‹ Le tombeau de PetosirisChapitre 40 sur 103 · II · texte numérisé non relu

II

c) Sur le côté ouest du pilastre sont gravées deux lignes verticales hautes de 2 m. 70 [inscr. 103j :

I Le Grand des Cinq, maître des sièges, Zedthotefankh, fils du Grand des Cinq, Sishou. Il dit : «Tout grand, tout homme qui rendra grâces à Dieu pouï" moi, Thot le bénira à cause de cela, car je ne me suis pas lassé de faire le bien à (mon prochain) w.

' Le Grand des Cinq, maître des sièges, Zedthotefankh, fils du Grand des Cinq, Sishou. Il dit : «Tout prêtre, tout homme qui offrira pour moi encens et libation, et qui fera qu'Osiris se souvienne de moi au sujet de (/tr) ce que j'ai fait'^', sa maison subsistera, bien pourvue (d'enfants)».

Les deux phrases sont restées inachevées, la place ayant apparemment manqué pour en graver la fin.

Ligne 2 , l'emploi de qvA au lieu de e*^ après ' l\k^ V 6st remarquable. Il ne s'agit pas, semble-t-il, d'une forme spéciale du pronom absolu de la i'" personne ''''; il faut plutôt considérer f"^ comme employé abusivement (par raison d'euphonie ?) devant eS^,

'" Littéralement : «qu'une place (lui) soit faite [ir-tw)-ii.

W Le mot P-^^'^-i^ ne paraît pas signifier ici «formules magiques-, comme à l'inscription 66, 1. 3 ; il semble plutôt équivaloir au mot 3S, «rites, cérémonies», qu'on trouve employé dans la phrase (identique pour le reste) de l'inscription 125, l. 3.

'" C'est-à-dire : il lui en sera fait aussi.

'*' Sous-entendu : «si vous me faites du mal».

t^' hr «au sujet de», et non pas «à cause de»; le sens est : «qu'Osiris se Rappelle ce que j'ai fait-.

'^' Il existe bien un pronom absolu '^"■^, fréquent à Dendérab, mais il paraît être composé de la particule m accompagnée de wj, et ne s'emploie par conséquent que comme sujet (Junker, Grammalik, 8 55).

Le Tombeau de Pelotirit, i" partie. "*

de même qu'il l'est, à deux reprises, devant le suliixe *^^, à l'inscription 68, 1. i5

(*7*^) ®*^ l'inscription 91, 1. 7 (j^-j'^)-

B. Panneau à l'ouest du pilastre (pi. 50 et 51). — Il con>prend trois registres superposes.

a) Au registre supérieur, Zedthotefankh , vêtu de la longue robe sacerdotale, rend hommage à neuf génies, qui sont debout, légèrement inclinés, et font eux-mêmes le geste d'adoration [inscr. 104] :

J Dit par rOsiris Grand des Cinq, maître des sièges, second prophète de Khnoum-Rê maître d'Hirourt et d'Hathor dame de Neferoust, Zedthotefankh, ' j. v. : «0 ces dieux, suivants d'Osiris, faites ma protection chaque jour, éterneiiement, car ^ mon cœur est soumis à l'Equité et il n'y a pas de péché dans mon corps '". Je nai pas dit de mensonge | intentionnellement. ^ Je suis juste et véridique. »

Les lignes 3-4 reproduisent un passage du Livre des Morts, Budge, Introduction au chapitre 18, II, 1. 2-3 (p. 70).

Le titre général des neuf génies est [inscr. 105 (a)] :

Les dieux qui adorent les seigneurs de l'Ennéade.

Même texte au tombeau de Séti I" (Lefébure, op. laud., pi. XXV-XXVI), si ce n'est que le mot lin est précédé de ^""^ .

La liste des génies est complète, mais leurs noms ne sont pas toujours correctement écrits [inscr. 105 (M]- Ce sont : 1. Le taureau de la Douât. 3. Celui qui détruit le cœur. 3. «9 (?). h. Le Grand du fleuve i^'Alrw). 5. Celui qui hurle. 6. Le taureau des dieux. 7. Celui de la Douât (compléter n j. 8. Celui qui loue Rê. 9. hw (?).

t) Au registre moyen, Petosiris rend hommage à son frère défunt. Tous deux sont vêtus de Yhimalion à bordure crénelée, et dans la même attitude que Zedthotefankh et Sishou sur le panneau parallèle du côté est. Au-dessus de Zedthotefankh sont simplement gravés ses titres; devant Petosiris et au-dessus de lui, se lit l'allocution qu'il adresse à son frère [inscr. 106] :

a) — ] Le Grand des Cinq, maître des sièges, second prophète de Khnoum-Rê maître d'Hirourt et d'Hathor dame de Neferoust, phylarque de la seconde classe sacerdotale du temple ' d'Hirourt (et de celui) de Neferoust, Zedthotefankh, ^ j. v. , fds du Grand des Cinq, maître des sièges, | second prophète de Khnoum-Rè maître d'Hirourt et d'Hathor dame ^ de Neferoust, phylarque de la deuxième classe diî ^ temple d'Hirourt (et de celui) de Neferoust, j Sishou, né delà dame Nofritrenpet, j. v.

