‹ Le Tonkin et la mère-patrie; témoignages et documentsChapitre 18 sur 25 · QUALITES DE LA RACE · texte numérisé non relu

QUALITES DE LA RACE

Laissons ici encore à ceux qui ont vu, le soin de nous dire ce qu'est le peuple tonkinois et ce qu'il vaut.

Les peuples du Tunquin sont aussi tous idolâtres ; ils sont naturellement doux et pacifiques, et condamnent les emportements de colère ; ils ont naturellement la voix douce et «agréable, la mémoire heureuse, et dans leur langage qui est fleuri, ils usent sans cesse de belles comparaisons ; ils sont fort affables, surtout aux étrangers et aiment les gens scavans (sic) ; la noblesse se peut acquérir chez eux par la science.

{Relation de la découverte du nouveau royaume du Tunquin (sans nom d'auteur), 1702.)

Mais ce qui me frappa tout d'abord, ce fut de voir,

avec une population aussi douce, avec une culture aussi

riche, le fleuve désert, presque absolument dépourvu de jonques ou de bateaux de quelque importance. Çà et là quelques petites pirogues, et voilà tout. Cela tient à ce que le commerce n*existe pas au Tonkin. Chaque chef de famille cuhive ou fait cultiver par ses serviteurs ce qui lui est nécessaire pour vivre et payer l'impôt, qui se paie en denrées, en riz surtout. Comme Thabitaut a dVbord à se nourrir, puis à payer Timpôt et à nourrir tout Tempire d'Annam, qui ne produit presque rien, et comme la population est très serrée, il en résulte que^ malgré cela, on voit peu de déserts incultes ; espérons que sous notre influence, cet état de choses changera, que le gaspillage incroyable qui se commet disparaît ra, que les cultures de riz feront place peu à peu à des cultures coloniales rémunératrices, et que nous verrons bientôt le fleuve du Tong-King couvert de barques aux joyeuses banderolles de toutes couleurs, comme en Cochincbine.

(Souvenirs du Tong-King, par le Docteur Harmand, 1873.)

L'Annamite est bon et tranquille ; il a de Tesprit et il sait s'en servir; il a du cœur et de la générosité. Il adoptera -donc une législation qui est toute faite, qui est sage dans Tensemble de ses prescriptions et qui peut lui servir au besoin; mais, dans la pratique, il la modifiera dans ce qu'elle a de trop dur, de trop sévère et de trop sujet à de graves inconvénients...

La femme annamite n'est point esclave, elle jouit au con-» traire d'une grande autorité dans le ménage, et elle y est toujours honorée quand elle s'y conduit bien... La vieillesse des vieux parents (père aussi bien que mère) est heureuse et prospère, et on leur rend avec, je crois, plus d'affection et de dévouement que chez aucun peuple, sur le retour de leur âge, ce qu'ils ont dépensé de peines et de sueurs pour l'éducation de leurs enfants.

Les femmes, au Tong-King et à la Cochinchinc, ne sonl pas à petits pieds et retenues, comme en Chine, à la maison. Exiles vont aux champs dont cl!esfonten grande partiela culture, les hommes étant dérangés pour le service de la milice et les corvées du roi, des mandarins et de la commune. Elles vont presque journellement aux marchés de la contrée pour vendre leurs petits produits, acheter ce dont elles ont besoin et entretenir ainsi le ménage. Elles se donnent une peine infinie pour tout cela, et sans elles, il serait impossible à la grande majorité des familles, de vivre tant soit peu honorablement. La vie extérieure qu'elles mènent leur donne une habitude de réflexion, de retenue et de force de caractère qui relève ordinairement leurs brillantes qualités de l'esprit et du cœur. Les enfants ne voient pour ainsi dire qu'elles dans le ménage, et ce sont elles qui, seules à peu près, les soignent, les reprennent et les châtient. Elles doi- Tent donc prendre un ton d'autorité et de commandement que les enfants respectent et que les maris nécessairement supportent avec plaisir. Du reste, elles se font un devoir d'observer les coutumes. Elles n'appellent jamais leurs maris que maîtres (thây), ou père (cha). Elles leur feront honneur, elles les serviront ou veilleront à ce qu^ils soient servis ; et devant les étrangers, jamais elles ne s'asseoieront avec eux ou avec leur fille aînée...

