SERMON DE COHON SUR LES CENDRES
In die Mémento homo quia terra es
Cinerum et in terram ibis (5). Gen. 3*.
La lune obscure et ténébreuse d'elle mesme affecte la lumière, jusques là que pour en recevoir une parfaicte plénitude, elle ne craint pas mesme d'opposer sa face à celle du soleil, qui, pour punir &i vanger son orgueil, faict si bien que par fois, mettant le globe de la terre en droicte opposition à
(i) F, Duine. Un politique et un orateur nu XVII^ siècle. Cohon, évêque de Xiines et de Dol. Rennes, Simon, 1902, gr. in-8, 72 pp.
(2) Ce serait peut-être le cas d'appliquer à ce jugement de M. l'abbé Duine ce qu'il a fort exactement remarqué à propos de l'ouvrage de M. l'abbé Hurel traitant trop succinctement de Cohon : << C'est l'exécution sommaire d'un prédicateur à peine entrevu» 'p. 27).
(3) Le ms. 9637 du fonds français dont ce sermon occupe les premières pages (fol. 1 v° à 8) est revu par Cohon lui-même. On ne peut donc accuser ici le copiste d'avoir mal entendu.
(4) Fr. 9637. Gr'. plus haut, p. 173^
(5) Signalons une fois de plus cette liberté d'allure dans les citations des livres sacrés. Gen. 6. Terra es et in terram reverleris.