‹ Le Tong-kinChapitre 6 sur 30 · MILLOT. SHANG-HAÏ · texte numérisé non relu

MILLOT. SHANG-HAÏ

Acheter et expédier à Saigon n.

balles cotonnades de n. pièces. Crédit ouvert à n. banque (ou à comptoir) X piastres.

Acheter et expédier à Saigon n.

fusils Enfield approvisionnés à n.

coups.

Crédit ouvert à n. banque (oh à comptoir) X piastres.

Pour toute indication où l'emploi du mot Tong-Kin serait indispensable, on le remplacerait par le mot « Cambodge ».

Comme on le voit, il est aisé de se convaincre que la mission de Francis Garnier était à double issue

« Si la cour de Hué le secondait, il devait régler un différend avec M. Dupuis et ouvrir au commerce le Tong-Kin et son fleuve, en organisant les douanes sous le protectorat de la France.

a Si, au contraire, les mandarins annamites montraient de l'hostilité, l'amiral était décidé à laisser les événements s'accomplir. » Cette espèce d'alternative dans sa mission, Garnier l'exprimera lui-même plus tard, dans la dernière lettre qu'on ait reçue de lui en Europe, dans sa lettre du 4 décembre 1873 au colonel Yul, de l'armée britannique, citée par Du Caillaud.

« Le gouvernement de Saigon, dit-il, m'a confié une mission politique au Tong-Kin Et me voici, par le hasard des événements, en train de fonder ici soit un protectorat français, soit une nouvelle Chine, suivant le degré d'obstination que montrera la courd'Hué. »

Garnier, avant de se rendre au Tong-Kin, passe par l'Annam. Il s'arrête dans la baie de Tourane. Au commencement de novembre, il arrive en vue du delta. La petite troupe remonte le Taï-Binh, sorte de Song-Koï annexe, qu'on peut comparer au Lech, ou plutôt à l'Yssel, dans les bouches du Rhin. Dans la soirée du 3 novembre, à l'entrée du canal Song-Chi qui mène à Hanoï, la flottille mouille, et Jean Dupuis vient abord de son bateau le Mong-Hao, rendre visite à Francis Garnier. L'ex-

pédition, remorquée dans le canal, entre à Hanoï, le 5 novembre, au milieu de la population tonkinoise, qui la reçoit avec joie, mais sans que les Annamites daignent assister au débarquement.

Dès le début, les représentants de la cour de Hué froissent Garnier et ses soldats. On assigne au corps expéditionnaire, comme logement, une misérable auberge située au centre de la ville. Indigné du procédé, Garnier se rend directement à la citadelle, en force la porte et obtient qu'on mette à sa disposition une vaste enceinte, le camp des lettrés, avec de larges appartements à l'intérieur.

La garnison annamite de Hanoï était commandée par un vieux maréchal, ennemi juré de la France, adversaire de nos soldats en Cochinchine, Nguyen-Tri-Phuong. La première entrevue de Garnier avec le chef des troupes ne laissa pas d'être froide, malgré l'obséquiosité de l'interlocuteur annamite. De plus, Nguyen fait donner le fouet à un doï (capitaine) qui, à l'entrée de la citadelle, a présenté les armes à Garnier ; Garnier exige aussitôt que le doï soit remis en liberté.

Dès que l'expédition est installée dans la demeure qui lui est concédée, Garnier adresse deux proclamations : une à ses troupes, l'autre aux indigènes. Les deux documents sont empreints de la vive et large sympathie qui animait Garnier à l'égard des soldats et des Tonkinois. Aussitôt après, les négociations commencent. Garnier n'est pas écouté, malgré son langage conciliant. Il épuise tous les moyens compatibles avec l'honneur, puis se résout à accomplir un coup d'éclat pour rétablir son prestige diminué par tant de longanimité et de bienveillance. Il écrivait à ce moment : t Le 15 novembre, j'attaquerai la citadelle, j'arrêterai le maréchal et l'enverrai à Saigon sur un des bateaux de Dupuis que je requerrai pour la circonstance. Cependant, il ne s'arrête pas inflexiblement à sa détermination, il attend quatre jours de plus qu'il ne se l'était promis. Enfin, lassé par l'obstination des Annamites, il se décide à prendre l'offensive. Il envoie un ultimatum, le 19, au maréchal. Puis il se prépare à l'attaque de la citadelle.

