‹ Le tour du Mexique [microforme]Chapitre 31 sur 44 · CHAPITRE SEIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEIZIÈME

Le Cunon de Tamasopo. — Deux grottes enchanteresses, —

TawP1Co, —- Sur la grève de La Barra, —- U pêche. — Tours de Babel dans tous 1 SaN-Luis.— Le palais où fut si l’empereur, — Une Canadiens,

ne belle es wagons. -— gné l'arrêt de mort de pipe dorée, — Nous perdons deux

E matin, le 28 février, notre train était stoppé

à Las Canoas, à la tête des terribles précipices du Canon Tamasopo qu'il nous faut fran-

a & S U el >

chir pour nous rendre À Tampico, sur le bord du golfe du Mexique. Il y a ici, à Las Canoas, un gentil petit lac couvert de Canards ct de sarcelles, trop occupés à leur pêche fructueuse dans ces eaux dormantes, pour s'apercevoir que des curieux les regardent, Des rochers abrupts, comme des sentinelles placées là Par quelques Titans, veillent sur

le lac et sur les canards. Le Canon de Tamasopo a

une renommée universelle. Rien de plus grand, de

plus sauvage, de plus pittoresque que le pays traversé ! La nature se revêt de toutesaspl 1 :" C'est une série de montagnes escarpées, déchirees et formées de mamelons échelonnés les uns au-dessus des autres, c'est l'escalier du Tout-Puissant qu'il nous faut descendre degré par degré. En bas ce sont des ravins effrayants, à donner le vertige, si nous n'étions pas occupés à contempler ces beautés. À certains endroits, nous voyons les rails de notre voir omme deux rubans argentés, superposés à trois étages. Nous descendons continuellement, quand nous sommes au pied d'une montagne, nous nous trouvons sur le flanc d'une autre montagne qu’il nous faut descendre encore, et il en est ainsi jusqu'au bord de la mer. Les nuages cotonneux s'accrochent à tous les angies de la montagne, notre train, trop prosaïque, détruit sans scrupules ces 83. cements splendides de la nature. La rivière, tout au fond, coule en torrent son onde pure eb transparente, se cabre parfois, tombe en cascades chantantes, pour reprendre son Cours paisible sus Vombrage de: lianes en fleurs qui grimpent et s’enchevêtrent d'un palmier à un autre comme des festons, des guirlan-

des d’un goût capricieux et fantastique. À la vue

tra- C'est v for- 15 des | nous nt des nous tés. À notre à trois quand s nous 'il nous usqu'au rochent in, trop cements u fond, rente, se es, pour rage de:

rent d'un | guirlan-

A ja vue

de cette nature sublime et vierge nous avons les paroles du psalmiste sur les lèvres :

“ Mirabilis in altis Dominus ”,

Que je plaindrais celui qui & pas d'émotion À 1a contemplation de ce prodigieux enfantement de la vie dans ea plus haute expression !

ne ressentpi

Sur le dos des montagn)s,

ily a d'immenses plaines couvertes de forêts de

Palmiers. Que ces arbres sont gracieux avec leurs éventails ouverts ! Les palmiers constituent pour la région une parure qui imprime au Paysage un aspect majestueux et séduisant au possible.

Notre train arrête à deux endroits, Pour nous permettre de contempler deux grottes splerdides, Pour arriver à la première, il nous faut franchir une longue route dans la forêt,

Nous écrasons sous 108 pieds des fleurs rares,

les bégonias, les lis, les merveilles de nos serres Poussent ici à l'état sauvage. Après avoir descendu au-delà de quatre cents marches glissantes, nous sommes en face de ia grotte.

C'est une petite mer veille pleine de grâce et de

coquetterie. Elle a sn fenêtre tout ouverte vers le

ciel, car e°’e connaît sa beauté et veut la faire pri-

ser, Un ruisseau aux eaux transparentes, épris

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