SECTION II. — MUR OUEST
(Planches 39 à 49.)
Le mur ouest est moins bien conservé que le mur est : il ne reste pour ainsi dire rien de la frise; en outre, l'assise qui vient immédiatement au-dessous, la septième, ne subsiste que depuis l'angle sud jusque vers le milieu de la paroi: à partir de cet endroit, jusqu'à l'angle nord, elle a complètement disparu.
A. Registre supérieur. — Il est décoré d'une série de cinq tableaux se succédant, de gauche à droite, dans l'ordre que voici :
o) Premier tableau (voir pi. 39, 42, /i3). — Zedthotefankh adore neuf cynocéphales et leur adresse un discours comprenant dix lignes verticales disposées devant lui et audessus de lui; la gravure est très soignée et les couleurs rehaussant les hiéroglyphes sont remarquablement coi^servées; le texte est néanmoins corrompu en maints endroits [inscr. 70] :
] Dit par rOsiris Grand des Cinq, maître des sièges, second prophète de Khnoum-Rê maître d'Hirourt et d'Halhor dame de Neferoust, Zedthotefankh, j. v. , fils ' du Grand des Cinq, maître des sièges, Sishou, j. V., et né de la dame Nofritrenpct, j. v. : «0 ces dieux qui sont à la suite d'Osiris ^ et le protègent'", que votre protection (s'étende) sur moi chaque jour, à jamais, car je suis un serviteur [qui a été fidèle à son maître!^'] : * tant que je fus sur terre, il n'y a pas de mal (qu'on ait pu arguer) contre moi, il n'y a pas de gens qui aient pu porter témoignage contre moi : le cœur des dieux fut satisfait ^ à cause de cela qui (leur) était agréable'''. Je n'ai pas enlevé des temples les offrandes rituelles, je n'ai rien fait de mal'*' contre ce pays, (car) l'Equité ^ est avec moi et elle ne se séparera pas de moi pendant l'éternité. Comme récompense de votre part pour ce que j'ai fait sur la terre, ? puissé-je triompher de (mes) ennemis, puisse (mon) âme être glorifiée, qu'elle soit divinisée, ^ que mon corps reste intact (maintenant que?) ma momie (s'hj) est arrivée dans ^ la nécropole. Faites'*' que j'entre dans le cimetière (^rl-sllt) et que j'en sorte, 'l° et que je ne sois pas repoussé de (r) la salle de la Double Justice! »
Un certain nombre de phrases de ce discours sont empruntées au Livre des Morts (confession négative et chapitres de la justification). Ainsi :
'" "^ participe -«>- accompagné de la désinence abusive ^, si fréquente dans nos inscriptions. Littéralement : tr faisant sa protection :i.
'*' Passage complété d'après l'inscription 92, 1. g : ^ I^^^P^"^*
''' ^s-, expression abrégée, au lieu de 'n m hr-sn (ou m hrw-sn) : cf. Sethe, Urkunden, IV, Ba, i6 et y5, 9. Ou peut-être faut-il supposer que * est sujet de " ' ^s- en même temps que de ^ et comprendre t'6 ntrw. . . '«(Ar-j), ou quelque chose de semblable : tfle cœur des dieux me fut doux, accueillante : cf. Bergmasn, Hierogl. Imckr., pi. VI, 1. 9 ('n ib-j hr bw-nh).
"' Comprendre : n (négation) ir(-j) \ht{iw).
'*' A — I au lieu du pluriel ^ i*^.
Ligne 6, Lepsius, Todtenbnch, chap. i25, 1. 12 : -^^ % li "^^t— *=»^^^, Lignes 4-5, Idem, ibid., chap. 126, l. 3 7-8 8 : "^ "1 I I Ligne 6, Budge, 600/1; of the Dead, chap. i83, 1. 27-28 (p. /i86) : l^io '^
X 11 l'^PTl
Ligne 8, Idem, i6i</., chap. 1 68, V, 1. 1 (p. 626) : ^^'^/-«^ Osiris, et Livre des
Bespiralions (ibid., p. 5ik, 1. i5) : "5^ J ''^^ J ^ '^ J " *^^'^'^- Cf. aussi notre inscription 53, 1. h, ci-dessus, p. 110.
Ligne 9, Lepsius, ibid., chap. 126, 1. 4 • ^ ^ — — "^
Les neuf cynoce'phales auxquels Zedthotefankh adresse sa prière ont un pelage brunvert, strié de rayures noires; la face, les mains, les oreilles, le croupion sont rougeâtres (voir l'aquarelle que reproduit notre planche 42). Disposés sur trois rangs superposés, ils sont surmontés de cette légende [inscr. 71] :
Noms des dieux qui chantent'" en l'honneur de Rê lorsqu'il entre dans la Douât.