'" ht est ici, comme souvent, synonyme de xb. Cf. à ce sujet, Breasted, Aegypt. Zeilschrift, 89, i 901, p. Zi5, et Ancient Records , I, p. 109, notée.

b) — ^ Son frère puîné, son aimé, le Grand des Cinq, maître des sièges, pénétrant dans ïadyton, exerçant ses fonctions (sacerdotales) en compagnie des grands prophètes, prophète de l'Ogdoade, chef des prêtres » de Sekhmet, chef des prêtres de la troisième classe et (de ceux) de la quatrième classe, scribe royal, comptable de tous les biens du temple de Khmounou, second prophète de Khnoum-Rê maître d'Hirourt et d'Hathor dame de Neferoust, phylarque de Y la seconde classe sacerdotale du temple d'Hirourt (et de celui) de Neferoust, Petosiris, vie, santé, force, surnommé (An)khefkhonsou, fils du Grand des Cinq, maître des sièges, Sishou, et né de la dame Nofritrenpet, j. v. y II dit :

«Combien est beau ton tombeau, que j'ai construit pour toi! Puisse ton cœur s'y complaire! Il s'élève"* jusqu'au ciel et descend jusqu'à la Douât; il est construit en belle pierre '' blanche de calcaire et inscrit spécialement à ton nom'-'. Les dieux de la suite d'Osiris y habitent (m hnl-s), chacun d'eux te protégeant. J'ai parachevé '' ce tombeau dans cette nécropole, et tous ceux qui y travaillèrent me remercièrent de

ce que je fis pour eux, (car) je leur fus agréable '|'' de toute façon (m îhl nb) , les comblant

'f de biens, et leur donnant comme on faisait ','' jadis, quand le Roi était (encore) dans le Palais {tw nsw wn m 'ht), 'i' Rien de tel n'a été fait [n lr[-w) mjlt) par aucun de ceux qui ont travaillé à '|* leur tombeau (irt^^^ k'I m Us) dans cette nécropole, en ce temps! w

Lignes i3-i5, comparer avec ce passage l'inscription du banquet des ouvriers au Tombeau d' Amenemhel (pi. VIII, et commentaire de Gardiner, p. 36). Cf. aussi la stèle dite de

Pshere-n-Plah , dans Brlgsch, Thésaurus, p. 9 2/1, 1. 11-12 : ^v JJJ^~'nlltfl

11='^ — : ^7^-^=— — ^il récompensa les sculpteurs de la part de (?) ce dieu, et leur fut agréable de toute façon r. — On trouve encore une allusion au travail des ouvriers dans la tombe d'un maître sculpteur, à Kom-el-Ahmar (Sethe, Urkunden, IV, 182, 5-6) : «Les hommes travaillèrent pour moi de bonne volonté : pas un visage qui se montrât chagrin à cause du travail».

Cf. aussi notre inscription 85, 1. 11-1 3 (ci-dessus, p. 162).

Ligne là, je n'ai pas traduit les mots .^=1?*^^''^ '^u)"^ ^^ ^^^ corrige le

signe I, qui est douteux, et si on lit '^m^'"^ au lieu de J*ja^''^î on obtient une phrase à peu près identique à celle qu'on a déjà lue à la ligne 1 3 , et dont on est admis par conséquent à supposer qu'elle a été répétée ici par une inadvertance du graveur. Peutêtre cependant pourrait-on traduire : «je leur fus agréable de toute façon, à savoir (m) à tous ceux qui travaillèrent. . . v.

Ligne i5 rrquand le Roi (tisw) était (encore) dans le Palais 51 : est-ce une nouvelle allusion à l'un des derniers souverains légitimes de l'Egypte, à l'un des Pharaons de la dernière dynastie nationale? Cf. ci-dessus, p. 12, lay, 101, i85.

Lignes i.y-18, comparer avec ce passage, inscription de Zedher le Sauveur, dans Annales

"' n j "jÇ s=> est un passif en tw (lire skÇ.ytœ), comme les deux verbes qui suivent.

12) Même texte, inscr. 82, 1. 1 13.

''' Participe (ir) accompagné de l'habituelle désinence t.

du Serv. des Antiquités, XVIII, p. i5o, 1. isS : Q 1 .. '"'^ -^^ | ^ 'fa '"

» — ^ rr rien de pareil à ce que j'ai fait dans ton temple n'avait été fait par les hommes qui existèrent antérieurement??. Cf. aussi, dans un texte de la XVIIP dynastie, à Karnak, DE RouGÉ, Inscr. hiérogl., pi. GLXXVIII : ^^^^ — ^{ .^ * \ -' J ^i surpassé ce que (mes) ancêtres avaient fait 75, — et autres textes analogues, à toutes époques.

c) Le soubassement (voir pi. 51) est. décoré d'une scène dont l'équivalent se trouverait dans certains tombeaux memphites''l Comme sur le soubassement des trois autres panneaux d'angle, on a représenté un canal encombré de plantes aquatiques, parmi lesquelles se jouent poissons et oiseaux; mais une lutte terrible se déroule dans ses eaux, ou sur sa rive, entre des animaux également redoutables, des crocodiles et des hippopotames. Deux de ces derniers ont assailli un crocodile qui paraît succomber sous la vigueur de leurs coups. Quatre autres hippopotames se dirigent vers le lieu du combat, laissant sur le terrain un second crocodile, déjà mort. Scène traitée avec beaucoup de réalisme, mais malheureusement dans un état de conservation médiocre.

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