ebôt, afin de tuer apa Moïse et les frères, car ceux-ci ne pouvaient pas aller vers le nord à la fête, cai' les soldats du roi étaient en ce lieu-là gardant le periaslon et à cause des Mastiques. Mais apa Moïse avec les frères alla d’al)ord à la montagne ; ils montèrent sur la colline, car ils étaient au nombre de ciiuj : a|)a Moïse, apa Elie, apa Paul, apa André et apa Abraham le lils de leur sœur. Apa Joseph leur frère, qui était dans le village, entendit la chose, il vint chercher ses frères, il les trouva, il s’approcha d’eux sur la montagne. Un ange le rencontra, il les lui indiqua du doigt sur la colline, et Joseph, alla vers eux, il leur apprit ce qu’on avait décidé contre eux. Apa Moïse dit : « Reste près de nous cette nuit, « justju’a ce que nous ayons vu ce que Dieu fera. » Apa Moïse avec ses fï'cres se tint debout en |)rière de])uis le soir jusqu’à la septième heure de la nuit, et voici (|u’un ange parla avec Moïse disant : « Courage, ô

1,K TOMI’.KAL: D’ÜSIlilS

« a[)a Moïse, lounie-loi, piie pourlc renverseiiieiil du h'iiiple (I’y\pollon, « car le Sei«n('ur l’a enlendu el il tirera vengeance de Ions les temples « d’Rbôt et (le leurs piastres éternellement. » Apa iMoïse pria, disant; <» Dieu (pii aspris vengeance des prêtres de Del par Daniel, (pii asdélruil « leur temple el les prêtres de Baal, ({ni les a tués par la main d’Elie; « maintenant donc, () Seigneur, que Ion nom prenne gloin^ et, comme « lu as détruit la tour (jue bâlircntaulret’ois les enlanls des hommes, ayant « disjK'rsé le peujile qui se rêuiiissail [irès d’elle, que maintenant donc, (( Seigneur, ton nom jirenne gloire... ;> Sur l’heure le lenijilc remua, les Hellènes eurent jieur, ils ouvrirent les portes, ils sortirent, courant chacun à sa tri lui : seuls les prêtres l'estèiauit, comme si leur dieu ne devait ])as {lermettre au mal de les saisir, car ils disaient (pie leuis di(uix étaient allés vers (>ux dans leurs tenpMes, c’est jiouivpioi ils restèrent jus(|u’à ce (jue la l uine tombât sur eux. Et sur l'heure, le temple d’y\[)ollon tomba, vingt-l rois prêtres moururent, et aussi se|)t esclaves. ;\ riieure de la lumière (piatre tenqiles tombèrent aussi et |)as un homnu' ne recommença à laii-e des réunions à la montagne (ri<]b('»l pou r faire des sacritices jusipi’à ce l'our, parci' (pi’étaienl morts ceux (jui les lrom|)aienl, el à la lin les Hellènes devinrent (dirétiens, ainsi ([ue les lils des prêli'es. Mais a|)a Josejib révêupie s’endormit avec ses [lères...* »

Sans doute ce récit a trait à la destruction du temple de Séti D'', mais aussi à tout l’ensemble des actes |)er[)étrés par Moyse dans la néci'ojiole d’.Xbydos, comme rindi({uent les mots ; dans la nionLagne d’Eb()l. H ne faut donc par le localiser.

Ce (pii ressort de ce récit el aussi de la vraisemblance des opérations, c’est que les moines de Moyse mirent un tenijis considérable à parachever leur œuvre néfaste et que ce lut seulement à la lin (pi’ils éprouvèrent de la résistance de la |)arl de leurs concitoyens (ry\bydos. Quant à savoir comment huit celte tentative de résistance de la jiart des habitants de la ville sainte d’Osiris, c’est une ({uestion (pii [xnirrait {)eut-êlre

(!) E. .Vméliiioau, Momiinents pour sentir à l'Iiisloiro de l' l'Egypte chrélieiiiic aux iv», v» et vio siècles, dans les Mémoires publiés par les memhres de la missiou arcliéologi<iue franruise au Caire, I. IV, tas. '2, [>. (!8.'>-()87.

Tombeav d'().vris.

être résolue par certaines constatations que j’ai faites au cours de la seconde année ; mais la solution de cette question m’entraînerait trop loin : il me suflira de dire que vraisemblablement les moines de Moyse eurent la victoire finale, puisque la spoliation se fit complète tout au moins pour une grande partie de la nécropole, s’il en faut excepter le tombeau de Set et de Ilorus (jue j’ai fouillé pendant la seconde année. Mais ce récit est-il bien fidèle? De prime abord on n’a aucune raison de douter de l’exactitude du moine qui écrivit la vie àe Moyse; toutefois, en admettant que ce moine ait pu se laisser porter à certaines exagérations de récit, à quelques emplois du merveilleux tel qu’il le comprenait et tel que nous ne pouvons un seul Instant le suivre dans cette voie, je dois dire que le fond du récit, sinon les circonstances, car il est complètement impossible de contrôler les circonstances croyables du récit, est de la plus scrupuleuse exactitude. Les découvertes faites au cours des fouilles pendant les trois années l’ont démontré avec une abondance de preuves telle ([u’il n’y a plus rien à désirer. La première année j’avais rencontré, au cours de mon exploration des tombeaux que je mettais au jour, certains fragments de vases en pierre dure portant des inscriptions en lettres coptes qui ne laissaient aucun doute sur le passage des adeptes du christianisme : entre autres, j’avais trouvé écrit sur un fragment de vase en albâtre le motlGOANNHC, .lean, nom chrétien caractéristique dans sa forme grecque. La seconde année, j’avais également trouvé tout au fond des chambres du tombeau de Set et de Horus un iragment de vase en pierre schisteuse ardoisière contenant aussi des lettres coptes tracées au charbon; de plus, autour des fouilles nécessitées par l’exploration de cette vaste tombe, j’avais rencontré des fragments d’habits, des ceinturesd’époque copte étayant vraisemblablement appartenu à des moines, car l’habit des séculiers ou des lai((ues est facilement spécifiable des habits portés par les moines. Cette année, si j’avais eu besoin de preuves plus nombreuses, j’en aurais trouvé en si grand nombre que je n’eusse [)ii en souhaiter de plus nombreuses. J’ai d abord trouvé des dessins nombreux tracés au charbon ou à la craie sur des tessons de poterie : des croix copies telles que celles qu’on trouve à la pre-

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