Ce sont les mêmes singes dont on trouve la liste, plus ou moins bien conservée, au tombeau de Séti I" (Lefébure, IV" partie, pi. XXV), au tombeau de Thotmès III (^Bull. Inst. Eg., 1898, pi. IV), au Grabpalast (Dumichen, 3" partie, pi. V), et sur le sarcophage de Téôs (Sharpe, Egyptian Inscriptions, II, pi. i3).
Le nom du huitième cynocéphale doit se lire pltt (Sétil" )C,^ ■, Grabpalast ^t ),
dont j'ignore le sens. Les autres épithètes signifient : 1. Celui qui est dans sa chapelle; 2. Celui qui réside dans son lac''^'; 3. Celui qui exulte; 4. Celui qui loue avec sa flamme; 5. Celui qui danse; 6. Le matinal; 7. Celui qui est en joie'^'; 9. Le flamboyant (?).
b) Deuxième tableau (voir pi. 39 et 43j. — Zedthotefankh adore les douze Heures. Discours comprenant sept lignes verticales : belle gravure, mais texte fortement corrompu [inscr. 72] :
] Dit par rOsiris Grand des Cinq, maître des sièges, phylarque de la deuxième classe sacerdotale du temple d'Hirourt et (de celui) de Neferoust, Zedthotefankh, j. v., fils du Grand des Cinq, ' maître des sièges, Sishou, et né de la dame Nofritrenpet, j. v. : ttO ces dieux'**' qui guidez le dieu grand, guidez-
'" Il s'agit ici du verbe hsj irchanter-, allusion aux cris dont les singes saluent le Soleil à son lever et à son coucher.
'^' Même texte au Grabpalast; les autres versions donnent hnlj-tlf aa lieu de hntj-s-J.
''' Cf. i'épilhète îmjw-htt, nom des singes qui adorent ie soleil.
(*' (fDéessesT) serait plus exact : cf. inscr. 73, là, 75 (même erreur).
' moi vers le lieu où le dieu grand et '" réside. Faites que ^' je (?) le (?) voie'^' dans son état véritable, là. Faites que je sois {hf) ] [Imn-frj 1), car je suis pur. Faites/^' que je précipite * mes
pas (?) vers (m) les pylônes du Temple du Filet avec les grands {'iw) prophètes, J moi'"' qui suis pur (?) et en qui il n'y a rien de mal (n dw hr-j). Ah! dites, vous qui êtes puissants (?) près de lui : «Puisse-t-il faire que je m'unisse à ses suivants! v
Lignes 5-6, rdy{lnj wéh(^-j) nmU(^-J)1 Le verbe wéh peut avoir, comme OY<j^t5c, le sens causatif, à la basse époque. Ainsi, Sethe, Urkunden. II, 3, i a [Stèle de Naples , l. 7) : w
A«««^X crtu as précipité ta marche vers (/i) la demeure royale»; Mariette, Dende'rah, III, 58 h __ i^J^ «je précipite mes pas».
Le Temple du Filet (?) est un sanctuaire, ou une partie du Grand Temple d'Hermopolis (cf. BoYLAN, Thoth, p. 1 52-1 54). Peut-être l'expression désigne-t-elle ici le lieu céleste où Thot réside, la salle où il tient ses assises dans l'autre monde.
Quelques mots dans ce discours rappellent le début du chapitre 127 B du Livre des Morts (BuDGE, p. 973=Naville, I, pi. GXLII).
Les ff Heures» sont, comme à l'ordinaire, représentées sous l'aspect de douze femmes ou déesses, vêtues d'une longue robe blanche. Au-dessus d'elles cette légende [inscr. 73] :
Noms des dieux (sic) qui accompagnent le dieu grand.
Même texte au tombeau de Sétil", sauf, bien entendu, pour le mot | «déesses».
Leurs noms sont ceux que l'on trouve au tombeau de Séti I", au Grabpalast, et au Livre de l'Hadh (édition Jéquier), mais ils sont écrits avec beaucoup d'incorrections :
1 . Celle qui ouvre (wn) les cœurs des ennemis (au lieu de : celle qui broie (wsm) les fronts (hiwt) des ennemis de Ré); 2. L'Habile à défendre son maître ^^*; 3. La pourfendeuse des âmes''^^; k. La Grande qui réside dans la Douât; 5. Celle qui est au milieu de (sa) barque''^; 6. La Mesperit; 7. Celle qui repousse les compagnons de Seth'^'; 8. (Le tombeau
de Séti I" donne ici jk\\k M^H «celle qui resplendit ^'^^ ») ; 9. La Mesperit, — ■
'" 6t ntj nir S' J Im-f : faut-il lire wéh l'épithète qui suit "? '^' Faut-il corriger en : rdj-tn ml'>-{j) s(w). . .? '" Lire probablement rdj-tn.
