XXXIV PREFACE
alors seize ans, et, généralement exclu de toutes les bibliothèques publiques, je ne pus lire que dernièrement les livres de'jà rares du délicieux polythéïste.
Quand Louis Ménard disparut, j'attendais sur sa vie et ses œuvres des commentaires, connaissant de Sophocle cette vérité :
(( C'est une parole antique et bien connue dans la bouche des hommes, qu'on ne saurait dire, avant qu'il soit mort, si la vie de chacun a été bonne ou mauvaise. »
Et il me souvenait aussi d'avoir annoté de mon ongle, en marge d'un vieux livre, cette sage remarque :
« C'est la destinée de tous les grands personnages et des hommes justes, d'estre plus louez et estimez après leur mort, qu'ils n'éstoient auparavant, car l'Envie ne leur survit pas longtemps. »