HONG-KONG — LA POPULATION FLOTTANTE
re. Pendant queje m’assieds, des petits enfants sortent de dessous monsiége; je lèvela planche et j'en vois cinq accroupis comme des petits chiens dans leur niche. Ces pauvres bambins ne connaissent point le mal de mer: lessampans dansent sans repos sur l’onde mobile, même dansle port; les plus grands gardent les plus petits ou font la cuisine dans un vase de terre. Aussitôt qu’ils peuvent tenir une corde ou une rame, ils aident les parents ; les nourrissons sont attachés par des bandes de toile sur le dos de la mère pendant que celieci conduit le bateau — curieuses mœurs !
La population, qui vit ainsi sur les bateaux sans avoir connu d’autres maisons, s’élève à plusieurs milliers. Mais voici que le samyan accoste au quai et mes deux femmes prennent chacune une malle sur leur tête et les portent à Hong- Kong hôtel : 1 franc sera toute leur rétribution ; si je n’étais étranger, je ne devrais que la moitié.
A peine débarrassé de mes paquets, je me rends à la Poste et n’y trouve point mes lettres. Je monte en djinrikisha et demande au conducteur de me conduire au Consulat de France ; il semble avoir compris et part au grand trot : il n’a rien compris du tout, car je m’aperçois qu’il tourne et retourne dans tous les quartiers de la basse ville, sans savoir où il va. J'en profite pour voir
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