'*' Je ne sais ce que peut signifier i — 1^ devant le pseudo-participe fj'— ^ (w'b-kaj). '*' Au lieu de '^^~^, lire probablement-^"^. (Déjà au tombeau de Séti 1", le déterminatif * s'est plusieurs fois transformé eu — .)
l«; Au lieu de ^^ ®, lire : ^"^ '".
"' Au lieu de ^■**', lire : ^^*^.
'») Au lieu de p-J, lire : pjj^.
'" Notre texte porte en réalité le même nom, mais il faut corriger le premier et le troisième signe.
comme au n" 6 (au lieu de mkl irt-s); lo. La frappeuse; ii. L'étoile; 12. Celle qui voit les beautés de son maître (m«f nfrw nh-éy
c) Troisième tableau (voir pi. 40 et hk). — Zedthotefankh est en adoration devant douze ureeus, auxquelles il adresse ce discours [inscr. 74] :
I Dit par i'Osiris Grand des Cinq, maître des sièges, second prophète de Khnoum-Rô maître d'Hirourt et d'Hathor dame de Neferoust, Zedthotefankh, j. v., ^ fds du Grand des Cinq, maître des sièges, le prophète Sishou, j. V., et né de la dame Nofritrenpet, j. v. : «0 ces dieux («c) ' qui éclairez les ténèbres dans la Douât, chassez les ténèbres loin de moi; ouvrez-moi le lieu secret | dans la Douât; mettez-moi sur le chemin de(s) suivant(s) de Dieu, le chemin où marchent les imakhou; jetez ^ la flamme sur tous (mes) ennemis, à jamais; écartez'" tout mal ^ de moi, car je suis un mort excellent, J sans péché {\wtjwn-f), qui a marché sur le chemin de son dieu Thot et qui a fait ^ ce qu'aime sa maîtresse Nehmetàouai, en tout temps n.
Au-dessus des douze Urœus est gravée la légende [inscr. 75] :
Noms des dieux [sic) qui illuminent les ténèbres dans la Douât.
Même texte '-^^ au tombeau de Séti I" (Lefébure, op. laud., pi. XXV) et au Grabpalasl (3« partie, pi. XXVI).
On trouve également sur ces deux monuments, ainsi que sur le sarcophage de Téôs (Sharpe, op. laud., pi. 1 3), une liste de douze Uraeus : celle qui diffère le moins de la nôtre est celle du Grabpalasl : noter les noms, correspondant à notre n° k ^Tj y^ '" • ^° 7 g|° , n° 8 T ^^\ n° 10 __ 1\ . Les noms correspondant aux n°' 2, 3, 6,
g, 12 sont absolument différents.
d) Quatrième tableau (voir pi. 40, 41, 44, 45). — Ce tableau est imparfaitement conservé par suite de la disparition de la septième assise du mur. Zedthotefankh présente un plateau chargé d'offrandes à quatre taureaux, et leur adresse un discours dont on ne peut qu'entrevoir le sens général [inscr. 76].
Ligne 1 , a«~^ a— ^ — ?— . Ce texte est certainement emprunté au «chapitre des offran-
deST du Livre des Morts, Budge, chap. 168, dont tous les paragraphes commencent par
la phrase I V m ^=^ fM,»M^ f"^ i^ «il leur sera donné en offrande un vase
par. . . V. Or, au chapitre 168 A, 1. 2 3 (p. 42 3), la graphie ^ remplace ^ . Dans notre
inscription, nous devrons donc également traduire par «vase» le mot
<•' Cf. Lepsius, Todtenbuch, cbap. 18, 1. 89 ^"j'^'-'; de même, cbap. 86, 1. 5; 126, 1. 3; i 47, 1. 2. '^' Sauf pour le mot "1]^ «déesses a.
"1 Texte de la planche XXVI douteux. La même urœus, à la planche V, est appelée \ ^Z' peut-être le mot estil une déformation de » Tceile qui lien, nom d'une déesse (Budge, The Dook oJAm-tuat, p. 218).
Ligne 3 ^'', ^^^-^^ est, dans ce même chapitre 1 68, une épithète d'Osiris «maître des offrandes dans rAmentitn.
Plus loin, comprendre : «0 ces dieux qui cachent Çimn) [Osiris]» : cf. chap. i68,
paragr. 17, 1. 1 (p. 633) : |j^/>.^ J .
Les taureaux, au nombre de quatre, occupent deux registres horizontaux que sépare une bande d'étoiles. Ils se dressent sur un support |^ orné à l'avant d'une uraeus : une momie debout précède ceux du registre supérieur, une autre suit ceux du registre inférieur. Devant le premier taureau, s'avance en outre un personnage tenant en main le sceptre 1, mais de ce personnage on ne voit plus que les jambes et l'extrémité du sceptre; de même, il ne reste que la partie inférieure de la première momie et le bas du support du premier taureau. Les légendes sont fort obscures [inscr. 77] :
Premier registre : au-dessus de la seconde momie : «Osirisw; — au-dessus du second taureau : «Celui qui cache Osiris (^Imn ws-ir)v (cf. inscr. 76, 1. 3).
