APPORTE SON HOMMAGE FUNÈBRE
.Lorsque la dalle fut scellée, Et lorsque le dernier ami Eut quitté la funèbre allée Où rêve le maître endormi,
Un rayon neigea sur les branches ; Et Pierrot, drapé d'un rideau, Parut entre les tombes blanches, Blanc et fluet comme un jet d'eau.
Aussi désespérément blême Qu'aux jours où, posthume et muet, Son fantôme en deuil de lui-même A n'être plus s'habituait,
Il ne parla pas; mais son geste Exprimait un amer souci; Un bouquet, blanc comme le reste, Tremblait à ses doigts blancs aussi ;
Et son expressive mimique Avec les poses de rigueur, Disait, lamentable et comique, Les tristesses de son grand cœur.
Soudain, étrange phénomène!
Dans ce masque égoïste et blanc Se lut toute l'angoisse humaine.
Une larme claire, en tremblant,
Des cils à la fine narine Tomba sans secousse, et de là Sur le col poudré de farine Pour la première fois roula.
Or, dans les cieux, une par une, Les étoiles ouvraient leurs yeux, Et Pierrot pleurait, et la lune Versait des pleurs silencieux.
TeAUL qA<KE$CE-
THÉOTHILE GoâUTIE^
CRITIQUE WUfiA&ÎQAriQUE
•'était dans le théâtre où triomphe Clairville, Où Koning se révèle , où fleurit Siraudin , Entre le côté cour et le côté jardin.
On jouait je ne sais quel pauvre vaudeville,
Et, parmi les écarts d'une prose incivile Que n'aurait pas osé faire Monsieur Jourdain , Au grand esbattement d'un public très-mondain , Les calembourgs salés partaient en feux de file.
Comme un bonze, enfoui dans sa stalle, Gautier, L'œil vague , paraissait absorbé tout entier Par la péripétie en surprises féconde ;
Mais, moi, je l'entendis se redire à mi-voix
Ce vers mélancolique et qu'il fit autrefois :
« Sommeil, dieu triste et doux, consolateur du monde!
DE THEOPHILE GAUTIER. n
Lqâ COUSMETH "DE Lqâ éMO^RJ
}e la Mort, coume Dante, as escri la coumèdi, La coumèdi divino, estranjo; e sens remors, De la Vido amourous, calignères la Mort E, vivent, dins lou cros faguères toun acèdi.
E tant que vers la masco ansin trouvères crèdi En paupant d'uno man soun pitre sènso cor, De Fautro as caressa la Bèuta puro, amor Que de tout la Bèuta nous sèmblo lou remèdi.
N'a jamai oublida que i'aviés fa la court; T'a 'spera cinquanto an, la terriblo mestresso. Un vèspre de malur, sus soun chivau que cour
Arribo à toun oustau... ni glori ni tendresso L/arreston : « Eilavau ta Coumèdi es apresso, Lou ridèu es tira, vène, qu'es à toun tour ! »