I.K TüMliKAF D'OSIÜIS
bruit (le cette controverse ne s’(ïtant pas encore (Heint, devant le doute que tant de bruit ait pu se |)rodui re |)our une (cuvre de juire science, un fouilleur curieux, s’ellorcant de retrouver les trai'es des anciennes Iiypolh('ses ou lln'îories, rencontre un tombeau oi'i soient deux squelettes avec les deux noms : Maspero. Amélineau, et cette inscription : « Après avoir étt; divisés de sentiment pendant la vie, ils ont été réunis dans la mort », ne serait-il pas bien l'ondé ;'i admettre (pie réellenn'nl ce sont nos deux s(piclettes et (pu' par conséquent nous avons dù exister autrefois ? Il en est absolument de même ])oui‘ le tombeau de Set et de llorus.
Tout concourt d’ailleurs parmi les olqets i-encoutrés à montrer ([ue ce peut être le tombeau de Set, le père do l’industrie, les armes, les vases en pierre dure, les vases en métal, et(‘. Il n’est pas jusipi’à la place de ce tombeau ipii ne concorde avec mon sentiment. On n’avait pas enterré les deux advei'saires près du civilisateur paci(i(pie, Osiris : on les avait relégués à l’extrémité sud-ouest de la nécropole, séjiarés de tous les autres morts inhumés près d’Osiris, et, chose curieuse! la mémoire de la postérité semble s’ètre déta(diée d’eux peu à peu, car je ii’ai rencontré presque aucune trace du culte rendu pendant si longtemps et d’une manière si abondante au Dieu bon, Osiris.
M. Maspero a fait à projios du tombeau d’Osiris deux hypothèses (pii lui ont semblé également prid^ables ; la[)remière, (pie c’était le tombeau d’un pharaon qui se serait aj)pelé d’un nom ap|)rochaiit de celui d’Osiris ou de l’un de ces surnoms ; la seconde, (pie le tombeau n’était (pi’uiu! chapelle votive. Pour justifier la première de ces hypothèses, il s’est attaché <à faire plusieurs raisonnements démontrant (pie ranti(piité du monument n’était pas celle (jui conviendrait au tombeau d’Osiris ; il a parlé du mode de construction au sujet dmpiel on lui aurait doiiué des détails très significatifs : sans vouloir (utei- de nom propre, il a afiirmé (pi’après mon de-part d Abvdos, (piehpi’un avait grallé h- sable et vu le mode de construction, (pie tout y ressemblait aux autres tombeaux, que par conséquent la tomlxî d'Osiris ne dépassait pas eu anti- (piité la troisième dynastie. Or, (piand je epiiltai Abydos, plusieurs égyj)tologiies y étai(uit déjà venus et avaient dù se contenter de voir le site
tel qu’il existait après les travaux. L’un d’entre eux, M. Daressy, cottservateur-adjoint au iNIusée de Gizeh. y resta après mon départ, par l'ordre même de son chef hiérarchique, M. Loret, directeur généi'al du Service des Antiquités en Egypte, et cela en vue de faire ouvrir à nouveau rintérieur du tombeau et d’en extraire le lit d’Osiris pour le transporter au iMusée de Gizeh. Ce ne peut donc être que lui qui aurait et je ne
peux croire qu’il l’ait fait, parce que M. Loret ne lui en avait pas encore donné l’ordre et qu’il n’avait pas les fonds nécessaires. Ce qu’on avait pu parfaitement voir et ce qu’on a vu, c’est la construction du tombeau de Perabsen, parce que les murs de ce tombeau avaient été laissés parfaitement visibles. D’ailleurs, et je ne fais aucune difficulté de l’avouer, car je l’ai déjà dit moi-même, le mode de construction et les matériaux sont exactement les mêmes.
M. Maspero, en cherchant à attril)uer le tombeau d’Osiris à un pharaon, s’est arrêté sur un pharaon de la I" dynastie, le quatrième de la liste de Manéthon, nommé Ouénéphès : Ousvsçr^ç, 0’J£vv£©y)ç et M. Alaspero ajoute : Ouevsçprjç, d’après le Compte rendu officiel des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, variante que je n’ai jamais vue pour ma part dans l’édition de Manéthon dont je me sers ’. Ce Pharaon Ouénépliès aurait un nom qui serait la transcription exacte du surnom d’Osiris Ouonnofer, l’Etre bon, et ce serait cette particularité qui aurait fait confondre plus tard le dieu avec le pharaon et qui serait cause que Pou eût descendu dans le tombeau de celui-ci un monument dédié à celui-là. Tout d’abord, il n’est pas un seul lecteur qui ne voie combien cette explication est laborieuse, et même tout à fait impossible. Elle est d’autant plus impossible que le roi choisi est le ([uatrième de la première dynasti(i, et plus répoc[ue se rapprochera de celle d’Osiris, plus la confusion nécessaire pour étayer la thèse de mon contradicteur sera invraisemblable, car c’était précisément répocpie oii les traditions sur Osiris devaient être en plein<î vigueur. En outre, nous connaissons en Egyple des milliers de tomljeaux; nous connaissons en particulier de eetic niêmc époque, soit à Neggadeh, soit à El-’Amrah, soit à Om el-
(1) C’osl. rédiiioii de Uol)CiT Kniiii, |nibliéc ;i Ln Haye en 1847.