Second registre : au-dessus du premier taureau : «Celui qui cache Osiris»; au-dessus de la première momie : «Celui dont le mystère est caché [h'p ««(/i)?)??; au-dessus du second taureau : «Osiris»; au-dessus de la seconde momie : «le mystérieux (s(/î)?)».
e) Cinquième tableau (voir pi. Al et A5). — Ce tableau, mutilé comme le précédent, représente la scène du Jugement. Le juge est Osiris-Khentamentit : il siège sur un trône, porte la couronne alej posée sur des cornes de bélier, et tient en mains le fouet et le crochet. Le défunt s'avance vers lui, encadré d'un dieu hiéracocéphale et de la déesse Maât. A l'extrémité droite du tableau, Petosiris est debout devant une table d'offrandes, faisant le geste d'adoration.
Un texte de quelques lignes (peut-être cinq) était gravé au-dessus d'Osiris : on ne lit plus que quelques mots, dont lirj-ib hmnw [inscr. 78].
Le discours que prononce Zedthotefankh [inscr. 79] ne comprend pas moins de vingtquatre lignes, mais si incomplètes qu'une traduction en est impossible. La restitution facile du début de la ligne 1 6
donne une idée de l'étendue de la lacune initiale de chaque ligne (environ six cadrats). Le défunt est introduit devant «[Osiris-Khen]tamentit (siégeant) dans la grande salle de la Double Maât, en train de juger les cœurs de tous les hommes devant [le maître des
'" Dans la Deuxième Partie, p. ig, le lecteur est prié de rétablir, en tête de la ligne 3, devant V», le grisé J indiquant la lacune initiale de o m. Sa, qui a été oublié.
dieux]»''). Au moment où ses actes vont être pesés dans le plateau de la balance/il se défend d'avoir commis aucun péché et déclare qu'aucun dieu n'a de reproche à lui faire, — ni Maât, ni Anoup, ni Ounnefer. . . , ni «le seigneur de Khmounou, maître des hiéroglyphes et scribe de Maât pour l'Ennéade divine '^)».
B. Registre mo\en (voir pi. 39-/il elhd-hb). — Sur ce registre est gravée une longue inscription de quatre-vingt-seize lignes, accompagnée de figures de divinités qui illustrent en quelque manière le texte : c'est une édition abrégée du chapitre 18 du Livre des Morts; l'ordonnance des paragraphes, réduits à neuf, est d'ailleurs différente de celle adoptée par les manuscrits les plus connus '^^ [inscr. 80] :
I. — ] Dit par i'Osiris Grand des Cinq, maître des sièges, le prophète ] Zedthotefankh , j. v. : «Ô Thot ^ qui fais triompher Osiris de ses ennemis, ^ fais-moi triompher de mes ennemis, , comme tu as fait triompher Osiris de ses ^ ennemis, devant le grand jury de ceux qui sont dans ' Nirref '*', (en) cette nuit de cacher les formes. Le grand jury de ceux qui sont ^ dans Nirref, c'est Rê, s c'est Shou, (c'est) Baha — quand on fut '|° à enterrer un bras (Ap) et une cuisse (^mnl vv) d'Osiris Ounnefer. u
Cf. Lepsius, chap. 18, section A, 1. 28-81; Naville, chap. 18, 1. 29-81.
Ligne ^, «v. ^*^ hftjw-tw[j) rrmes ennemis». Ici, et aux lignes ik, 28, 36, 46,
66, 76, 88, le suffixe de la première personne masculin singulier est exprimé par V, , , qu'il faut uniformément lire tw(^j), et rapprocher sans doute du suffixe de la troisième personne ftr/" employé à l'inscription 50 (7), 1. 2. Ce suffixe ne se rencontre nulle part ailleurs que dans la présente inscription, et toujours avec le mot hfljvv. Cf. ci-dessus, p. 7^, note 3, et p. io3.
Ligne 9, un membre de phrase est tombé : 1*^ x T 1 ^^^" ' "^'^' ^^^^^ ^"^'' où l'on cache les formes, c'est quand etc. . . v
Ligne 1 0 , texte abrégé.
Les dieux figurés au-dessous du texte, et auxquels le défunt rend hommage, sont Rê hiéracocéphale, coiffé du disque tGX, les chairs bleues, — Shou portant une plume f verte sur la tête, — et Osiris-momie, coiffé de la couronne atef, un sceptre en main : le nom d'Osiris figure dans tous les manuscrits de ce chapitre, mais notre inscription l'a omis. Le dieu Baba'^', par contre, nommé dans notre texte, n'est pas représenté sur le bas-relief.
