‹ Le tombeau de PetosirisChapitre 34 sur 103 · SECTION IV. — PILIER A · texte numérisé non relu

SECTION IV. — PILIER A

A. Côté nord. — Celte face du pilier est décorée de quatre tableaux superposés, où l'on voit Sishou, vêtu d'une robe blanche à bretelle, en adoration devant un groupe de deux divinités. Chaque tableau est surmonté d'une légende disposée en courtes lignes verticales, et comprenant trois parties.

La première partie (trois ou quatre lignes) est rédigée de façon uniforme :

Adoration (^rdj î',w) par le Grand des Cinq, maître des sièges, Sishou, j. v.

Les deux autres parties sont réservées à la désignation des dieux que le défunt adore, dieux étranges, sortes d'épithètes divines personnifiées, qui se retrouvent sur le sarcophage de Taho du Musée du Caire'*', publié par Maspero, Sarcophages des époques persane et ptole'maîque.

Premier tableau [inscr. 107] : i° un dieu hiéracocéphale, tenant en mains le sceptre 1 et la croix Y'^'; 2° un dieu-momie, les mains et le visage coloriés en vert, coiffé ^•

1° [lignes 4-6] Le puissant (wsV), qui donne la puissance {^rdj wér) et les ressources [spsw), qui procure les aliments {hr{tj n r',) et la nourriture.

9° [lignes 7-10] Le seigneur de la tranquillité {nh-sgr), qui repousse les fléaux et écarte les troubles de l'Egypte.

Lignes 6-6, le texte porte ] P*=*/\ |/\ | P • j^ n'ai pas tenu compte du premier A, qui

me paraît répéter, par erreur, le A {rdj, participe) qui suit |'^'; peut-être pourrait-on le

transformer en A et comprendre «le dieu doué {épd") de puissance». Le texte de Taho (Maspero, op. laud., p. 209, n° 17) semble être erroné au début (wér wsrw): par contre, la fin nous permet de comprendre nos lignes 5-6, notamment les mots Ar(<) n n.

Lignes 7-10, lire : nb-sgr ( | déterminatif) éhr hnn (^m déterminatif!) dr nsni^j) m V, mrj (?). — Cf. Maspero, ibid., n° 18, où le texte est altéré.

Ce dieu-momie est vraisemblablement une forme dOsiris, qui est parfois appelé le seigneur de la paix, de la tranquillité (sgr); voir à ce sujet Gardiner, Admonitions, p. io3, et VoGELSANG, Kommenlur zu den Klagen des Bauern, p. 55.

'" Cf. ci-dessus, inscr. 88, p. lig.

'^' De même, la plupart des divinités représentées sur ce pilier.

1" Toi, et dans tous les autres noms divins, "] est le déterminatif donnant en quelque sorte une personnalité à lepithète.

Le Tombeau de Pelotirit, 1" partie. •<*

Deuxième tableau [inscr. 108] : i° un dieu à tête humaine, coiffé du klaft; 2° un dieu à tête de bélier, les chairs vertes.

1° [lignes à-j] Celui qui «allonge» (^dwn), qui est rapide de marche, et qui passe en courant dans la grande demeure.

2° [lignes 8-10] Celui qui est connu dans (son) corps (?), celui qui sauve ses compagnons.

Lignes 4-7, dwn (H déterminatif) rr celui qui allonge (le pas), qui va vite». — Noter la graphie )^7\ pour le verbe ss (passer)''^ — Lire ensuite g^sf, pour g-^j, littéralement çfcoureurîî. — Cf. Maspero, Sarcophages des époques persane et ptole'maïqiie , p. 209, n° 19.

Lignes 8-10, le nom complet du dieu doit peut-être se lire : sj' '^'-m-A w(-/) ( | déterminatif). — Lire ensuite '^ au lieu de : le sens «pourfendre, massacrer 75 Çd) serait

peu satisfaisant; mais, chose curieuse, le sarcophage de ïaho donne également que Maspero, ibid., n" 2 1 , a lui aussi souligné de sic.

