‹ Le tombeau de Louis Ménard: monument du souvenir élevéChapitre 23 sur 81 · PRÉFACE XXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXIX

discutables, parce que tous deux ne furent pas sans des partis-pris et des passions étranges, et qu'il leur arriva de confondre des réalités et des chimères. Mais, pour la vie, celle de Ménard, certes, est d'une bonhomie moins artificielle, moins compliquée.

Il ne cessa d'agir et d'écrire selon des convictions qui lui étaient propres. A défaut de mots d'esprit ou d'aimables travers, on peut citer de lui, ce qui est mieux, la force de son exemple.

Il fut plus grand encore en ce que, l'un des premiers, s'apercevant de la lourde erreur des romantiques, il retourna puiser aux sources naturelles et vraies de la seule Beauté : l'Antiquité.

Peintre du mal de René, M. de Chateaubriand avait créé un roman sorti de son imagination, plutôt qu'il n'avait décrit son état d'âme véritable et l'analyse exacte

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