On ne verra jamais les parents rejeter leur enfant, comme en Chine, parce que c'est une fille dont ils ne veulent pas^ ou parce que c'est un être mal conformé. Les filles, dans ce pays, font aussi bien et mieux la fortune de la maison, par leur industrie et leur assiduité au travail que les garçons. L'avenir d'un ménage est assuré quand il y a beaucoup de filles dans la famille. Pour les petits estropiés en naissant, on les plaint, on en a piiié et on les élève eomme les autres... On ne verra jamais un Annamite se plaindre de ce qu*il a trop d'enfants.

(Aperçu tur la Géographie, etc.^ du royaume d^Annawy

document officiel publié par le Courrier de Saîganj 1875-76.)

Du côté de la rivière Noire, d'après M. Gouin :

Comme dans le bas Tonkîn, la population est douce, curieuse et timide. Elle nous a donné de nombreuses marques de respect, quelquefois mêlé de crainte.

Du côté de la rivière Claire :

Les habitants qui, lors de mon premier voyage, s'étaient un peu habitués à nous, ne tardèrent pas à entourer la canonnière de leurs sampans, venant les uns pour nous vendre du poisson, les autres par simple curiosité. Je fis monter les notables à bord, qui s'en allèrent ensuite ravis... Les maisons sont propres et bien bâties ; aussi les habitants que favorise cette nature privilégiée paraissent-ils plus à Taise que dans le bas Tonkin ; ils sont, en général, mieux portants et plus proprement vêtus.

En remontant le fleuve Rouge, plus haut que Hanoï :

La population est ce que nous la connaissons déjà : douce, curieuse et craintive.

{Une mission au Tonquin, par le lieutenant de vaisseau Gros-Devaud, 1871.)

Entre les diverses localités, il existe souvent une grande dift'crence de caractères. Certaines populations sont très honnêtes et très simples. La classe la meilleure est celle des agriculteurs ; la pire est celle des mandarins.

{Lettre de Mgr Retord, vicaire apostolique au Tonkin,

citée dans le Bulletin de la Société de géographie^ 1880.)

Passif au delà de toute mesure, le Tonkinois endure ses malheurs avec une curieuse insouciance. Il est sobre, et dans un pays réellement riche, cette qualité mérite une grande considération. Il donne à là terre un travail et des soins inimaginables, et résume en quelque sorte toute son intelligence dans l'agriculture, comme tous les primitifs.

La sobriété du Tonkinois, son habilité comme « remueur de terre, » mériteraient considération ; sa servilité et son indolence même deviendraient une garantie dans certaines circonstances. Sous un régime équitable, des aptitudes guerrières, aujourd'hui comprimées, renaîtraient peut-être.

(Étude d'ensemble du Ton^m, par le Docteur Maget, 1880.)

Ceux qui ont longtemps vécu parmi eux, les comparent à des enfants; ils en ont la douceur, l'humeur superficielle, et aussi les courtes colères irraisonnées.... A voir qu'il n'est pas un arpent qui n'ait été remué et remanié pour être approprié à ce système agricole, on songe avec stupéfaction à rénorme travail accumulé par les générations qui ont soumis le pays tout entier. Mais aussi quelle population ! J'ai visité les deux tiers de l'Europe, et nulle part, sauf dans notre département du Nord, et dans quelques districts de la Belgique, je n'ai vu d'agglomérations aussi rapprochées... J'avais toujours trouvé, à part moi, fort exagéré les chiffres des habitants que l'on attribuait au Tonkin ; maintenant, je suis convaincu que la vérité est du côté des totaux les plus élevés.