Troisième tableau [inscr. 109] : 1° un dieu-Nil, coiffé jT, offrant au défunt trois vases I sur un plateau, et répandant l'eau d'un autre vase de même forme; 2° un dieu momiforme, coiffé de la plume ï.

1° [lignes 4-7] Le Dieu-Eau (lire ^'^^)) celui qui sort d'Osiris, celui qui remplit à profusion [b'h) le ciel (W/m»?) de sa beauté, pour faire vivre les âmes.

9° [lignes 8-9] Celui qui est caché {dg'>), auguste est son être, inaccessible {ssl',) aux dieux et aux hommes.

Pour ces deux textes, comparer Maspero, op. laud., p. 209, n"' 22 et a 4.

Quatrième tableau [inscr. 110] : 1° un dieu anthropomorphe, portant une barbiche; 2" un dieu momifornie, portant également une barbiche, un large collier sur la poitrine.

1° [lignes 5-7] Celui qui s'en va (/tm) et qui revient quand on l'appelle, protecteur du pécheur {hrj-iw). 9° [lignes 8-1 1] Le bienfaisant (iA), seigneur des bienfaits, verdoyant de paroles (?) parmi les dieux et les déesses.

Lignes 5-7, lire : hm (déterminatif jj Ij m n/s-/ (littéralement : à son appel — ou : quand il est appelé), etc. Le sarcophage de Taho (Maspero, op. laud., p. 209, n° 26) donne ici f»*^^ qu'il faut certainement corriger en ^g= (quand on l'appelle,

quand il est appelé).

'" Ce qui justifie la lecture «« pour )t aux inscriptions 58, 1. 1 1, 9 2, el 61, 1. 9, 1 1. '*' Cf. ci-après inscr. 114, 1. 6.

Ligne 9, notre texte porte bien jj ^ w'4mdww{l), non pas T^ --»-(') comme le sarcophage de Taho (Maspero, Sarcophages des époques persane et plole'maïque , p, 209, n° 26).

B. Côté sud. — La décoration est la même que celle de la face nord du pilier : sur chacun des quatre tableaux superposés, Sishou adore un groupe de deux divinités :

Adoration [rdj V,w) par le Grand des Cinq, maître des sièges, Sishou, j. v.

Premier tableau [inscr. 111] : 1° un dieu anthropomorphe, coiffé du klaft, les chairs rouges; 9° un dieu semblable au premier, les chairs vertes.

Texte corrompu et incomplet. Le sarcophage de Taho présente ici une leçon plus satisfaisante, qu'on pourra comparer avec la présente inscription : 1" PÎ '4r»V— I ^^'^ — (Maspero, op. laud., p. 2 1 9, n° 8).

Deuxième tableau [inscr. 112] : 1° un dieu à tête de chacal, les chairs noires; 2° un dieu anthropomorphe, coiffé du klaft, une barbiche au menton, et portant sur la tête un disque solaire (rouge).

1° [lignes 4-6] Celui qui est dans les corps divins (^hntj-hwt-ntrw) , qui est joyeux, qui est issu à la fois {hp[r) dmd) d'Horus et de Rê, et qui fortifie ses membres''^'.

9° [lignes 7-8] Celui qui est dans lentourage des dieux {ïmj-drw-ntrw) , il n'y a pas de dieu qui lui ressemble.

Lignes 4-6, cf. Maspero, op. laud., p. 2 1 3 , n° 1 4 (texte moins satisfaisant que le nôtre).

Ligne y, dans l'expression It Jr , le mot JP paraît être une graphie abrégée de * I % drw, signifiant rr entourage 75 , ou rr famille», au sens large du latin /ami7ta ; cf. jRevue égyptologtque , I, 1919, p. 34 et note 7. Le sarcophage de Taho (Maspero, ibid., n" i5) porte ici tV ^ \ V^^ îmj-drww rr celui qui est dans les limites, dans le cercle» des dieux : le sens est le même, mais l'expression est différente.

