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Ver place dans l'enceinte voulurent savoir ce qui venait d'avoir lieu, et puis une seconde salve de viva partit des rives du fleuve.
La ville entière applaudissait.
Quand Diego leva les yeux sur Mariquita del Puntal, dont Alvaro la tenait par la main; elle était encore attentive aux exploits du toréador, mais elle souriait à son cavalier qui lui parlait bas à l'oreille, et le marquis distrait du spectacle pour les propos galants du fiancé paraissait trop heureux.
Diego sentht se rallumer toute sa fureur d'amour, toute sa jalousie, toute sa haine
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plus ardentes, plus insensées qu'en aucun temps,
Le bartuleiro se réveillait .
Comme ses taureaux , lui aussi était étourdi, enivré, excité par les cris de la multitude.
Des souvenirs horribles se heurtaient dans sa pensée ; — C'était Pablo expirant; Mariquita échevelée, à genoux,
belle de douleur : ou encore Alvaro la menace et le mépris sur les lèvres.
— J'ai été faible ! je n'ai pas su profiter de la victoire... Malédiction sur moi ! se disait-il.
îi TORÉADOR. -^9
Pauvre Zaléa ! son image ne vint pas illuminer ce sombre tableau, ce caucliemaV infernal. La fièvre brûlante du matador alla croissant pendant toute la représentation. Il agissait sous l'empire d'une réaction brusque et irréfléchie, sorte d'instinct brutal qui l'emportait au-delà de toutes les bornes.
Le peuple émerveillé ne cessait d'applaudir ; car dans sa colère Diego frappait les taureaux sans méthode, du tranchant et de la pointe ; il faisait voler les lambeaux de chair, il ne se lassait pas de barbaries extraordinaires, il torturait ses victimes et les faisait mourir à petit