POUR RÉSOUDRE LA QUESTION DE LA PRÉROGATIVE ENTRE LES ROIS
suivie d’un appendice sur l'Onction des Rois, contre Jacques-Alexandre le Tanneur, funeste défenseur de la vérité fardée par le chevalier Jean-Jacques Chifflet, de la Compagnie royale des Archiatres.
Antverpiæ
ex Officina Plantiniana Baltiiasaris Moreti MDCLI
(Bibliothèque nationale: Li 25-35, q5p).
L’origine céleste de l’Ampoule de Reims n'est qu’une fable. Les auteurs du vc et du vi° siècle n’en parlent pas; les vieilles chroniques n’en font pas mention. Dans l’épître qu’il adresse à Clovis, récemment baptisé, saint Avit, qui avait assisté au baptême, ne mentionne pas l’apport miraculeux de l’ampoule par une colombe, et si ce fait s’était produit « Dieu bon, avec quelle joie et quelle profusion de louanges saint Avit ne l’eût-il point décrit ! » Saint Rémi n’en dit pas davantage. Même silence des Évêques du vic siècle, de Nicet de Trêves, de Grégoire de Tours, des autorités des vii”, vnr et ix' siècles.
Ce n’est qu’à la fin du ixc siècle, qu’on trouve le premier texte mentionnant l’apport de l’ampoule par
L’archiâtre de Philippe IV, afin de magnifier son Maître, s’appuie sur les textes pour prouver que les Rois espagnols reçurent l'onction sacrée plus d’un siècle avant les Rois de France. Il se complaît à montrer, comme si cela était nécessaire, que
Le Grand Prieur de i/Abbaye de S'-Remi, portant le reliquaire renfermant