Troisième tableau [inscr. 113] : 1° un dieu-Nil, avec ses attributs habituels; 9° un dieu momiforme.

1° [lignes 4-6] Le seigneur des deux bras (nb-'œj), celui qui s'enserre lui-même {ink sw ds-f), on ne combat pas auprès de lui (m h{pjwf).

2° [lignes 7-8J. Celui qui est en allégresse (? rm) (dans son) corps et dans (ses) os (?), celui qui est élevé au-dessus de tous les dieux.

<" L'expression w',d M (| ^) k florissant par (sa) vertu» se rencontre inscription 89, 1. 6. Elle ne serait nullement déplacée ici.

(2) 0'=* lire srwd, et cf. inscr. 88, 1. 6, pour l'expression srwd h'w-f.

Ligne 7, texte peu clair : s'agit-il du verbe rnnj frêtre en allégresse» ou du verbe mn K élever, nourrir»?

Je ne trouve rien d'équivalent sur le sarcophage de Taho.

Quatrième tableau [inscr. 114] : 1° un dieu anthropomorphe, coiffé du pschent, la bar- ~ biche au menton; 2° un dieu momiforme, coiffé du klaft.

1° [lignes 4-7] Le seigneur des noms (nJ-mt»), riche en noms; (ses) sanctuaires et ses images, on ne les (?) connaît pas dans les nomes (?).

9° [lignes 8-9] Celui qui est prospère (i»î(if); cette tefre prospère pour lui [tvld n-J) grâce aux sécrétions » sortant de Toum et d'Horus.

Lignes ^-7, le nom complet du dieu paraît être nb-rnw-sl-rnw (déterminatif H j. Le texte qui suit est peu sûr et la traduction incertaine : le sarcophage de Taho (Maspero, Sarcophages des époques persane et ptolémaïque, p. 2i3, n" 18) donne ici ^ jk

Lignes 8-9, cf. Maspero, ibid., n° 20, où le texte porte *yi "yi au lieu de T V;

en outre, après Atoum (écrit itm), il n'est pas fait mention d'Horus.

G. Côté est. — Longue inscription de six lignes verticales [inscr. 115] :

] L'tmakhou de son dieu Thot, chef de {hrj-tp n) tous les dieux, le Grand des Cinq, maître des sièges, second prophète de Khnoum-Rê maître d'Hirourt et d'Hathor dame de Neferoust, phylarque de la deuxième classe sacerdotale du temple d'Hirourt et de (celui de) Neferoust, Sishou, j. v. , fils du Grand des Cinq, [maître des sièges], Zedthotefankh , j. v. , et né de la dame Tatoukem. ' Il dit :

kO mon maître Thot, deux fois grand, seigneur de Khmounou, le un unique, qui n'a pas son pareil, entends et vois celui qui passe, connais celui qui vient. Rien ne se produit à ton insu. Il n'y a pas eu de diminution (en toi) depuis ton commencement (?); ce qui sort de ta bouche est irrévocable. Tu as conduit mon cœur ' à marcher sur tes eaux : c'est là ton œuvre que tu as faite pour ton aimé. Celui qui marche sur ta route, il ne trébuche pas : depuis que je suis sur terre jusqu'à ce jour où je suis arrivé aux régions parfaites, il n'a pas été trouvé de faute en moi '2'. J'ai passé des années à administrer ton temple, '1 à y (m hnt-s) exécuter tes volontés'^', sans rien faire qu'on pût me reprocher (^db' nb), sans qu'aucune faute (jt» nb) fût relevée contre moi : aussi suis-je un imakkou de mon seigneur et maître. Combien heureux (*' celui qui possède ton amour! Quiconque t'adresse sa prière, [il lui est répondu favorablement (?)]. Les actions utdes que j'ai accomphes dans ton temple, tu m'en récompenses (?) j en satisfaction (?) :

C Dans notre texte, il faut sans doute corriger <■ — en — - au début de ia ligne 7. '^' Cf. Eccli, 5i, i8-2i, et voir ci-dessus, p. 87. '" If comprendre probablement sh[rw-k).

