I.K ÏOMÜK.Vll D'OSIIIIS
pallie des résultats îles Ibiiilles antérieures a été mise au jour par M. Scllic, par M. Spiegellierg, pariNI. (leiMorgan, par M. Wiedemann, par de Bissing, par d’aidres encore, et ceux de cette année sont trop curieux pour ({u’on puisse les déléndre longtemps contre les égyptologues européens ; si M. Amélineau idy prend garde, il niî lui restiu-a bientôt plus du travail considérable ipi’il vient d’accomplir qui' la propriété exclusive des théories douteuses sur riiumanité d’Osiris, de Set et d’IIorus. »
Tel est, le résumé des observations présenlée,s par M. Masjiero ; mais il a omis dans ce l'ésumé quantité de choses qu’il a [ironoiicées et sur lesquelles je dois revenir ici, ne serait-ce que pour rel'uler des objections sans nom d’auteur, si M. iMaspero en renie la paternité. Auparavant, je dois l’aire ici une observation ipii a son importance. Il est assez étonnant que M. Maspero parle de mes découvertes comme s’il en connaissait les résultats ; or, il n’a jamais vu un seul des monuments ou simplement des objets que j’ai découverts, et cela parce qu’il m’a refusé de les voir. A la séance du 21 avril 1898, alors qu’il se rendait au tableau pour écrire l’un de ces noms de douhlcs que j’ai rencontrés à Om el-(ïa’al), je lui ai oll’crl le monument ipie j’avais apporté à la séance de l’Académie et il m a répondu qu il n’en avait aucun besoin, car il l’avait. En ell’el, il se rendit au tableau, écrivit le nom de (loul)le ie\ que l’a |)ublié ôl. Jéipiiei'', en se félicitant d’avoir pu b* reconstruire malgré les fautes admises par M. .léifuier et il éo'ivil un nom dans lequel sur huit signes qui le composaient il v en avait quati'e qui ne se retrouvaient pas sur le bouchon eu ([uestion, car c’était un bouchon. Lorsipie je lui lis, à la séance du 29, ri'inarquei' ce fait, il me répondit quece n’était pas sur la publication de M. .léquier qu’il s’était aj)puvé, mais sur la trouvaille de ce nom de double par M. Quibell, à El-ICab. .Ayant eu dejiuis l’occasion de voir un jeune savant allemand fort connu, AL Max Mülleiq jirofesseur à l’Lnivei'sité de Lbiladi'lphie, je lui demandai, comme il arrivait de, Londres, s’il avait vu b' nom de double décou-
(I) Cf. J. (le .Morgan, Recherches sur les uri^ines de l’Efsyple. Rfhiiopr/iphie préhistorique et tomheuu royrd de Népuduh, ji.
vert par M. QuilDell. Il me répondit qu'il avait été complètement renseigné à ce sujet, non par i\I. Quibell lui-même qu’il n’avait pas vu, mais par M. Flinders Petrie dont, lors des fouilles à Ballas et à Neggadeh, M. Quil)ell avait été le compagnon et qui était fort au courant des trouvailles d’El-Ivab. M. Max Millier m’écrivit le nom et c’était bien celui que M. Maspero avait écrit au tableau. Afin d’avoir le cœur net à ce sujet, j’écrivis moi-même à M. Quibell par l’entremise de M. Flinders Petrie et je dois tenir ici compte de la réponse que j’en ai reçue. Si le nom de double est bien tel que le lisent MM. Flinders Petrie, Max Millier et le foLiilleur lui-même, M. Quibell, il n’y a pas autre chose à dire, sinon (|ue ce n’est pas le même que celui que j’ai trouvé à Abydos. En tout cas, si M. Maspero avait consenti à voir le monument que je lui oflVais de voir, tout comme je lui ai offert à trois reprises différentes de voir les objets rapportés d’Egypte, il se serait épargné la peine d’établir une discussion en Pair, ou bien il aurait été autrement armé pour me démontrer que je me trom[>ais. Cette conduite de la part d’un homme aussi considérable dans notre science que M. Maspero me parait plus qu’éli'ange ; il peut avoir certaines choses cà me reprocher, mais il n’en a certainement aucune à reprocher à des objets et des monuments qui ne lui ont rien fait et qui n’ont peut-être d’autre tort à ses yeux ([ue celui d’avoir été découverts pendant les fouilles ([ue j’ai dirigées. Toutefois, je dois le remercier ici d’avoir cette année reconnu l’importance de ces fouilles et de ne les avoir plus traitées comme une non valeur . Cette observation faite, j’arrive à la discussion.
Au fond la grande (piestion <pii domine tout le sujet consiste a savoir si, oui ou non, j’ai réellement découvert les dynasties des Mânes, c’esta-dire celles (pii ont précédé la première des dynasties manélhoniennes. .le ue veux pas reprendre ici les arguments (jiie j’ai donnés dans ma |)i-(!mière brochure en vue de jirouver, non pas que la découverte était réelle, mais simplement possible'; j’ai simplement à constater les progrès (pie la (piestion a faits depuis lors. Ces progrès ont été faits par
(I) Les nowcHes fouilles (/'.-l/yjc/o.s, Angci’s, IH'.Ki, p. 'l'i-'K).