Garnier n'a sous ses ordres qu'une poignée de soldats. Encore, grâce à un renfort qu'il vient de recevoir, le corps expéditionnaire se porte-t-il à onze bouches à feu, et à deux cent douze hommes. Les nouvelles troupes valent celles qu'il a amenées . Elles sont commandées par des officiers héroïques, comme l'enseigne de vaisseau Balny d'Avricourt, l'enseigne Bain de la Coquerie, le médecin de marine Harmand ; les trois aspirants,

Hautefeuille, Perrin, Bouxin, et l'aide-médecin Dubut, vaillante cohorte prête à combattre énergiquement.

La citadelle est emportée le 20 novembre. Francis Garnier, en personne, essaie d'enfoncer la porte de la citadelle. Les haches se brisent. Garnier s'aperçoit que le haut des portes est garni de barreaux; il s'accroche au rebord, malgré les balles et les boulets ennemis, passe à travers la grille, et saute dans l'intérieur de la forteresse, le revolver au poing. M. de Trentinian le suit, la citadelle est prise. Les deux canonnières françaises embossées dans le fleuve et qui, sous les ordres de M. Balny d'Avricourt, ont couvert la place de projectiles, cessent le feu. Le pavillon aux trois couleurs flotte sur la tour d'Hanoï, trentecinq minutes après le commencement de l'assaut. 80 morts, 300 blessés, 1,000 prisonniers, parmi lesquels la plupart des mandarins : tels sont nos trophées. Nguyen est au nombre des blessés et des captifs. Garnier n'a pas dans sa vaillante troupe une seule mort à regretter, une seule blessure à constater. Deux cents soldats et marins, grâce à un chef habile, ont enlevé une place défendue par sept mille fantassins.

Le jour même où la citadelle est tombée en son pouvoir, Garnier, désireux d'empêcher le ralliement des fuyards, envoie M. Bain, avec quarante hommes et une pièce de canon, s'emparer du fort de Phu-Hoaï, à six kilomètres de la capitale. M. Balny d'Avricourt, accompagné du docteur Harmand,serend devant Hung-Yen, que les mandarins rendent sans résistance. Le Phu-Hy est bientôt occupé. Enfin le premier décembre, Hautefeuille,un héros de vingt ans, s'empare de la sous-préfecture de Gia-Lans, dans la province de Bac-Ninh. En dix journées, les quatre départements de la province d'Hanoï, la province de Hung-Yen tout entière, appartiennent à la France !

Garnier ne commet pas la faute de s'arrêter. Il donne l'ordre à M. Balny d'Avricourt d'eLtrerdans la province de Haï-Dzuong, une des plus fertiles et des plus peuplées du Tong-Kin. Il lui importait d'occuper ses ports, qui présentent d'excellents mouillages, et surtout de tenir Haï-Dzuong. Balny commence l'attaque contre la citadelle du chef-lieu en couvrant de boulets les remparts, puis il débarque avec ses marins qu'il entraîne au pas de course. Une faut pas songer à escalader les murailles que leur hauteur protège. La position devient critique. Les servants des pièces placées dans les bastions pointent sur la petite troupe: des pierres, des briques pleuvent sur les assaillants. Tout à coup, le docteur Harmand renouvelle l'exploit qui a si bien réussi à Francis Garnier dans l'attaque d'Hanoï; il re-

marque que le haut de la porte est surmonté d'une grille en bois, il la brise à roups de revolver, et, derrière lui, Balny saute par la brèche dans la place. La citadelle est prise.