11' Ligne i.
'*' Ligne 20. Sur ce titre de Thot, cf. Boylan, Tkoth, p. igi.
1') On trouvera une bonne traduction de ce chapitre, d'après les manuscrits de la XVIII' dynastie, dans G. RoEOER, Urkunden zur Religion, p. 2^9. '*' La nécropole d'Hérakléopolis.
'^' Baba était le premier-né d'Osiris.
Le Tombeau de Petoiivis, i" partie. •"
II. — Y Dit par l'Osiris. . . s . . . 'f . . . '" devant le grand jury de ceux qui sont dans '^ hbs-tl-'>^'^\ à Bousiris"', (en) cette nuit du grand houage de la terre avec le sang des ennemis dont Osiris a triomphé.
Y Le grand jury de ceux qui vont dans hbé-tl-",, à Bousiris, ( (^'). Voici que vinrent les compagnons
du 'i* Mauvais; ils se transformèrent en petit bétail, dressèrent leurs épées '|' devant ces dieux ( ), car
leur sang jaillit (pr) d'eux. Et ceci fut fait d'après le compte (sjp) (de ceux qui sont dans) Bousiris (?). »
Cf. Lepsius, chap. 18, section/, 1. ao-aH; Naville, chap. 18, 1. 95-28.
Ligne 18, J j4, ^^ ff Mauvais», épithète désignant Seth, que notre scribe a ainsi évité de nommer par son nom^*^ (tous les manuscrits de ce chapitre portent ici H ou :^). On comparera avec cette épithète le nom Babo donné à Seth dans les textes magiques : ce mot est devenu BdSvs dans Hellanicos de Lesbos (Athen., XV, 679F), et B逜v dans Plutarqce, de Iside et Osir., chap. 62.
'^'^i* «V pour w(<), le petit bétail. On appelait souvent par plaisanterie cr compagnons de Seth n, les animaux offerts en sacrifice.
Les dieux figurés ici sont Thot ibiocéphale et un dieu hiéracocéphale portant le pschent (le Todtenbuch énumère et représente Thot, Osiris, Anoup et Oupouat).
III. — '\ Dit par l'Osiris. . . tr . . . W devant '^ le grand jury de ceux qui sont sur les chemins des morts '1 (en) cette nuit Y de '''' faire le recensement '|^ parmi'*' ceux qui ne sont plus (itp(/-sn). Y Le grand jury de ceux qui sont sur le chemin des morts, c'est Thot, c'est Osiris, ^|° c'est Anoup, c'est Isdès '^'. Or, Y ils font le recensement parmi ceux qui ne sont plus, cela veut dire [pit) qu'on enferme (^hnw-tw) ^j' les offrandes, à cause des âmes des enfants des révoltés.»
Cf. Lepsius, ibid., section d,\. 1 3-i 6 ; Naville, tbid. ,1. 21-26.
Les quatre dieux cités : Thot ibiocéphale, Osiris-momie, coiffé de la couronne atef, Anoup à tête de chacal, les chairs noires, une autre divinité également à tête de chacal, mais les chairs vertes (et qui ne peut être qu'Isdès), sont ici représentés.
") Même texte qu'au paragraphe I, lignes 1-6.
1^' Lepsius, • J p!^ ^^^ ^ trlors de la grande fêle de retourner la terrer.
>'' Lire ddw, sans tenir compte de la désinence féminine t, que notre scribe ajoute à la plupart des noms de lieu masculins.
'^' Le nom des juges n'est donné nulle part.
'^' Cf. ci-dessus, p. i3i, note 2.
'^' Même texte qu'au paragraphe I, lignes 1-6.
"' ^ I \ '^" faut-il l'ire pfjtj n ou bien pjj ntp. La forme fjjtj est certainement étrange : elle constituerait un dtiraf. Mais d'autre part, la particule du génitif est partout écrite 1 — \ ou^ n, jamais ' ^ nlj , ni à plus forte raison "^ {sic), dans la formule ffcette nuit der,.
'*' Les textes de la XVIII' dynastie (Naville) donnent également ^, qu'il faut donc lire m (préposition) et ne pas songer à transformer en n (particule du génitif).
'^' Sur Isdès, cf. Bovlan, Tlioth, p. 201-20/1.
DESCRIPTION. — LA CHAPELLE : TRAVÉE DE ZEDTIIOTEKANKH. i79
IV. — ^i' Dit par l'Osiris. ..?...(" '|' devant le grand jury de ceu.v qui sont dans '' Abydos, (en) cette nuit de ia fête de «viens à moi» (?), quand sont séparés les morts, quand sont recensés les esprits bienheureux, " quand il y a danse à |' Thinis'^l Or, le grand jury de ceux qui sont '' dans Abvdos, (c'est) Osiris, Isis, Oupouat».