LK TOMP.K.Ui D'OSIIÎIS
clcMix jeunes savants allemands, M. Sellie à Berlin et M. Horehardl au Caire. Ayant eu l’occasion de communiquer à M. Erman, le directeur du Musée égyptien de Berlin, toutes les photographies (pii avaient été prises des monuments découverts la pi-emièrcî année de mes l'ouilhîs dans la nécropole d’Ahydos, il me demanda si j’autoriserais la |)iihlication d’une observation laite en son Musée sur deux ou trois de ces monuments. Après (|uel([ues hésitations, j'autorisai la |)ublication et M. Sethe écrivit un article dans la Zeilschrifl fin- ivgjjplisclie Sprachc dont il donna la primeur au Congrès des Orientalistes tcmu à Paris en septembre 1897. Dans l’article en question, il annom'ait (pi’il avait lu écrit sur un i’ragment de vase le nom de Merhapen, le sixième roi de la première dynastie de Manéthon, écrit par le prêtre de Sebennytos Miehiïs, Miahaispou par Ei'atosthène. Le fragment de vase en ('Ifet coii-
tient les signes suivants ; ^ y , C(' cpii écpiivaut sans doute
a l’orthographe employée par la table d’Ahvdos ou le l’oi occupe' égah'nu'iit la sixième place : C" ^ '. i\I. Sethe a cru (-('trouver dans une autre inscription le nom du ment celui de Semenla première dynastie.
roi llesepeti, et dans un troisième fragptah, le ciiupiième et le septième i‘oi de D’a illeurs (pi’il ait, ou non , lu avec certitiuh' trois noms royaux appartenant à la première dynastie, jieu importe pour mon raisonnement (pii n’en sera pas moins vrai s’il s’agit d’un seul roi ipu' s’il s’agit de trois, quoiqu’il doive acipiérir plus de force encore, si ré('llement il s’agit de trois noms royaux appartenant à la jiremière dynastie, surtout lorsipie les deux derniers occupi'iit le cimpiième et h' siqitii'ine rang dans la liste des rois de la premièri' dvnastie d’ajirès iMaïu'-thon, comme dans la table d’Ahydos. Or, si j’ai ai'cordé la pidilication de ce nom que je n’avais pas su reconnaître, je le dis fraïudicment, à cause de la IbriiK' du signe (pii m’était inconnue, je n’ai communi- ([ué à personne le journal oi'i j(' notais chaipie jour les particularités de mes (h'couvertes. Il importe beaucoup de connaitri' (;es dé-
(1) Die nltcsteu geschic ht lichen Denhmæler der .Egy/iter [voix Ivml Scltic); Auszu”' :ui^' (lec /.eilschrifl fiir Aeg\ plische Sprnclie, XXXY Banct, p. 2.
Tombeau d'(Jvirii. \ (',
LE TOMÜE.VU D’ÜSIRIS
taüs avant d’expi imer un jiig-ement et personne ne les connaitencore (pie moi. Ce iju'il y a Je Ijien certain, c’est ([ue j’ai rencontré ces inscriptions gravées sur des fragments de vase, cpie ces inscriptions sont complètes et que ces fragments ont été trouvés sur le second plateau d’Om el-Ga’ab, dans des tombeaux des plus petits, non loin des tombeaux royaux que j’ai trouvés sur ce plateau au nombre de quatre. Par conséquent, ces fragments n’ont pas été trouvés dans les tombeaux des possesseurs et j’ajoute même que s’ils eussent été dans le tombeau des possesseurs, ils n’auraient pas été écrits de la sorte, car je continue toujours de croire, surtout maintenant, que les noms de doubles de ces antiques rois sont les noms réels qu’ils ont portés, puisque j’ai rencontré cette année le nom de l’un de ces vieux rois écrit dans le rectangle des noms de doubles surmonté de l’animal typhonien et (jue ce meme nom se trouve écrit dans l’enroulement ellipsoïdal (pi’on désigne sous le nom de cartouche sur une stèle du Musée de (ji/eb,à savoir la stèle de Scberi.
Je le demande maintenant avec toute conliance à tous les hommes de bonne foi qui voudront sérieusement examiner la question, que venaient faire à Om el-Ga’ab ces trois rois de la première dynastie? Deux réponses sont seulement possibles, car il s’agit d’objets vraiment royaux : ou ces rois étaient enterrés en cet endroit, ou ils y étaient venus pour rendre l’un quelconque des actes du culte funéraire à leurs prédécesseurs, car on conviendra qu’il ne leur eût pas été facile de faire ces actes en honneur de leurs successeurs, l^a première hyjiollièsc étant impossible pourlaraison (]ue je viens de donner, il ne reste de possible et de vraie ({ue la seconde.
^I. Borchardt a fait encore mieux ipie M. Sethe, en ce sens qu’il a cru lire le nom du premier roi de la première dynastie sur une pla({uette d'ivoire trouvée par M. de Morgan dans le tombeau royal de Neggadeh et qui a été publiée par lui dans le second volume de ses Origines de ü Egypte' . 1j(‘ dessin qui eu a été donnédans l’ouvrage de M. de Morgan n’a [lassufti à i\I. Borchardt ipii l’a [ihotographié, et dans le signe qui se trouve au bas de la grande salle, ligurée à l’extrémité supérieure de
(I) De .Morg:iii, Hccherchcs sur les origines de l'Egy/)le,l. Il, |). I(i7.