Pendant que Balny réussit à Haï-Dzuong, les autres compagnonsde Garnier, et Garnier lui-même, triomphent sur d'autres points.

Hautefeuille s'empare de Ninh-Binh, située, comme le Phuly, sur le Daï, bras occidental du fleuve ; il déploie une étonnante hardiesse. Il n'a pour tout équipage que huit hommes sur un canot à vapeur ; pour toutes munitions que six obus, six boîtes à mitrailles, et 250 cartouches. Ninh-Binh, bâtie entre deux rochers couronnés de batteries qui dominent l'eau, dispose de 1,700 défenseurs; un barrage s'élève dansle fleuve. Hautefeuille brûle les barques amarrées devant la ville, saute sur le quai, suivi de cinq hommes, appréhende le gouverneur de la place et lui déclare que, si, dans un quart d'heure, il n'est pas introduit danslacitadelle, il lui brûlerala cervelle. Le gouverneur éperdu signe la capitulation. Huit hommes se sont emparés de la ville qui, du côté du sud, forme la clef du Tong-Kin : un adolescent les a conduits à l'honneur et à la victoire !

La prise de Nam-Dinh est l'œuvre personnelle de Francis Garnier. Ses lieutenants ont vaillamment lutté; il continue leur glorieuse tâcheet la couronne parune admirable action d'éclat. Use présente devant la place sur sa canonnière le Scorpion, dont le mât de misaine est bientôt atteint par un boulet en marbre. Garnier envoie l'aspirantBourin feindre une attaque sur la porte du sud-est et se dirige vers la porte de l'est avec quinze marins. Il est reçu par un feu nourri. Tout à coup, il avise des chevaux de frise et en faitmâter un contre le rempart. L'escalade s1opère aussitôt. Un marin, nommé Robert, a l'honneur de devancer Garnier, qui lui dit un mot digne des héros anciens :« Pour cette fois seulement, je te cède » et ne monte que lesecondà l'assaut. Les Annamites s'enfuient précipitamment. Garnier donne le docteur Harmand comme gouverneur aux habitants. Pour surveiller uneprovince d'environ deux millions d'hommes, M. Harmand dispose d'un détachement de vingt-cinq hommes !

« N'est-il pas vrai que ces faits d'armes semblent appartenir à la légende bien plus qu'à l'histoire (1)? Il court dans tous ces événements, dans ces combats et ces prises de forteresses, comme un souffle de gigantesque épopée. Ne peut-on pas, en parlant de Garnier et de ses lieutenants, rappeler les faits hé-

(1) Francis Garnier, par Edouard Petit, pages 225 et suivantes.

roïques des Balbao, desCortez, desPizarre, des Conquistadores espagnols et portugais, quiont étonné le monde du xvie siècle ? Que penser de ces officiers de marine et de leur chef, qui a\ec des troupes de huit à dix hommes, s'emparent de vastes citadelles, et qui, au lendemain de la conquête, savent se transformeren administrateurs consommés?LesAnglais ont-ils, dans les annales de leur histoire maritime, des pages qui vaillent celles que Garnier et ses émules ont écrites avec leur épée ?

« F. Garnier, après la prise de Nam-Dinh, peut aspirer à un légitime repos. Des milicessont organisées; des volontaires accourent se ranger sous le drapeau aux trois couleurs; lesTonkinois considèrent le jeune vainqueur comme un libérateur. Tout semble pacifié ; le delta presque tout entier reconnaît l'autorité de la France. Il semble que la réussite est assurée. Garnier approche du but qu'il s'est assigné. Il compte doter sa patrie d'un monde ; il espère réaliser le plan de Dupleix. L'Indo-Chineorientale serapourla France l'équivalent del'Ind.; perdue au xvirr3 siècle. Mais, au moment même où le triomphe l'attend, Francis Garnier court à sa perte. »

