‹ Le tombeau de PetosirisChapitre 5 sur 103 · T^^0CT-^IÎ)10C · texte numérisé non relu

T^^0CT-^IÎ)10C

Fig. 9 !').

Ce tombeau est donc celui de TaJ€i5 (abréviation de Ta,<pï€i5 te celle de l'Ibis»; cf. cidessus, p. 21, le nom masculin Oîé'js).

W Réduction au tiers de l'original.

Puis, plus loin :

Fig. 10 '•'.

Ce graffite complète le précédent : la défunte TaJSis était fille de ToOrj;, lui-même fils de TLadœTYi?. Ces noms indiquent qu'à l'époque romaine Thot continuait à avoir des dévots dans le nome Hermopolite.

C'est dans cette chambre que j'ai recueilli l'admirable masque en plâtre, fait directement d'après un moule pris sur le visage d'un mort, qui est conservé au Musée du Caire (salle 0, vitrine M), sous le n" ^fiogS.

Les chambres / et g, qui communiquent avec d, n'ont pu être que sommairement explorées, en raison de l'état chancelant des murs.

Quant à la chambre e, adossée au mur ouest de la chapelle du Tombeau, elle est certainement de toutes ces sépultures la plus ancienne, la plus importante et la plus soignée. Elle mesure 5 m. ^o sur a m. 17 à l'intérieur; les murs, hauts de h mètres, épais de o m. 55, sont en pierre, les blocs provenant de la démolition du toit et des premières assises du Tombeau. La baie qui donne accès à cette chambre était fermée dun double vantail en bois, devant lequel on éleva encore, pour compléter la clôture, un mur de briques crues. Afin que les morts ne fussent pas au contact direct de la terre, on avait construit une plate-forme constituée de dalles de calcaire, très vraisemblablement enlevées au dallage de l'avenue menant au Tombeau. Cette plate-forme s'élevait à 0 m. 78 au-dessus du sol; elle était soutenue par des murs bas, en pierre, qui divisaient le fond de la chambre en cinq compartiments : quatre de ces murs bas, larges de o m. 17, sont visibles sur le plan; un cinquième, épais seulement de 0 m. 06, était appliqué contre la paroi sud de la chambre; contre la paroi nord, pas de mur, mais une simple poutre de bois.

Le sable enlevé, un spectacle assez impressionnant s'offrit aux yeux (voir pi. 58, — 2). Parallèlement à la paroi sud, quatre momies étaient couchées, la tête tournée vers l'ouest : deux portaient des masques de plâtre. Puis venaient trois momies, disposées perpendiculairement aux premières, la tête tournée vers le nord : celle du milieu était revêtue de cartonnages entièrement dorés; sur le visage des deux autres subsistaient les fragments d'un

'^' Réduction au tiers de l'original. — (^' Corriger : ToBrjovs.

masque de plâtre. Trois momies encore s'alignaient, dans la même position que les quatre premières, la tête tournée vers l'ouest : une seule portait un masque. Malgré la pre'caution prise d'isoler du sol les momies, celles-ci cependant étaient dans un état de conservation médiocre : les cartonnages dorés, les masques de plâtre s'effritèrent au toucher et tombèrent en poussière, au point que nous ne pûmes en sauver un seul. Nous ne recueillîmes sur les momies que quelques amulettes sans importance.

A l'époque byzantine, les chapelles funéraires devinrent de plus en plus nombreuses; le niveau du sol ne cessant de s'élever par l'apport continu des sables, elles atteignirent, puis dépassèrent bientôt le faîte du Tombeau de Petosiris, comme on peut le constater en particulier au sud et à l'est. La création de cette nécropole eut pour heureux effet de mettre le monument à Tabri de la destruction. Entre le début de notre ère et le milieu du xix*' siècle, le Tombeau fut en effet ignoré, donc préservé. Je crois que c'est vers 1860 que les paysans des villages voisins en découvrirent l'existence; aussitôt ils se mirent à exploiter, comme une carrière de pierres à chaux, les parties hautes de l'édifice ''l Un peu plus tard, probablement vers 1900, de misérables brocanteurs avaient commencé à détacher des parois quelques figures et quelques fragments d'inscriptions (qu'ils prenaient sans doute pour des cartouches), faisant subir à ce monument les mêmes outrages qu'ils infligèrent alors, on le sait, aux tombes d'El-Berchéh et surtout de Béni-Hasan.

Une exploration clandestine, plus complète, du Tombeau allait certainement avoir lieu en 1919, quand des dissentiments et querelles entre associés nous donnèrent l'éveil et nous permirent, comme je l'ai raconté, d'intervenir à temps.

<*' Les pillards modernes ne sont jamais descendus très bas. Le fait que nous avons retrouvé intact, avec ses cendres, le petit autel dont j'ai parlé ci-dessus (p. 26), la présence de cadavres d'époque romaine sur l'orifice même du puits, prouvent que les fouilleurs clandestins se sont contentés d'explorer les assises supérieures, et de creuser quelques trous le long des murs, sans descendre profondément ni tenter de visiter le centre du monument.

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