SHANGAÏ — LA CATHÉDRALE
endroits où il y à un peu de place, des jongleurs avalent toute sorte de choses et attirent les curieux. Dans les maisons de thé je ne vois pas fumer l’opium ; l’autorité chinoise le d'fend là où elle à juridiction.
Nous sortons de la ville et, après une demi-heure de marche dans le faubourg, nous arrivons à la cathédrale catholique desservie par les Pères Jésuites. Elle est solidement bâtie en briques et entourée de vastes bâtiments avec portiques; là les Pères ont un petit séminaire avec 15 élèves et un externat avec 250 écoliers ou écolières, car il y a 2000 chrétiens autour de la Cathédrale. Le Père Supérieur, qui est napolitain, nous fait visiter la maison et nous présente à un père qui va bientôt créer une Conférence de Saint-Vincent de Paul composée de Chinois. Je lui ai donné plusieurs détails sur l’œuvre et lui ai laissé un règlement général expliqué.
Nous rebroussons chemin et arrivons à la rivière où je prends une barque, qui me conduit au vaisseau-amiral la Thémis ; j’v voulais rendre visite à l’amiral Duperré, mais il était à terre.
9 Octobre. Ce matin à 9 heures, notre petit vapeur de la Compagnie chinoise lève l’ancre et me voici avec M. Cotteau redescendant le Wang-poo, branche du Yang-tzé-kiang ou rivière bleue,