Au moment en effet où il se décide à frapper un coup décisif et à se porter sur Son-Tay, ville occupée par un générnl annamite et par des Chinois aux pavillons noirs, et d'où partent sans cesse des bandes de pillards, au moment où il veut s'emparer du refuge où s'abritent les pirates qui infestent le cours du Song-Koï, où il a dressé le plan de l'opération avec Dupuis, où tout enfin est prêt pour l'attaque etpour la victoire, il reçoit, le 19 décembre, la nouvelle que lacour de Hué demande à traiter, et il voit arriver à Hanoï une ambassade annamite. Mais les envoyésde Tu-Duc n'apportent pas avec eux lapaix ; ils apportent la trahison. Les négociations s'engagent promptement. Le dimanche 25 décembre, Francis Garnier prend une légère collation et se rend dans le Yamen (logement) du maréchal Nguyen pour savoir ce que les ambassadeurs ont à lui proposer. A ce moment, à dix heures du matin, Mgr Puginier, vicaire apostolique du Tong-Kinoccidental, apprend quel'armée deSon-Tay, précédée par les Pavillons-Noirs, s'avance vers la citadelle. U fait prévenir aussitôt le chef de l'expédition.

« M. Garnier, dit Dupuis dans son Journal de voyage, s'est dirigé immédiatement au pas de course de ce côté, en disant à son domestique, d'aller lui chercher son revolver et de le lui apporter sur les remparts. Mais il avait déjà été devancé par quelques-uns de ses hommes, et quelques coups de chassepot avaient plus que suffi pour faire disparaître les bandits der-

rière les bouquets de bambous qui entourent les villages. Une pièce de quatre de montagne arrivait, à ce moment, pour prendre position.

« M. Garnier, furieux de cette provocation et voyant que les bandits étaient à l'abri de ses atteintes, dit à ses hommes qu'il était inutile de mettre la pièce en batterie et qu'on allait poursuivre l'ennemi.

€ Il prend avec lui douze hommes et la petite pièce de quatre, et sort par la porte du sud qu'il fait ouvrir. Il fait 5 ou 600 mètres en cheminant sur une digue, mais comme celle-ci se dirige trop à gauche de la direction prise par les bandits, il laisse là la pièce de quatre et les trois nommes qui la conduisent et coupe à travers champs avec les neuf hommes qui lui restent.

« Gomme les touffes de bambous lui cachent l'ennemi, il fractionne sa petite troupe en trois, donne aux deux premiers l'ordre de se porter à droite et à gauche pour se rejoindre plus loin, pendant que lui marche de front, suivi de trois hommes. Au bout de 11 à 1,200 mètres, M. Garnier parvient aune digue derrière laquelle les Pavillons-Noirs se tiennent cachés. Comme il cherche à la gravir, les yeux fixés sur le sommet de cette digue, il n'aperçoit qu'un petit fossé d'écoulement qui se trouve au bas, il trébuche et tombe dans le fossé, à proximité de touffes de bambous où se cachent des Pavillons-Noirs. Avant que M. Garnier ait eu le temps de se relever, ceux-ci se précipitent sur lui et le percent de leurs lances. A ce moment, les trois hommes de M. Garnier se trouvaient à plus de 100 mètres en arrière de leur chef. L'un d'eux reçoit une balle qui frappe le canon de son fusil et l'atteint par ricochet à la tempe droite. Les trois hommes, voyant M. Garnier enveloppé, s'effraient et se sauvent vers la citadelle. Les Pavillons-Noirs, maîtres du pauvre Garnier, lui coupent la tête et se sauvent avec leur trophée sans être inquiétés.

« Le sergent qui marchait vers la droite, ne voyant pas apparaître M. Garnier, après les coups de feu qu'il vient d'entendre, revient sur ses pas et trouve son corps ensanglanté qu'il ramène à Hanoï. Le corps avait été transporté sur la chaussée de la digue, en face du fossé où M. Garnier était tombé. Une de ses batteries se trouvait à quelques pas de là. » A quelques mètres de distance, M. Balny subissait le même sort que Garnier.