'*' Faut-ii lire ré-w{j) s(w)l

(déjà) tu m'as donné'" un fils excellent qui est maintenu î'" dans ta maison; lu as accordé q,ue mon nom subsistât dans ton temple; tu as permis que je parvinsse au tombeau, le cœur joyeux, dans le bel embaumement du travail ^ [d'Anoup] 1^', conclusion excellente de ces bienfaits dont lu m'as comblé'*'. Accorde (maintenant) que mon fils'^' arrive (à son tour) au tombeau sans afflictions, car il a le privilège de t'approcher'^' dans ton naos auguste, et que le fils de (mon) fils soit maintenu sur mon siège'''', celui-ci restant fermement'" en la possession de mes descendants. Puissent-ils dire ceux qui viendront plus tard : «La bonne fin de celui qui fut fidèle à l'équité!??.

Ligne 9, \v iv rrle un unique?? : cf. Grébaut, Hymne à Amon-Rê, 6, 3; 6, 7; 8,5; Maspero, Les Momies royales (dans Mémoires Mission, I, p. 69/1); Gabdiner, Aegypt. Zeitschrift, ^9, 1905, p. 17 (hymne II, 2), etc.

I « I , , i^)"^ — « kjj hr hwj-f wpas d'autre à part lui?? : pour cette formule, cf. Dévwit, Recueil de travaux, 38, 1916, p. 198.

C'est d'après la suggestion de M. Golénischeff et de Mr. Gunn que j'ai modifié ma première traduction de la phrase qui suit : le texte porte bien viV , , et © , mais

comme il est assez difficile de rendre compte de A~»«^ et surtout de -^m^ pronom, il paraît préférable de corriger -^^ en -^p^ et de comprendre édm m',', n-k et rh n-k, impératifs suivis du dalivus ethicus : «écoute, vois, toi??, et «connais,- toi n.

*=»-c= I littéralement : «ce qui sort de ta bouche ne passe pas, ne s'évanouit pas??. Comparer : Sethe, Urkunden, IV, 367, 12 ^^"^ ^^^ ^^ '""^ ^^ -— ^ *-~-^/wt; Stèle du Satrape, 1. 3 (^Urkunden, II, i4, 5) - — - ^^ ^Oi. .<=^ ^^^ .«== 1 .

Ligne 3, 8 11-^ ne m'est connu que par un passage de YHymne à Khnoum d'Esnéh, où le sens nest d'ailleurs pas clair (Dabessy, /?ecMe{/ de travaux, 27, 1906, p. 86, 1. 38). Le contexte dans notre inscription suggère la traduction « marcher??.

-+--4-7\ sbsb est à rapprocher de ~KZK' ^^, Mariette, Dendérah, III, 28 h' (cité par Junker, Grammalik, S 1 1 1, avec le sens rrhemmen??).

'" Comme dans l'inscription 69, 1. a (ci-dessus, p. laB, note 2), il semble bien qu'il faille traduire par le passé la forme verbale ' — ' trois fois répétée dans cette phrase, puisque, Sishou étant mort, les faits mentionnés doivent être considérés comme déjà acquis.

'^' C'est-à-dire : qui exerce dans ta maison (ton temple) les fonctions sacerdotales que j'y ai moi-même remplies durant ma vie. S.\ est un pseudo-participe = nm'r(7).

'" Dans la brève lacune initiale, restituer J : cf. inscr. 58, 1. 28; 61, L 3o.

'*' Littéralement : «de ces choses que tu as faites en ma faveur??. — Comparer Stèle dijiaiples, 1. i4 : trie début fut bon grâce à loi, et tu as fait la fin (^J excellente?? (Sethe, Urkunden, II, Zi-5).

'*' Il s'agit, naturellement, de Petosiris.

'*' Littéralement : «-(d'être) < — '^"^^ ^ ^^ vue??.