Cf. Lepsius, chap. 18, section b, 1. 5-8; Naville, chap. 18, 1. 19-21.
Les trois dieux cités sont représentés sur le bas-relief : Osiris-momie, coiffé de la couronne atef, Isis portant son signe J sur la tête, et Oupouat, à la tête de chien, les chairs vertes,
V. — " Dit par l'Osiris. . . r, . . . '^ . . . '^l devant le grand jury ^ de ceux qui sont sur les rives du Rechti, (en) cette nuit où Isis était couchée, ^° veillant f''' et faisant la lamentation Y sur son frère Osiris. Y Le grand jury de ceux qui sont sur les rives du Rechti, (c'est) Horus, Isis, Amsit. »
Cf. Lepsius, ibid., section i, 1. Sa-BA; Naville, ibid., 1. 16-18.
Les trois divinités mentionnées figurent sur le bas-relief : Horus hiéracocéphale, coiffé dn pschent, Isis portant sur la tête l'hiéroglyphe de son nom, Amsit momiforme.
VI. — " Dit par l'Osiris. . .« . . . <^' ^|^ devant le grand jury de ceux qui sont dans Pê et Depê, (en) cette nuit ^|^ de dresser les mâts pour Horus, lorsque fut établi pour Horus le droit à l'héritage des biens de son père Osiris. Le grand jury de ceux qui sont *|° dans Pê et Depê, (c'est) Horus, Isis, Amsit, Hâpi. *' Or, dresser les mâts pour Horus, c'est ce qu'a ordonné Seth ^ à ses compagnons : k Dressez les mâts. . . (81 w.
Cf. Lepsids, ibid., section g-, 1. âi-ay; Naville, ibid., 1. 1 9-16.
Les quatre divinités invoquées sont représentées : Horus hiéracocéphale, coiffé àupschent, Isis portant son hiéroglyphe |, Amsit momiforme, tête humaine, Hâpi momiforme, tête de singe.
VIL — " Dit par l'Osiris. ...... *' . . . C' devant le grand jury *|* de ceux qui sont dans Sekhemt'*',
(en) cette nuit *' des offrandes (placées) sur l'autel dans Sekhemt. Le grand jury de ceux qui sont dans
'" Même texte qu'au paragraphe I, lignes 1-6.
'^' dnwt pour tnj.
''' Même texte qu'au paragraphe I, lignes 1-6.
(') ^Œt.A pseudo-participe, équivalant à ia forme 2 ""^ 1 ! ''*!' ^^^ *®**^^ ^^ '* XVIH' dynastie dans l'édition Naville.
'*' Même texte qu'au paragraphe I, lignes 1-6.
'*' ""^ (donné par tous les textes et inintelligible).
'" Même texte qu'au paragraphe I, lignes 1-6.
W '^^2 au lieu de ^^© è»' (Letopolis); même orthographe au Papyrus de Turin (Lepsius). Comparer l'orthographe shm, fréquente à partir de la XIX" dynastie, au lieu de hm r sanctuaire».
Sekhenit, c'est Horus, celui qui réside dans Sekhemt, Y c'est Thot qui est dans le jury de Nirref. Y Or, cette nuit des offrandes Y de l'autel dans Sekhemt, c'est le matin d'enterrer Oslris seigneur de l'Amentil '". »
Cf. Lepsius, chap. 18, section e, 1. 17-19; Na ville, chap. 18, 1. 9-12. Les deux dieux mentionnés figurent sur le bas-relief : Horus hiéracocéphale, coiffé du pschent, et Thot à tête d'ibis.
Vin. — '1^ Dit par l'Osiris. ...... '|* ... '"^^ devant le grand jury de ceux qui sont Y dans Bousiris, (en)
cette nuit ^° (de) dresser le pilier dans Bousiris. ^ Le grand jury de ceux qui sont dans Bousiris, (c'est) Osiris, Isis, Nephthys, c'est Horus protecteur de son père Osiris. *|' Or, l'érection du pilier dans Bousiris, *' ce fut les bras''' d'Horus qui réside dans Sekhemt; ^^ ils sont derrière Osiris comme les bandelettes d'un habillement (funéraire).»
Cf. Lepsius, ibid., section c,\. 9-1 2 ; Naville, ibid., 1. 6-9.
Représentation des quatre divinités : Osiris-momie , coiffé de Vatef, crochet et fouet en mains. Isis coiffée du signe J etNephthys du signe TT , enfin Horus hiéracocéphale, portant le pschent.
IX. — *'' Dit par l'Osiris. ..«...'*' (devant) Y le grand jury de ceux qui sont dans Héliopolis, (en) cette nuit Y ^^ combattre et d'opérer la destruction Y des ennemis, et (en) ce jour où sont anéantis les ennemis du Maître [Universel]. '' Le grand jury de ceux qui sont ' dans Héliopolis, c'est Toum, c'est Shou, Y c'est Tefnout. Or, détruire les ennemis, Y (c'est) anéantir les compagnons du Mauvais.»
