‹ Le Ton de Paris, ou, Les amans de bonne compagnieChapitre 27 sur 44 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Mirville, la Vicomtesse.

Mirville.

Voilà, Dieu merci, mon amie Mademoiselle Bertin partie. Tâchons d'arranger quelque chose en quatre mots. Un rendez-vous et votre portrait.

La Vicomtesse Un rendez-vous, le voilà. Si d'ici à une demi-heure, il ne vient personne, nous serons libres jusqu'à dîner. Mon portrait, de tout mon cœur, en vérité. Mais, comment me faire peindre sans dire pour qui ? C'est embarrassant. Je

verrai si mon père a encore celui que je lui ai donné pour ma tante ; je le reprendrai sous quelque prétexte, et je le ferai copier pour vous.

MiR VILLE.

Vous avez un moyen. Marsal a votre portrait; vous vous brouillerez, il vous le rendra, et vous me le donnerez.

La Vicomtesse.

Je voudrois éviter de me brouiller tout à fait avec lui. Et d'ailleurs, je suis sûre qu'il ne me le rendra pas.

MiR VILLE.

Quand tout sera fini entre vous, je le lui troquerai contre un plan de Gibraltar

que mon oncle m'a donné.

La Vicomtesse.

C'est me faire bien de l'honneur, en vérité... Voilà mon grand-papa, ne

vous en allez point, il ne restera qu'un moment. Appelez Dubois seulement, qu'il

ne nous trouve pas seuls.

MiRVILLE.

Oh ! grand-papa qui dit toujours, en un mot comme en cent. — Dubois, Dubois. (Dubois entre).

La Vicomtesse.

Coiffez-moi vite, Dubois, dépêchez-vous.

Dubois.

Voilà qui est prêt, Madame.

La Vicomtesse.

Oh, ça. Marquis, ne vous moquez pas de mon grand-papn.

MiRVILLE.

Moi ! de toute la famille, c'est lui que j'aime le mieux.

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