« J'ai causé longuement ce soir, ajoute M. Dupuis, avec le sergent Champion, qui suivait M. Garnier au moment où il a été tué. Il m'a dit que les deux hommes qui l'accompagnaient l'a-

vaient abandonné lâchement. Suivant lui, ces deux hommes se trouvaient en arrière et se sont sauvés sans songer à défendre leur chef. Il s'en est trouvé un qui a eu la faiblesse de raconter qu'il a entendu M. Garnier crier : « A moi, mes braves! venez, nous les battrons ! » M. Garnier cherchait à se défendre avec son revolver; mais, une fois ses six coups tirés, il n'aura pu le recharger.... »

22 décembre — « En passant devant le Yà-men du maréchal, j'entre pour voir le corps de M. Garnier. Il est au milieu des deux marins. Rien d'horrible comme de voir ces cadavres sans tête. Ils sontlà, étendus sur lapaille, telsqu'ils ont été apportés hier soir. M. Garnier a le bras droit écarté, celui de gauche ramené le long du corps ; le pied droit est chaussé d'une bottine, l'autre n'a qu'une chaussette blanche. Les vêtements sont en lambeaux, le corpsest couvert de blessures faites parles sabres el les lances. La poitrine est ouverte, le cœur arraché.... et la peau du bas-ventre enlevée.. . les deux mainssont crispées... Je lui serre pour la dernière fois et bien fortement sa pauvre main droite glacée, en lui jurant qu'il sera vengé. »

Ainsi mourut Francis Garnier. Ainsi tomba au champ d'honneur l'explorateur du Mékong, qui avait révélé au monde les secrets de l'Indo-Chine centrale, le littérateur délicat, émule de Jacquemont, l'artiste qui avait su,danssessouvenirs de voyages, ciseler des pages charmantes, le hardi politique, le grand capitaine, le colonisateur de génie! Il expira comme un héros sur cette terre du Tong-Kin qu'il avait conquise à la France ! Quand on repasse dans leur ensemble les événements de sa vie si courte mais si bien remplie, l'on constate « qu'un seul désir, une seule idée, une seule passion préside à l'ensemble comme au détail d'une telle existence. Francis Garnier, géographe, explorateur, écrivain, commerçant, économiste, conquérant, pacificateur, a toujours, sans connaître ni obstacle ni découragement, voulu, poursuivi, et obtenu le triomphe de l'influence française dans la péninsule indo-chinoise. « Voilà dix ans, écrivait-il, le 10 septembre 1873, à M. Levasseur, queje suisattelé à cette idée de l'Indo-Chine française. » C'est pour cette idée qu'ila lutté et succombé ! C'est par cette idée que ce précurseur et ce martyr a conquis l'immortalité (1) ».

Sa mort, dans la journée du 21 décembre 1873, devait être la cause de bien des désastres. Toutefois les conséquencesde sa fatale disparition ne se firent pas sentir sur-le-champ. Car les lieute-

(1) Francis Garnier, par Ed. Petit.

nants du glorieux défunt ne cessèrent pas d'imiter la politique qu'il leur avait léguée. M. Esmez,le second de l'expédition, règle tout avec intelligence et avec dévouement. M. Hautefeuille, à Ninh-Binh, se signale par une incroyable activité, par un véritable talent d'administrateur. Le docteur Harmand obtient le même succès dans la province de Nam-Dinh ; dans la province de Haï-Dzuong, grâce à M. de Trentinian,la position des Français est meilleure encore. L'œuvre de Francis Garnier semble lui survivre. M. Esmez reprend les négociationsavecles ambassadeurs de Tu-Duc, le souverain de l'Annam, quatre jours après la mort de son chef, et leur impose des conditions de paix honorables, assurant la liberté du commerce sur le Song-Koï. Mais bientôt, hélas ! les larges projets, les idées patriotiques de Francis Garnier sont anéantis en quelques heures par l'arrivée d'un négociateur qui joue au Tong-Kin le rôle que jadis, au temps de Dupleix, Godeheu avait joué aux Indes l

Page 1