RER EN
les industries nationales. On assure qu'au delà de un billion de dollars du capital étranger sont investis au Mexique.
Sous le gouvernement d'apaisements de Diaz, les
écoles catholiques commencent à se rouvrir ; quel-
ques carmélites, quelques capucines et quelques
religieux sont rentrés dans leurs maisons. Les jésuites sont de ce nombre, ainsi que les pères de Saint-Philippe-de-Néri et quelques franciscains. Il est vrai qu’ils sont “ ignorés ” par le gouvernement mexicain.
Seules, les dames du Sacré-Cœur, ont pu s'établir librement dans le pays, elles possèdent les beaux pens'onnats de Mexico, de Guanmiuato et de San-Luis-de-Potosi. Porfirio Diaz, sois l'inspiration sans doute de son épouse, Dona Carmelita de
Rubio, a pris l'institution sous sa haute protection.
Dans l'après-midi, nous prenons à la gare les tramways pour nous rendre au cœur de la ville. Les rues sont pavées de pierre ou de brique, et dans
plusieurs, un ruissrau coule au centre, incessamment,
, les uelques Les s de s. Il
nent
'éta-
t les et de pirata de
ction.
c'est dire qu’elles sout d’une propreté irréprochable Les éditices Publics sont assez imposants, principalement le Capitole d’Etat avec ses belles arcades. Nous y trouvons de superbes Magasins, tenus surtout par des étrangers,
Nous entrons après avoir gravi de longs escaliers de pierre, dans Ja vieille église ‘’e la Soledad, qui ressemble par son extérieur sévère et ses tours peu élevées, à une redoutable forteresse ; d’ailleurs, dans ses murailles épaisses, percées de meurtrières on y à installé, à plusieurs reprises déjà, en ter .3 de Buerre, des canons et des Obusiers qui ont semé la mort dans les rangs des assiégeants. Si sa mine extérieure, toute militaire, est sans grâce, il n’en est Pas de même de son intérieur, qui est très élégant. Elle possède plusieurs magnifiques peintures et de très beaux bois sculptés,
L'église cathédrale est pleine de majesté, on nous dit qu’elle a coûté 82,000,000.00, Actuellement elle est à rafraîchir son enceinte et ses chapelles : elle sera très gentille avec ses voûtes blanches et dorées quand elle aura complété sa toilette ; Mais aujourd'hui nous en sortons, nos habite Couverts de plâtre.
L'Église la plus riche du Mexique et même du
continent, est l'église de San-Domingo, la merveille de Oaxaca. Nous y voyons un luxe de dorure, une prodigalité de sculptures éblouissantes. Ses voûtes, ges colonnes, ses chapelles, ses statues sont littéralement couvertes d’or. Les peintures des grands artistes peuvent à peine s'enchâsser parmi cette splendeur. Les autels sont en marbre et en onyx et le pavement en belle mosaïque. S'il y à quelque chose qui déplaît ans cette somptuosité, c'est son faste presque oriental, c'est l'or pur qui surcharge sa parure, c'est son extrême richesse. Elle à coûté la somme de $13,000,000.00.
Des églises, on en voit dans toutes les rues, et chacune ferait l'honneur de n'importe quelle ville canadienne. Voici la liste des principales, avec leur date de fondation : San-Juan-de-Dios, 1532 ; El- Carmen-Bajo, 1544 : la Cathédrale, 1553 ; las Mercedes, 1570 ; San-Cosme, 1576; la Compania, 1579; las Nieves, 1581; la Soledad, 1582 ; San-Francisco, 1592 ; San-Felipe, 1638 ; El-Carmen-Alto, 1679 ; Guadalupe, 1686; San-Agustin, 1699 ; Consolacion, 1706 ; las Capuchinas, 1798 ; El-Calvario, 1729 ; El-Patrocinio, 1755 ; los Principes, 1782 ; Sangrede-Cristo, 1791 ; la Defensa, 1792 ; Betlem, 1807.
eille Dans presque toutes, une
nous y trouvons la même architecture, les mêmes dorures et la même profu-
ûtes, sion de tableaux. A force d'examiner tant de
Léra- richesses, nous devenons comme blasés ; ce qui nous ands ravissait, il y a quinze jours, nous laisse maintenant cette indifférents.
yx et elque ge Je demande à un marchand de la ville, chez qui Là j'achète des photographies, comment se fait-il qu'au db Mexique il y a tant et de si belles églises, lorsque le peuple me paraît si pauvre ? Il m'explique que ie Ÿ la plupart des Monuments religieux ont été bâtis au .… XVIe et au XVIIe siècle, quand l'Eglise catholique he était toute-puissante dans le pays. Le clergé, qui HUE possédait de grands biens sous la domination espa- : 2. gnole, employait ses revenus à construire d'opulenne tes églises. En outre, les Indiens, dans toute la ferncisCo,
de veur de leur conversion à la foi chrétienne, don- 1e ne naient leur travail à titre quasi lacion,
. les matériaux et édifier ; et le et généralement riches, fournis
-gratuit pour extraire 8 familles espagnoles,
saient libéralement l'or su et l'argent pour l'embellissement de la maison du
Seigneur. C’est ainsi que le Mexique est devenu le
pays des églises.
Et en-dehors des églises, c'est un peuple piedsnus, misérablement vêtu. Les femmes sont ici outrageusement décolletées.
A chacun de nos repas que nous prenons dans le Chililitli, notre char découvert, nous sommes entourés d'une cinquantaine de mendiants qui guettent, à la façon des chiens autour de la table. Cela gâte notre appétit de voir, outre les enfants, des jeunes filles, même des femmes qui nous tendent la main pour avoir les restes de nos assiettes.
On se bouscule, on se heurte pour saisir un morceau de pain ou une carcasse de poulet. Il est évident, que ces gens au ventre affamé, ne connaissent pas
les belles manières.
be