‹ Le tombeau de Théophile GautierChapitre 9 sur 14 · DE · texte numérisé non relu

DE

04 TEOUFILE GoAUTIÉ Boufo, boufo, Eisseroî se n'enchau lou soulèu L'auro noun pou de l'astre amoussa lou calèu. Quilo e boundc, grand mar! jamai di dindouleto Tis ausso bagnaran li rapidis aleto.

Niéu sour, contre lou baus pos embandi ti tron: Noun i'entamenaras ni li flanc ni lou front.-- Orne, sus lou Ventour que toun pas escarlimpe! Amount veiras de quant lou doumino l'Oulimpe. E pamens i' a 'n gigant plus fort que l'Eissero Fai pali lou soulèu e tremoula lou ro.

Di négri dindouleto alassarié lis alo E quand pârlo, lou tron n'es qu'un brut de mouissalo. go Hl SQ D'un rai de soun vistoun esvarto l'orre niéu; Soun esperit legis dins l'esperit de Dieu Pouèto, es toun Engèni estrange, que dardaio, E que fis de la Mort e de soun cop de daio.

« FÉLIS G%a4S.

DE THÉOPHILE GAUTIER. 8t

TEOFILO GQAUTIEiC ^ereno; e stanco di vicende umane,

Questa terra inquïeta egli-ha lasciato,

Egli, il Maestro, délie forme. arcane

Innamorato.

Era forte nell' arte era il leone-

Ne possedéa la maestà severa

E Io sguardo ripieno di visione ̃•̃--

E lacriniera.

Risuscitô l'ignota poésia,r

Evocando col suo desir possente

Lo splendore infuocato e la magia

I monumenti sotto il cielo aperto s !ïE la sublime noja del deserto

Senza uha rbsaJO 82 -VU LE TOMBEAU r o Ne disse il Bosforo, ove Fonda bagna L'alte moschée dalle dorate fronti; 1 calli angusti nella dolce Spagna

In mezzo ai monti.

Fu dell' Italia appassionato amante E ne applaudi la gloria e la fortuna; I palazzi il ricordano vagante

Per la laguna.

CantàlaGioja e il Bello, e lapagana Voluttà; délia Forma, e i strani amori Délie cpse, e il désir Tebressza umana

E i suoi colori.ji Eppur sapeva E le immense mestizie de! poeta; Senti tnstéxzanelkiïniprla Atene.}| 3

Pensa alla meta, 1 AI destino, Pianse; il passato ed indagô il futuro., Interroge le: $§ngi, e tese il '.dito s o,I

Verso l'oscuroJ Ï3Q L'occhio profondb air^orizzonte volto Assaliva i confiiii del pensiëro, .J\ #S E il suo sognb vagava ognoi-ipiù sciolto

Oltre il mistero. &3 Or lo ha seguito. Ei che raggiunta avea

Perfezione impeccabil di arola,

Sentiva in se come sepolta dea

L'alma che vola.

E forse già, lassa, dove s'ammanta

La gran luce terribile e superna,

Bello di nuova vita, ardente, canta n ̃? La be1tà eterna.

I.VIGI GUaâL'BO. Tout périra le marbre aussi bien que l'argile. La matière que dompte une savante main N'en saurait recevoir qu'une forme fragile.

Ce qui vécut mille ans disparaîtra demain Car le Temps brise, aidé par la fureur de l'homme, Les œuvres du génie et de l'orgueil humain.

Oui, toujours, ignorant du nom dont on les noircie, Le barbare soldat de Mummius ou d'Athel Mêle la cendre grecque à la cendre de Rome.

Le Dieu que Pnidîas fit jaillir immortel Du Paros, chair sublime où l'Olympe respire, Est rentré dans la terre en tin oant de l'autel Et de plus d'un César, qu'il fut mauvais ou pire, Dont l'orgueil s'incarnait au bronze souverain, On a fondu la gloire et monnayé l'empire Car la foule, en ses jours de colère sans frein, Précipite du faîte et traîne dans la rue Le dieu de marbre ainsi que le tyran d'airain. Sans craindre que jamais elle soit abattue, Dans un marbre ignoré, dans un divin métal, Le Poëte a sculpté lui-même sa st t> Il peut rire du Temps et de l'homme brutal L'insulte de la ronce et l'injure de l'herbe Ne sauraient ébranler son ferme piédestal.

Car ses mains ont dressé le monument superbe A l'abri de la foudre, à l'abri du canon:

Il l'a taillé dans l'or harmonieux du Verbe. ► Immortel et pareil à ce granit saris nom Dont les siècles; éteints ont légué la mémoire, Il chante, dédaigneux de l'antique Memnon:

Car *s^ soleil se lève et l'illumine,. ô Gloire!

,'srr-mVr. W<'josÊÏ®fià'BJot 1>E HEi(E'DIa4.

o£U DE Entre, fantôme cher. 0 mon beau Gautier, entre Dans la chambre où tes vers toujours seront aimés, Et vois, emmanchonnantses pattes sbusson ventre, vO Mon chat Vizir qui dort sur mes livres fermés/j V C'est mon ami, vois-tu, si probe et si fidèle! Toi, tu comprends cela, maître de Ghildebrand?s/>K :n\ Donc, ce soir, viens céans, tandis qu'à lourds coups d'aile Le vent lutte, dehors, dans O mon hôte superbe, assieds-toi,* je t'én.pirie ̃•'><̃;̃ ne! À côté du foyer. Plus de souci cruel.

Et parlons/si tu yeux, d'une bouche attendrie, De ces chats qu'adorait ton cceur spirituel.

Éponine! Enjolras! Don Pierrot de Navarre!

Clëopàtre Zizi ̃– Maigre Béelzébuth Madame Théophile, âme candide et rare \sM Tous sincères et fins, Chats-de-Lettres, salut

Cômpagnons de travail! ménagerie intime!

O grands Chats excellents! Oui, pour avoir conquis

Sà tendresse profonde après sa haute estime,

Vous êtes immortels à présent, Chats exquis!

Loin des bavards pédants, et loin des imbéciles

A lire de beaux vers, un chat sur les genoux,

Comme les rudes jours coulent gais et faciles

Victime du journal, vous en souvenez-vous?

Pour--moi; c'est en lissant le velours de la tête Du chat obscur qui, là, sommeille en ce moment,

Que j'ai dit tes sonnets le plus souvent, poëte,

Oui dans tes livres d'or, voyagé fréquemment.

Mais aujourd'hui ma voix est plus grave et plus lente,

Maître de Childebrand, près de mon humble ami;

Hélas! ton souvenir me rend la main tremblante

Que je passe, rêveur, sur mon chat endormi.

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