'" Son siège sacerdotal, c'est-à-dire ses fonctions de grand prêtre de Thol.

'»' rwd-{tj), pseudo-parlicipe, dont la désinence est écrite s= (cf. inscr. 81, 1. 25, et voir observation à ce sujet, ci-dessus, p. 187).

I ^^ ffla région parfaite^) : cf. Piehl, Inscr. hiérogl, I, pi. XXXVII, col. 3 [Sarcophage d'Ounnefer) I ^^ ■^= 1 ^^ •

Lignes /ii-5, dans la phrase T j^ ''*"*^ "^^ jK ""**" îlK. W M)^' '® *®^^® ^'^^^ P^^ sûr, et le sens du dernier mot est particulièrement douteux ; ce mot a-t-il quelque rapport avec l'expression bien connue é(k-lir^^^l — J'ai déjà indiqué (p. 88) que cette phrase devait être comparée avec celle de l'inscription 58, 1. i8, qui n'est pas moins obscure.

Ligne 6, ^= i ,^|i^ littéralement : rren possession d'un, fils d'un (qui l'aura précédé)", c'est-à-dire «se transmettant de père en fils, restant toujours dans la même famille::. Cette expression se rencontre dans Naville, Bubastis, pi. XLVI, D; Chassinat, Recueil de travaux, 22, 1900, p. i3, l.g. — La même idée est exprimée en termes un peu différents dans l'inscription 22i5i du Musée du Caire, ligne 17 [Catalogue général, Ahmed BEY Kamal, Stèles ptolémaïques^ : «Fais que mes fils'^' subsistent dans ma maison, qu'ils ne viennent jamais à manquer'"*', I m ^ .1' et que l'un après l'autre ils soient au service de ta Majestés.

D. Côté ouest. — Longue inscription (voir pi. 55, — 2) de six lignes verticales [inscr. 116].

] Offrande royale à Osiris-Khentamentit, dieu grand, maître d'Abydos, pour qu'il donne [ '*'] de

l'encens et des milliers de toutes choses bonnes, pures, au Ica du maître de ce tombeau, le Grand des Cinq, maître des sièges, second prophète de Khnoum-Rê maître d'Hirourt, et d'Hathor dame ' de Neferoust, phylarque de la deuxième classe sacerdotale du temple d'Hirourt et (de celui) de Neferoust, Sishou, j. V. Il dit :

rO vivants qui êtes sur terre, et ceux qui sont à naître, qui viendrez'^' vers cette montagne, verrez ce tombeau et passerez (swJw-sm) auprès de lui, venez, je vous guiderai ^ vers le chemin de la vie : vous naviguerez avec un vent favorable, sans accident, et vous aborderez au port'''' de la ville des générationg, sans avoir éprouvé d'afflictions. Je suis un mort (s'7i) parfait, sans péché {twljwn-f); pour vous, si vous écoutez (mes) paroles, si vous vous y {im-w) attachez, ^ vous en éprouverez l'utilité'"'. Elle est bonne la route de celui qui est fidèle à Dieu; c'est un béni celui que son cœur dirige vers elle [istn s(w) îb-fr-sy^\ Je vous

'" Sethe, Urkunden, IV, laC, 9; Davies-Gardiner , The Tomb of Amenemhet, p. 3i et pi. IX; Eoman, Sphinxstele, \. 5 («m [n] sd'.-hr qu Ermaa traduit tfeine That des Sichvergnùgensi?).

'^' Littéralement : trmon filsw *^^, celte expression ayant en quelque sorte une valeur collective et signifiant (rma postérité, mes enfantsu. Comparer cette phrase (Sethe, Urkunden, IV, i5o, 1) : ^H J^"' — ^^T^^t '«—^^^'^ (fses enfants se le diront de l'un à l'autre n.

'^' "^-V P >-^ "' "^ = lire n ivs dl (et cf. inscr. 69, 1. 3 , ci-dessus, p. 1 95).

'*' La lacune correspond à environ sept cadrats.

