‹ Le Ton de Paris, ou, Les amans de bonne compagnieChapitre 40 sur 44 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

La Vicomtesse, Marsal.

Marsal.

Madame la Vicomtesse, il est essentiel de vous dire que j'ai le cœur navré, vous vous en seriez aperçue, si vous aviez voulu vous en apercevoir : vous ne m'aimez plus, Vicomtesse. Ayez la bonne foi d'en convenir,

La Vicomtesse.

En vérité, mon cher Marsal, vous seriez bien injuste si vous doutiez jamais de mon amitié, de mon plus tendre intérêt.

Marsal.

Que ces sentiments sont loin des miens, de ceux que vous m'aviez promis de conserver 1 Je n'ai cependant pas mérité tant de légèreté. Je me consolerois du moins, si je n'étois pas sacrifié à un homme qui vous punira bien de tout ce que vous me faites souffrir : vous vous perdez.

La Vicomtesse (pleurant).

Marsal, quel plaisir prenez-vous à m'affliger? dites-moi... ma conduite, je vous jure. . .

M.IESAL.

Je vous afflige? je vous embarrasse plutôt, vous m'évitez, et je ne vous croyois pas capable de tromper.

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