Quand on parcourt le Tonkin, on est émerveillé du nombre extraordinaire des villages, de l'étendue de beaucoup d'entre eux, de la surabondance de la population. Cette masse de 121 à 15 millions d'habitants est fort imposante.

rien que par le nombre... Nous trouTons au Tonkin une société aussi fortement organisée que la nôtre, avec la commune plus indépendante qu*en France, à la base, et des cantons, des arrondissements, des préfectures, la séparation des pouvoirs, et de grands services publics.

{De Paris au Tonkin, par Paul Bourdb, correspondant du Temps ; 1883-1883.)

Le Tonkinois diffère peu des Annamites de la Basse-Cochinchine ; il est doux, craintif, se dési^téresse des affaires politiques, mais manifeste toutefois son aversion pour le gouvernement de Hué, et s'est montré attaché à la race nationale des Lé. La population est laborieuse, aussi ne rencontre-t-on pas, comme en Cochinchine, des gens présentant les apparences d'une misère sordide. Elle est surtout agricole, bien qu*on rencontre des pêcheurs, des potiers et briquetiers de pi*ofession.

Les femmes, un peu plus fortes que dans notre colonie,, travaillent beaucoup : dans les campagnes elles cultivent les rizières; à la ville elles se livrent au négoce, tiennent les boutiques, même celles des Chinois. Sur les fleuves et les arroyos, elles conduisent les sampans.

{Le Protectorat du Tonkiity par MM. Bouinais et Paulus,

L'Annamite, dît M. de Ricaudy, dont le caractère est fait des contrastes les plus frappants, est extrêmement facile à gouverner. S'il a par moment la férocité du tigre, la douceur et l'apathie morale lui ont été insufflées dès le berceau, et, habitué à Tobéissance, il cède toujours devant la . raison du plus fort.

{Lettre adressée du Tonkin à la Société des études coloniales et maritimes, par M. de Ricaudy, 1888.)

Citons encore Topinion de M. Richaud :

La population du Tonkin est vigoureuse, active et laborieuse. J*ai parcouru les provinces de Bac-Ninh, j'ai été cn)erveillé du soin qu^ils apportent à la culture de leurs champs; il n'y a pas un pouce de terre perdu, et dans ce pays où, je vous le répète, il y a tant de terres incultes, on croirait, à voir le soin qu'ils prennent à utiliser les moindres parties du sol, que la terre y a la môme valeur qu'aux environs de Paris.

(Discours de M. Richaud, Gouverneur général de Tlndc- Chine, au Conseil colonial, 1888.)

Quant aux Muongs qui vivent dans les montagnes, et du côté de la Rivière Noire :

Ce sont des races de montagnards vivant de la culturedu sol en môme temps que de la chasse. Ils sont, en général, plus robustes que les Annamites de la plaino» et leur caractère franc et ouvert nous est plus sympathique.

(Rapport de M. Paul Bournat, délégué des Chanjbres di> commerce françaises, 1885.)

Les Muongs ont conservé leurs mœurs et leurs coutumes à un degi'é différent de pureté suivant le contact plus ou moins fréquent qu'ils ont eu avec les envahisseurs. Leur langage parliculier est siamois ou thaï, ainsi que leur écriture qui est phonographique au lieu d'être idéologique comme celle des Chinois.

Le type muong est plus beau que le type annamite, le teint plus clair, l'ossature plus vigoureuse; ils ont les pommettes moins saillantes, le nez moins aplati. Les femmes nese font point laquer les dents en noir ainsi que dans 1& Delta. •

... Les Muongs sont essentiellement agriculteurs , au moins dans la région qui nous occupe (la province de Lang-Son) ; ils habitent les cirques et les vallées formés par ces collines mamelonnées dont nous avons déjà parlé...

Cette race, désignée sons le nom générique de Tho-Dan (habitants de la terre, du sol), est la race aborigène. Les Annamites (Giao-Chi, ceux qui ont les orteils écartés) sont les conquérants et ont refoulé les premiers habitants jusque dans la région montagneuse.

