FUSTEL DE COULANGES
(La Cité Antique.)
...Et ceux qui l'ont connu pleurent sur son tombeau.
André Chénier.
(Fragments d'Elégies. XVIII.)
AVERTISSEMENT
Les lettres qui suivent auraient dû paraître à la fin d'un gros livre que nous écrivons sur Louis Ménard. C'en aurait été le complément, la partie, qui dans les œuvres généalogiques, s'intitule : preuves de noblesse et pièces justificatives dans les travaux d'histoire.
Si nous nous décidons à publier aujourd'hui ces lettres à part, c'est qu'il nous a semblé inutile de retenir plus longtemps sous des voiles qui le cachent ce TombeaUj si pieusement bâti de toutes les forces de notre amour. Nous avons comme excuse pour le faire qu'il n'est pas rare qu'un volume de table paraisse avant la
AVERTISSEMENT
publication de Touvrage sur lequel il renseigne.
Ce premier devoir rempli, nous aurons ainsi le loisir d'écrire à tête reposée sur le noble sujet dont nous sommes pleins et sur lequel il nous arrive, grâce à des gens aimables qui seront connus plus tard, des documents nouveaux et de premier ordre.
Quant à la lettre-préface que nous avons écrite à Maurice Barrés au commencement de cet ouvrage, si elle est autant une Oraison funèbre que PApologie des Méconnus, du moins n'est-elle en aucune façon une notice explicative et biographique. Nous nous réservons d'étudier le digne et merveilleux écrivain que fut M. Louis Ménard dans notre ouvrage en préparation qui s'intitule précisément :
« Essai sur la vie, raction et l'influeiice littéraires de Liouis Ménard, d'après ses œuvres, sa correspondance et ses contemporains. »
Et, maintenant, il nous semble convenable de remercier les écrivains qui ont bien voulu s'associer à notre œuvre pieuse.
AVERTISSEMENT 5
En rendant au Mort Thommage suprême qui lui était dû, ils ont fait œuvre bienfaisante et digne d^eux. Je les prie de bien vouloir trouver ici Texpression la plus sincère de ma reconnaissance empressée.
Pour nos contemporains avertis cependant du but très digne et très reconnaissant que nous visions dans notre œuvre, et qui, sollicités plusieurs fois, ont négligé de nous répondre, nous avons trouvé une parole de Sophocle qui les flagelle assez bien : « Cette Tombe privée d'honneurs leur sera fatale. »
de Louis Ménard