‹ Le tombeau de PetosirisChapitre 22 sur 103 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

C'est dans la chapelle que se déroulaient les cérémonies funéraires en l'honneur de Sishou, père de Petosiris, et de Zedthotefankh , son frère aîné.

Cette pièce a la forme d'un rectangle large de 6 m. 25, long de 7 m. 10. Deux rangs de pilastres et de piliers la divisent en trois parties à peu près égales : une nef centrale et deux travées ou has côtés. La nef, vers l'extrémité de laquelle s'ouvre le puits, est limitée par le panneau central du mur sud, qui est consacré à la fois à Sishou et à Zedthotefankh. C'est vers ce panneau que convergent les inscriptions et scènes figurées qui décorent les deux travées; il est comme le point d'aboutissement de toutes les prières, de toutes les offrandes; il précise le sens et la destination de la chapelle, construite par Petosiris pour son père et son frère défunts. Nous l'étudierons en dernier lieu.

Toute la partie de gauche du rectangle — c'est-à-dire : la portion du mur nord se trouvant à l'est de la porte, le mur est tout entier, la portion du mur sud s'étendant à l'est du panneau central, enfin les piliers A et C — constitue ce que j'appellerai la tracée de Sishou. Toute la partie de droite — c'est-à-dire : la portion du mur nord se trouvant à l'ouest de la porte, le mur ouest tout entier, la portion du mur sud s'étendant à l'ouest du panneau central, enfin les piliers B et D — constitue la travée de Zedthotefankh.

Les murs de ces deux travées (les pilastres mis à part) comportent une décoration uniforme : 1° une frise, haute de o m. 45; 2° deux registres superposés (registre supérieur et registre moyen), couverts d'inscriptions et de figures, et mesurant chacun un peu plus

Fig. la.

d'i mètre; 3° un dernier registre (soubassement) orné de scènes figurées, mais sans inscriptions, haut d'environ o m. 65.

Je de'cris de suite la frise, dont on trouvera un fragment reproduit sur notre planche 52 (en haut, à gauche). Elle comporte deux motifs qui alternent : a) la déesse Nout, coiffée de l'hiéroglyphe » posé sur une perruque bleue, et vêtue d'une robe rouge, est agenouillée sur le signe =«1=; elle fait face à l'âme, représentée sous l'aspect d'un oiseau à tête humaine, muni de bras, coiffé d'un cône que traverse une tige terminée par un bouton de lotus, et se tenant debout sur un coussin aux extrémités arrondies, Nout verse sur les mains de l'oiseau-âme l'eau de deux vases ff . Entre les deux figures est un plateau d'offrandes gfj , et derrière l'âme sont gravés, à hauteur de sa tête, les hiéroglyphes H|fi|: — &) six 4 sont disposés trois à droite, trois à gauche d'un didou (î j encadré de deux signes m que

surmonte le buste d'une déesse, Nephthys à droite, Isis à gauche; le didou est coiffé de la couronne atef, et muni de bras tenant le crochet et le fouet. Ces deux motifs se déroulent l'un à la suite de l'autre, à la partie supérieure des murs, dont ils décorent la huitième assise; le premier mesure o m. 55 de long, le second o m. 70; il y en a onze, six de celui-ci, cinq de celui-là sur la paroi est qui nous est parvenue intacte.

La Iravée de Sishou se divise en cinq sections :

Section I. — Côté est du mur nord (inscr. 66 à 69). Section II. — Mur est (inscr. 81 et 82 — et le soubassement). Section ill. — Côté est du mur sud (inscr. 83 à 90). Section IV. — Pilier A (inscr. 107 à 116). Section V. — Pilier C (inscr. 127 à 136).

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