‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 10 sur 307 · SHANGAÏ — LA MONNAIE · texte numérisé non relu

SHANGAÏ — LA MONNAIE

recevoir des remèdes. Les Sœurs font tout ce bien gratuitement, et de plus, elles accueillent et soignent les plus malades dans une grande salle qui en contient une quarantaine. Elles n° ont aucune allocation pour cela ; elles y emploient leur superfu etles aumônes qu’elles recueïlent; les lits sont toujours tous occupés ; ils le seraient même si on en avait des centaines. Les mourants sont baptisés. Une Sœur de S.-Vincent de Paul chinoise asiste ses nationaux avec beaucoup de dévouement.

Au sortir de l’hôpital, je me rends au Comptoir d’escompte de Paris chercher de l’ argent. On me propose la monnaie du pays: des lingots d’argent 2 fois gros comme le poing. La monnaie nominale ést le {aël qui vaut en ce moment 6f,44c., mais elle n’a jamais été frappée. Je suis donc obligé de prendre un carnet de chèques; mais Je ne sais combien j’ai, parce que le taël varie de valeur selon les provinces. Impossible de porter de la petite monnaie du pays; une piastre (5 fr.) vaut 1140 sapèques !, de quoi charger un homme ; il faudra que dans les diverses villes, je vende mes chèques à des banquiers chinois

1 Monnaie de cuivre ayant un trou carré au centre qui sert à les enfiler à une ficelle.

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