Cf. Lepsius, ibid., section a, 1. i-/i; Naville, ibid., 1. i-5. Notre texte est abrégé à la ligne 90.
Toum est figuré sur le bas-relief coiffé de W , Shou coiffé de la plume I, et Tefnout, à tête de lionne, porte le disque %^.
La section cotée fc dans Lepsius, 1. 35-/Î0 (=Naville, 1. 3i-38), fait défaut dans notre texte.
C. Registre inférieur (soubassement). — Il est décoré, comme le soubassement du mur est qui lui fait face, d'une théorie comprenant vingt-cinq porteurs et porteuses d'offrandes,
'•" nb mntt est dans le texte de Lepsids, non pas dans Naville. '^' Même texte qu'au paragraphe I, lignes 1-6.
''' *\^^ pour Yh '• J'un des deux déterminalifs est vraisemblablement une erreur de gravure pour e signe
du pluriel, car c'est le pluriel qu'on attend ici (cf. 1. 84 iw-tn). ''*' Même texte qu'au paragraphe I, lignes 1-6.
soit treize hommes et douze femmes alternant régulièrement. Ils se dirigent vers le fond de la chapelle et se succèdent dans l'ordre suivant (voir pi. 40'*') :
I. Homme, vêtu d'un pagne à bretelles, la tête couronnée de fleurs; sur ses épaules, un veau; six canards tués pendent à son bras gauche. Un taureau rouge, les cornes ornées de plumes, marche auprès de lui.
9. Femme, vêtue, semble-t-il, du petit manteau vert'-^'; épaisse chevelure noire, couronnée de fleurs; sa main droite levée tient un vase muni de deux oreillettes; un enfant, la tête couronnée, est assis sur son bras gauche, qui est replié, la main portant un bouquet; au coude pend un canard. Un veau, la tête levée, marche à son côté.
3. Homme, vêtu du pagne à bretelles; il porte devant lui, à bras tendus, un veau, dont le cou est orné, en guise de bouquet, de quatre canards tués; un enfant est juché sur ses épaules : il tient, de chaque main, un oiseau aux ailes éployées, et des fleurs.
II. Femme; long manteau droit tombant aux chevilles et recouvrant une robe mince; cheveux tressés, qu'enserre un bandeau; elle a sur la tête une corbeille renfermant six vases, et tient du bras droit un bouquet de fleurs aux longues tiges. Un grand oiseau, qui paraît être une grue, marche auprès d'elle.
5. Homme; pagne à bretelles, tête couronnée; une gerbe de fleurs et un vase à son bras gauche; il tient un veau sur ses épaules; un taureau s'avance à son côté, portant entre les cornes des fleurs de lotus et de papyrus, disposées comme dans l'hiéroglyphe ttttt.
6. Femme, vêtue d'un long et ample manteau; elle porte sur la tête un canard; son bras droit soutient un enfant enveloppé dans un pli de son vêtement, et appuyé contre son sein; à ce même bras est suspendu un panier tressé, de forme carrée, d'où sortent les têtes de cinq oies.
7. Homme, vêtu du pagne à bretelles; un veau sur ses épaules; à son bras droit, un panier tressé, d'où émergent douze oiseaux disposés sur deux rangs. Un veau marche auprès de lui.
8. Femme, au visage ovale, les cheveux tombant sur les épaules; vêtue d'une longue robe blanche, elle est représentée de face, sauf les pieds qui sont tournés vers la droite; des fleurs au bras droit, un paquet d'oiseaux au bras gauche; elle élève, de la main gauche, un vase rouge, muni de deux oreillettes, et dont les anses ont la forme de deux canards attachés par les ailes (cf. p. 107, et pi. 20, en haut, à droite).
9 (voir pi. hS, à droite). Homme, vêtu du pagne à bretelles; il tient sur ses épaules deux gros bouquets qui lui entourent la tête, comme d'une auréole, et dont les tiges
ti' Sur cette planche, le début de la procession est au registre inférieur, côté gauche; le premier porteur du registre moyen est le n" 9, le premier porteur du registre supérieur est le n° 18. ''^' Voir ci-dessus, p. 3i.
retombent à droite et à gauche de son corps; des fleurs encore pendent à chacun de ses bras. Un veau, la tête dressée, marche auprès de lui.
I o (voir pi. 47, à gauche, et A9, en haut). Femme, portant le petit manteau vert, laissant à nu un sein et le nombril; cheveux bouclés, noirs, tombant sur les épaules et couronnés de fleurs; sa main droite levée tient un joli coq ^'^ au plumage rouge, bleu et jaune, et un vase suspendu par une cordelette; sa main gauche tient l'extrémité de la laisse d'une gazelle qui la suit.