'*' Dans le texte, ce verbe et ceux qui suivent sont à la 3' personne du pluriel.

'*' dmj : cf. inscr. 58, 1. 25, ci-dessus, p. 89.

"' Cf. Sap., 6, 97, et voir ci-dessus, p- 37.

'" Cf. Ps. 127, 1, el voir ci-dessus, p. 37.

dirai ce qui m'est advenu, je ferai que vous soyez informés des volontés de Dieu, je ferai que vous pénétriez [ivb',-tn) dans la connaissance de son esprit. Si je suis arrivé ici [d), à la ville d'éternité, c'est que j'ai fait le bien sur la terre, et que mon cœur s'est complu ^ sur le chemin de Dieu, depuis mon enfance jusqu'à ce jour; toute la nuit [sdr-n-j) l'esprit de Dieu était dans mon âme, et dès l'aube (dtvln-j) je faisais ce qu'il aimait (" : j'ai pratiqué la justice; j'ai détesté l'iniquité!''; j'ai su ce dont vit (Dieu), ce en quoi II se complaît; j'ai fait les actes de pureté (?) qu'il désire; je n'ai pas frayé avec {hnmi-n-j) ceux qui ignoraient l'esprit de Dieu '^', je me suis (au contraire) appuyé ^ sur ceux qui lui étaient fidèles; je n'ai pas pris ce qui appartenait à autrui; je n'ai fait de mal à personne'"' : (aussi) tous mes concitoyens me félicitèrent-ils [dwl-ntr n-j). J'ai fait tout cela, en pensant que j'arriverais à Dieu après ma mort, et parce que je savais que (viendrait) le jour des seigneurs de la Justice, quand ils feront le partage, lors du Jugement. Heureux celui qui aime Dieu! Il arrivera à sa tombe [lil-k',) sans accident'*'! »

Ligne 3, TJiT^k "V^. c'est le déterminatif ■^— qui donne à ^i» le sens de « destin mauvais, accident».

1 V i3)*M^ : la même expression, pour désigner l'au delà, se rencontre à l'inscription 127, 1. 3 ( iV 3) ); je ne la connais pas par ailleurs. Les mots nwl dlmw paraissent signifier la cr ville des générations» (x,cdm), c'est-à-dire le lieu où viennent s'entasser les innombrables générations qui ont fait leur temps sur la terre. Peut-être cependant vaudraitil mieux comprendre la «ville de la jeunesse», en ce sens que les bienheureux jouissent, dans l'autre monde, d'une vie immortelle, que la vieillesse n'atteint donc pas.

^* vJV twtn édm, au lieu de twln hr sdm (cf. Sethe, Der Nominalsalz, p. ly, S c) : «VOUS qui écoutez, si vous écoutez» mes paroles.

Le verbe fi V— J (ndr) a, dans les phrases de ce genre, le sens de rr adhérer à, s'attacher à» : cf. MoOTET, Hammâmât, n° 199, 1. 3 ^~^^^ , , ^D . « «celui dont

le cœur s'attache à ce qui lui a été dit»; Pétrie, Koptos, pi, XX, 1- 5 jj^ ^^ , ^ jl* J

* "^^nî ««'attachant aux enseignements du dieu bon-?. Ce verbe peut se construire directement, sans préposition, comme dans les phrases ndr ip-rd «observer des préceptes»'®', ndr nmtt r? s'attacher aux pas de quelqu'un''''». Quant à la construction avec m, que

présente notre inscription (IV „,): elle paraît insolite.

l" Cf. /»., 26, 9, et voir ci-dessus, p. 38. (*' Cf. Ps. 44, 8, et voir ci-dessus, p. 38. (" Cf. Prov., 1, i5 et 94, 1, et voir ci-dessus, p. 38.

:*' Littéralement : «je n'ai pris ie bien d'aucunes gens et je ne leur {r-s) ai pas fait de mal» : r-s (pour r-sn), le suffixe se rapportant au coUectif rmtt nh.