{Onze mois de séjour à Lang-Sotiy par le D' F. Diacre, 1888.)

Une colonie n'a de valeur qu'autant qu'elle est exploitée par une population paciGquo, organisée, adonnée à Tagriculture, à l'industrie et au commerce. Ces conditions de prospérité existent en Indo-Chine. Aucun peuple de TAsie ne vaut les Annamites pour nous, car ils sont avant tout agriculteurs et désireux de' la paix.

(L'Annafn et le Tonkin^ par M. Paulin Yial, ancien Résident supérieur au Tonkin, 1886.)

.... Une population laborieuse qui travaille et qui vit au meilleur marché que Ton puisse imaginer, qui se trouve dans une contrée où abondent sur place tous les produits des pays tropicaux et, à petite distance, tous les métaux, les \

bois, la houille, sans parler des cultures que nous pouvons introduire sur les plateaux dont Paltitude permettra aux Européens d'y venir et d'y travailler. Donnons à ce peuple l'outillage économique qui lui fait complètement défaut, et nous aurons, à bref délai, un foyer de production industrielle qui deviendra plus considérable que la Belgique.

Tous les rapports s'accordent à déclarer que le Tonkinois, comme ouvrier, a des qualités précieuses : la patience, le

don d'imitation, la docilité, le désir d'arriver à se distinguer. Il est bien supérieur, sous ce rapport, au Chinois qui croit tout savoir, surtout n'avoir plus rien à apprendre des Européens et est, en outre, très difficile à gouverner, parce qu'il appartient toujours à une association secrète.

(La colonisation française au Tonkin^ conférence de M. Garreau, ancien Commissaire de la marine, à la Société d'Economie socialey Paris, février 1887.)

D'une note insérée dans le Bulletin de la société iTÊconomie sociale, par M. Garreau, il résulte que dans les campagnes les salaires sont de 15 à 20 centimes; dans les villes, entre indigènes, de 25 à 30 centimes, toujours sans nourriture. A l'arrivée de notre corps expéditionnaire, nous avons fait hausser immédiatement les salaires en donnant 80 centimes et 1 franc aux hommes qui suivaient nos troupes comme porteurs. Aussi existe-t-il maintenant deux prix : l'un pour les indigènes, l'autre pour les Européens ; mais en admettant que ce dernier s'élève encore, il y a de la marge avant qu'il n'atteigne les prix d'Europe.

M. Paulin Vial, que nous venons déjà de citer, a été longtemps directeur de l'intérieur en Cochinchine; il devint résident supérieur au Tonkin, sous le gouvernement de M. Paul Bert. C'est un des hommes qui connaissent le mieux l'Extrême-Orient et le Tonkin. Il a observé particulièrement la po--

pulation de ce pays, ses manières d*être, ses aptitudes. Puis, avec une grande élévation d'esprit, il nous expose ses vues personnelles à ce sujet, les qualités précieuses de cette race, et le parti que nous pouvons et devons en tirer. Cet exposé fera certainement une vive impression sur le lecteur. On a dit qu'il serait impossible de rien faire des Annamites; M. Vial combat cette opinion :

Notre moyen d'action sur les fonctionnaires lettrés est tout indiqué. Ce n'est point par la terreur que nous pourrons dominer les individus susceptibles qui ne craignent pas la mort, et qui se tuent Yolontairement sur un ordre de la Cour. C'est par Tamour-propre, c*est par des ménagements habiles, en améliorant leur situation, en leur laissant entrevoir le but élevé que nous poursuivons, en les asso» ciant franchement et loyalement à notre œuvre. Il est nécessaire aussi de faciliter Taccès aux emplois, des hommes de la classe moyenne, de créer une masse de gens attachés à notre cause et vivant par nous, au milieu de la population des villages Le peuple, doux, timide, formaliste,

