‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 128 sur 307 · LES EMBAUCHEURS DE COOLIES · texte numérisé non relu

LES EMBAUCHEURS DE COOLIES

blissent, le club est le point de r‘union g'nérale; on y trouve salle de lecture, bibliothèque, billards, salles de jeu, restaurant, salle de bal et plusieurs chambres et salons qu’on loue aux membres du club ou aux personnes présentées par eux. J’y rencontre M, Kopmanshop pour lequel j'avais une lettre. Ce monsieur est hollandais, et entrepreneur d’émigration pour les coolies. Il m’a donné sur son entreprise des détails intéressants. Il a, à sa solde, des Chinois qui parcourent l’intérieur et engagent, dans les villages, les Jeunes gens qui veulent s’expatrier. L’engagement est ordinairement pour deux ans; on promet au coolie un gain de 25 à 30 dollars par mois, s’il travaille en Californie aux chantiers de chemin de fer, mais là, sa nourriture lui absorbera la moitié du gain ; il gagnera 12 dollars par mois, outre la nourriture, dans les plantations de cannes à sucre de la Louisiane. L’embaucheur remet à l’embauché 60 dollars, dont 50 sont destinés à payer la tra-

versée en bateau à vapeur, et 10 pour se rendre L. de l’intérieur à la mer ; il signe une obligation c: de 100 dollars à rendre par payements mensuels À

durant l’année; si la somme n’est toute rendue dans l’année, ce qui reste porte intérêt, et les intérûts chinois sont au moins de30 0/0. L’embanché doit

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