DEVANT UN PORTRAIT
DE THÉOTHILE GdâUTIE^
.Octobre i87t.:
il cisèle un camée, il caresse un émail; Vous croyez qu'il écrit Il peint, il sculpte, il grave. ? Pour vaincre sa pensée il ne sait pas d'entrave A tc-uie strophe ailée il jette son tramail.
Capitaine Fracasse, il montrait son plumail Avec les airs cassants du galant et du brave; Mais l'art bientôt l'a pris et l'a fait fort pt grave: Son livre est immortel, d'or en est le fermail. Comme on voit les rosiers aux branches remontantes Sourire aux vendangeurs par leurs fleurs éclatantes, Sa muse est toujours jeune et chante en souriant. Comme on voit dans les cieux l'Aurore aux lèvres roses De son baiser réveiller l'Orient, Ses doigts sous le travail font refleurir les roses.
Octobre 1-878.
J'avais deux compagnons de route sur la terre, Mais la mort a passé deux fois sur le chemin. Et j'ni pleuré deux fois. A qui donner la main Il me faiit maintenant m'en aller solitaire.
Q Théo cher ami d'hier &t de demain!
O Gérard! cher rêveur, dites-moi le mystère Où voyage l'esprit quand la pariétaire Envahit le tombeau? Qutl est le Surhumain?
Où vous retrouverai-je, en la forme première? Mais vous n'êtes pas morts. Vous traversez mes jours. Pour ceux qui les. aimaient, les morts vivent "toujours. Combien qui sont' debout et n'ont pas la lumière La mort vous a couchés dans le froid monument Mais votre étoile d'or s'allume au firmament.
etf'RSèiACiï; HOUSSaiYE. go LE TOMBEAU