I.l-; TOMIîE.Vi; DOSIHIS
Ga’al), au moins deux mille lombes : dans aucune, sauf tlans celle donl il s’agivail, on n’a trouvé quoi (|ue soit (|ui y (Vit étranger ; ce scrail donc un exemple uni(|ue, et par consécpieni la cliose^ si elle peut être méta[)liysi(|uemeiiL vraie, n’est j>as vraisemblable, comme contraire à toute la tradition égyptienne. D’ailleurs M. Maspero admelira [)lus loin ([ue le lit d’Osiris est d’une date très rapprochée de nous : il faudrait que ce fiit en ce moment qu’ait eu lieu la confusion dont il parle; mais en ce moment, si on a pu faire la confusion, le souvenir d’Osiris et du roi n’était plus conservé (|ue comme une vague tiadition, si même la mémoire de ce dernier survivait encoix'; par consé«pient le choix de son tombeau pour honorer Osiris n’est j>as plus vraisemblable de ce côté. Mais il y a mieux : nous avons des transcriptions grecfpies de ce nom d’üuonnofer. Toutes elles s’accordent |)Our transcrire le nom Ovviç-'.ç, Uvvo9p’.;, Oij-ç’.; (ce ([ui doit être une faute). Nous avons en outre une (piantilé très grande de noms contenant le niot égyptien Rofer, et dans tous ces noms ce mol est transcrit vo'j<p., vouyic, vopptç. l’arlout il y a i bref. Au contraire dans l’exempb^ apporté ()ar i\l. Maspero, il y a un i long, ; ( )'j£V£ç>r,^ ou OjîvEopr,;. Première étrangeté dont il faut tenir compte. En voici une seconde : le mot Ouonnofcr s’écrit par deux n médiaux dont l’un termine la |)remière et l’autre (commence la seconde partie du nom : dans l’orlhograj)he la plus usuelle du nom ()'j£V£(p-<;ç, il n’y a (|ii’un v alors (pi’il en faudrait deux, mais je n’insiste pas sur ce point parce (|ue la recimsion d’Ihisèbe donne l’ortbograplu' ( )'j£vv£o-r,ç. (ôuant à la l('rminaison p/;.; de < )j£v£çpv;ç, (die (;st dans toutes les transci ipl ions de noms royaux ('gy|)liens r('sei'vée [)our li auscrire le signe ©, Hù ; par (consé(|ucnl une t(dle transcription n’(;sl j)as vraisemblable à cause de ces trois raisons. D’ailleurs, h*s Egyptiens connaissaient sur leurs listes, et particulièrement à Abvdos, le (piatrième roi de la Pe dynastie, le(iu(d était aussi le ([uatriènn' de la list(‘ totale des |)haraons, et le nom de ce roi en égy])ticn est f ^ , (pii n’a pas le moindre rapport ave(c Osiris. Ainsi, nous aurions, mobile d’un acte très i‘emarquable de vénération pour rapport entre un surnom d’Osiris et un nom de roi.
c 0 m m e Osiris, un rapport (|ui
LE TOMBEAU D'ÜSIRIS
en dernière analyse n’existe pas. Il faut avouer (jiie ce serait un cas curieux, qui n'aurait aucun correspondant pendant toute l’histoire de l’Emj)ire égyj)tien. Et remarquez bien qu’on ne peut ici dire que le mot Ouénépliès était le prénom du roi, car, quand môme la chose serait exacte et nous n’en savons rien, nous n’en pouvons rien savoir, il est plus que probable qu’à l’époque à lacjuelle M. iMaspero incline à croire que cette confusion était possible, le roi qui l’a faite, — ce ne pouvait être qu’un roi, — devait connaître le nom de l’un de ses prédécesseurs et savoir ([ue ce nom officiel était Ata, tandis que le prénom devait être oublié du plus grand nombre. Le raisonnement de M. Maspero et sa tentative sont donc instables au plus haut degré. Par conséquent il ne peut être question de cette première hypothèse pour renverser l’identilication du monument avec le tombeau d’Osiris.
La seconde hypothèse produite par M. Maspero paraît au j)remier abord beaucou]) plus vraisend)lable, car il a parlé d’une chapelle qui aurait peut-être été érigée en mémoire tl'Osiris et a rajipelé un exemple moderne, à savoir le Saint-Sépulcre de Bologne construit par la piété des Bolonais à l’imitation du Saint-Sépulcre de Jérusalem : les deux faits lui semblent pouvoir s’expliquer run par l’autre. Il y a beaucoup à dire contre cette nouvelle hypothèse : d’abord elle est contraire à toute la tradition égyplienne ([ui place à Abydos, non une chapelle votive en l’honneur d’Osiris, mais le tombeau môme oi'i le chef tl’Osiris était conservé. De plus, on ne construit d’habitude des chapelles votives qu’en l’honneur d’un dieu ou de saints personnages. Osiris n’était pas encore dieu, ni même un saint au sens précis et actuel de ce mol : c’était simplement un homme comme les autres, ayant gouverné l’Egypte j)endant sa vie, malheureux en sa mort et qui avait eu la chance d’avoir une épouse énergi([ue cl rusée pour le venger. Ces sortes de chapelles sont (■(nistruites soit en des lieux sur les([uels on veut appeler la protection du [)ersonnage, soit en des lieux simplement éloignés dans lesquels on ne peut, à cause de la distance, satisfaire la dévotion })oj)ulaire. Or, ni l’un ni l’autre de ces deux cas ne pouvait se présenter à Abydos, puisque cette ville possédait un tom[)le spécial dédié j)ersonnellement à Osiris,