L'ÉMIGRATION DES CHINOIS
sont bien traitésà l’étranger, avecde l’ordre ils amassentde petites fortunes qu’ils reportentinvariablement dans leur pays. S’1ls meurentsur la terre étrangère leur cadavre sera rapatrié et déposé à côté de leurs pères. Malheureusement, le Chinois comme l’Anglais porte partout ses mœurs avec lui : le jeu et l’opium sont ses deux plaies inséparables.
Pendant que le gouvernement de Washington vient d'obtenir à Pékin un traité pour limiter l'immigration chinoise en Californie au strict ; nécessaire; le gouvernement de Rio-Janeiro a L. passé un traité avec la Chine pour l’immigration de plusieurs milliers de coolies au Brésil. M. Kopmanshop attend le texte du traité pour s’occuper de l’exécution ; la poste entre Pékin et Canton, étant faite par voie de terre, le traité restera un mois en route. Dans la prévision des difficultés qu’il aura pour embarquer ses coolies 4 à Hong-Kong, il a fait écrire par le consul de 4 France aux autorités françaises de Saigon pour savoir s’il pouvait les embarquer dans la colonie française ; dans ce cas il les dirigerait de Hong- Kong sur Saigon où les contrats seraient signés.