II (voir pi. h9 , en haut). Homme barbu, la tête couronnée, vêtu du petit manteau vert sous lequel on aperçoit un pagne; il tient élevés à hauteur de sa tête, d'une part un cofl'ret quadrangulaire ouvert, d'autre part un vase à long col, muni de deux anses. Près de lui marche une antilope.
19 (voir pi. 47, à droite, et 49, en haut). Femme aux cheveux bouclés, couronnés, portant, par-dessus une tunique légère, le petit manteau vert; sur son bras droit est assis un enfant, dont elle tient une jambe, et qu'elle attire vers son visage pour l'embrasser. Une gazelle s'avance à ses côtés.
i3 (voir pi. 48, à gauche, et 49, en bas). Homme, la tête couronnée, portant le petit manteau vert, qui laisse à nu le nombril et le sexe; il porte une gazelle sur ses épaules; des fleurs et un vase cordiforme sont suspendus à ses bras. Auprès de lui marche un daim (barbiche, cornes compliquées : cf. p. i48, n" 27).
i4 (voir pi. 49, en bas). Femme, aux cheveux très courts, portant le petit manteau vert qui laisse apparaître le nombril et un sein; sur sa tête, trois canards enguirlandés; à son bras gauche, un filet renfermant une douzaine d'oiseaux et des gerbes de fleurs; de la main droite, elle tient par le bras un enfant, vêtu d'une chemise courte, qui marche devant elle, en brandissant au-dessus de sa tête un canard.
i5 (voir pi. 49, en bas). Homme, vêtu du pagne à bretelles, la tête couronnée; il a sur ses épaules un veau, qui porte au cou, en guise de bouquet, cinq canards tués; quatre autres canards sont suspendus à son bras gauche et un oiseau vivant, à son bras droit. Un veau, la tête dressée, marche auprès de lui.
16. Femme, aux cheveux bouclés retombant sur les épaules; elle porte un petit manteau (bleu, non pas vert); elle tient à bras tendus un enfant nu qu'elle embrasse; cinq canards tués pendent à son bras droit. Un taureau l'accompagne : il a la tête baissée et semble menacer de ses cornes le veau qui le précède.
17. Homme, portant le petit manteau vert, la tête couronnée; une gazelle repose sur ses épaules; une autre gazelle le suit; des fleurs sont suspendues à l'un de ses bras, et à l'autre bras un vase.
18. Femme, vêtue d'une robe à bretelles, sur laquelle est jeté un long manteau droit;
'•' Sur les poulets en Egypte, cf. ci-dessus, p. 1^8, note 1.
elle porte un coffret de la main droite, une longue tige de la main gauche; un enfant, retenu dans les plis de sa robe, se serre contre son sein. Elle tient en laisse un ibex.
19. Homme, vêtu dun pagne, la tête couronnée de fleurs; il porte sur ses épaules un veau; des oiseaux pendent à son bras gauche. Auprès de lui marchent deux taureaux, dont la tète est ornée de plumes.
20. Femme, vêtue d'une robe à bretelles, recouverte d'un manteau; elle porte sur la tête une corbeille renfermant quatre vases; des fleurs sont suspendues à son bras droit. Un veau marche à côté d'elle.
2 1. Homme, portant le petit manteau verl (le sexe est à nu); il a sur les épaules une sorte de plateau, sur lequel sont dressés d'une part une gazelle qui semble fuir, d'autre part un chien (ou chacal), sautant au-dessus de disques entassés''' — probablement une grande pièce' d'orfèvrerie; sur son bras droit est posée une peau d'animal. Une gazelle l'accompagne.
22. Femme, aux cheveux courts, portant le petit manteau vert, découvrant un sein et le nombril; une gazelle (?) est juchée sur ses épaules; une autre gazelle marche à son côté; des fleurs et un vase sont suspendus à ses bras.
28. Homme barbu, la tête couronnée; il est vêtu d'une chemise courte tombant à micuisses; il élève, de la main gauche, un vase à deux anses, et de la main droite une curieuse pièce d'orfèvrerie — sorte de vase dont le couvercle arrondi est relié au pied par une anse largement recourbée, tandis qu'une fleur s'épanouit sur le col, et que, sur la panse, deux lions sont affrontés. Une grue s'avance auprès de lui.
2/1. Femme, vêtue d'une tunique longue, recouverte d'un himation qu'elle a relevé sur sa tête; elle tient élevé, de la main droite, un rhyton se terminant par une tête de cheval. Un jeune enfant, vêtu dune courte chemise, gambade devant elle.
2 5. Homme, vêtu d'un pagne, la tête couronnée; il porte un veau sur ses épaules; devant lui se dresse un immense bouquet de fleurs composé, à la base, d'une gerbe de lotus, et en haut, d'une gerbe de papyrus dont les ailes de deux canards semblent former le lien.