était inquiet. Bousculé dans les rues et sur les routes, assujetti à des corvées pénibles et irrégulières, il craignait de voir porter atteinte à ses institutions, à ses usages, à son culte de la famille qui est beaucoup mieux observé au Tonkin que dans la Cochinchine. Chez ces hommes qui sont susceptibles, la politesse est méticuleuse... Les brusqueries des Européens, les brutalités de quelques ivrognes les désolaient. S'ils tiennent à leurs usages, s'ils désirent voir améliorer leur sort, s*ils sont attachés étroitement à leurs villages qui constituent de véritables associations privées, ilâ n'ont pas le patriotisme national qui anime les Occidentaux... L*Ànnamite se soumet volontiers aux ordres d'un

chef, il supporte avec impatience les vexations d*iin subalterne, il aime à connaître celui qui le commande, et il lui obéit avec une respectueuse affection, avec un véritable déyonement. Il a besoin d'être dirigé et commandé. Il a com* pris toute Timpuissance de ses anciens chefs.

{Un voyage au Tonkin^ par M. Paulin Vial, ex-résident supérieur, 1887.)

M. de Lanessan, lui aussi, a été touché des qualités véritables et solides du peuple tonkinois; il en trace un tableau fort remarquable :

Au point de vue ethnique, je Tai dit, les Annamites sont les descendants d'une colonie de Chinois... Les Annamites sont donc bouddhistes^ mais comme peuvent Têtre des peuples qui ont abandonné la mère patrie... Ce sont des bouddhistes dégagés de toute idée de culte; c'est le seul peuple au monde, peut-être, qui n*ait pas de prêtres d'aucune sorte. Il vit dans une religiosité familière; c'est le père, c'est le chef de la famille qui est le prêtre véritable de cette famille, et le seul autel que TAnnamite connaisse, c'est celui qu'il dresse au fond de sa maison et sur lequel sont établies les tablettes des ancêtres, où sont inscrits et les noms et les actes mémorables qu'ils ont pu accomplir... Ils font disparaître de la tablette des ancêtres les noms de ceux qui ne sont pas dignes de voir toute leur postérité s^incliner devant eux.

Gela va très loin souvent. Permettez-moi à ce sujet, de vous citer un fait.

Il y a quelques années, un homme fut condamné par nos tribunaux pour avoir commis une faute contraire à Thonneur, pour avoir refusé de reconnaître sa signature au bas d'un acte public, et pour avoir essayé de suborner les

membres de Tadministration française. Envoyé au bagne, il en fut plus tard retiré pour des motifs que je n*ai pas à chercher; mais acquitté par notre justice, il ne le fut pas par sa famille, et à Theure qu^il est, ses, enfants ne lui permettent d^aller s*agenouiller ni devant Tautel des ancêtres* ni sur le bord de la tombe où reposent ceux qui sont morts. Cet homme est considéré par eux comme ayant commis une faute assez grave pour que la famille ne puisse plus l'accepter dans son sein. Que la société en fasse ce qu'elle voudra, disent-ils, que les Français Thonorent, le traitent comme il leur plaira; pour nous cette homme a manqué à rbonneur, cet homme n'est plus des nôtres !

Lorsque la religion prend une telle forme, — conclut éloquemment M. de Lanessan, — les plus incrédules sont obligés de s'incliner devant elle.

• Au point de vue social, vous devez comprendre ce qu'est TAnnamite. Un peuple qui a un tel respect des ancêtres doit avoir pour base de la société, la famille. Cette famille en effet, est très unie chez TAnnamite; cette famille, c'est le novau de la société de l'Annam, c'est le centre autour duquel pivotent et tous les intérêts et toutes les idées. La propriété y est individuelle, ce qui fait que la loi y est égale pour tous, du moins en principe, car il n'y a pas de peuple chez lequel la loi ne saurait être faussée parfois.

{Ufndo-Chine française ^ conférence par M. de Lanes*

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