'*• y pour ijt tf malheur, accidents (cf. VocELSANfi, Kommentar zu dm Klagen des Bauem, p. 68). («' Par exemple, Sethe, Urkunden, IV, 384, 10; 489, 4. l') Par exemple, Piehl, Imcr. hiérogl, I, pi. VIII, col. 8.

Ligne 6, la phrase M-j n-tn m''^ hpr im-j rappelle celle du Conte du Naufragé (éd.

Golénischeff), 1, 21 -a 3 : P ("^,^ • •• * V ^ l"^r" F^'équentes sont les

formules de ce genre, destinées à retenir l'attention des auditeurs qu'on veut instruire, ainsi : inscr. d'Ahmès, début (Sethe, Urkunden, IV, 1, 17), — inscr. de Bekenkhonsou (éd. Devéria), 1. 9, — Tombeau de Pelosiris, inscr. 62, 1. 9 (ci-dessus, p. 82), etc.

La phrase ij-n-j d r nwt ntj nhh Ir-j b(w) nfr tp t', paraît être tirée de la Slclc de Béki^^\

2 )^ Q A«»«A I X AiJr AW--A 1 J é^— ■ Ligne 5, le parallélisme semble évident entre les deux membres de phrase édr-n-j . . . et dwl-n-j; pour l'expression sdr-n-j, cf. Schafer, Aegypt. Zeitschrift, 3i, 1898, p. 5i-6o; dwl signifie refaire quelque chose au matin t).

n jf^"""^ '""^ '■ faut-il lire rhnn-iw, forme passive en -n, à la 1" personne (suffixe non exprimé)? Mais on ne voit pas la raison d'être du passif. Peut-être faut-il supprimer A>«^ qui suit le déterminatif, et lire rhn-i[j^ pseudo-participe : même emploi, d'ailleurs

douteux, iTi ^ Sr , à l'inscription 58, l. 22. Le sens serait : rrJe n'ai pas fait amitié avec celui qui ignorait l'esprit de Dieu, appuyé que j'étais sur '^' celui qui se tenait (Ir) sur ses eaux».

Ligne 6, pour la phrase «je n'ai pas pris ce qui appartenait à autrui», comparer les textes de l'Ancien Empire : Sethe, Urkunden, I, 5o, 2; 69, 17; 72, 1. — De même, pour wje ne leur ai pas fait de mal», cf. ibid., ho, li; 72, 2.

La phrase îr-n-j nn iw-j sk épr ntr m h{t) mn(^j) est presque textuellement empruntée

à un passage de l'inscription d'IIapidjefa (Griffith, Siâl, pi. 6,1. 267) : l"^ "^ I J

contenté Dieu en (faisant) ce qu'il aime, car j'avais dans l'esprit que j'arriverais à Dieu le jour de ma mort». — La même idée se rencontre déjà, sous une forme un peu différente, dès l'Ancien Empire (inscriptions d'Hirkhouf et de Pepinekht) : Sethe, Urkunden, I, 128, 2 et i33, 1 ttje n'ai jamais rien dit de mal à un homme puissant contre qui que

ce fût, v^ a^vvwaT /»,«»a ^ I J "" — car je désirais que tout se passât bien pour moi

en présence du grand Dieu». — Timor Domini, principium sapientiae!

La phrase ^ ^""^ ^^~ | signifie littéralement : « Dieu est loué pour celui qui aime Dieu » , ui qui aime Dieu est béni, est heureux».

c'est-à-dire «ce

'" Même emploi de m après le verbe Imj, dans une phrase analogue = "^ • V J^ *~^ V 5l^ " i'' ® î "j^ "^' pas ignoré ce qui est arrivé depuis la créalionn (Sethe, Urkunden, IV, /ii5, i5). '^' Dernière édition par Drioton, Recueil Champollion , p. 5i6-55i. ''' La préposition /~~-i est insolite, rhn se construisant avec hr (inscr. 58, 1. 2a; 61, 1. li).

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