‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 24 sur 307 · ROUTE A PÉKIN · texte numérisé non relu

ROUTE A PÉKIN

de faïence contenant de l’huile de ricin qui brûle au moyen d’une mèche, et répand une odeur infecte. Nous la renvoyons pour prendre la chandelle de suif de la lanterne de nos voitures. Pour nourriture, on nous sert des petits morceaux de viande cuite à l’ oignon ; elle avait bonne apparence, mais assaisonnée à l’huile de ricin, elle était immangeable ; nous nous contentons d’œufs à la coque et d’un pâté de foie gras que nous avions apporté du Japon, puis nous enlevons la table et nous nous étendons sur notre dure couche. Il fut difficile de dormir; le froid nous saisissait.

A 4 h. du matin, les voituriers nous réveillent et nous font comprendre par signes qu’il faut partir. La lune brille au firmament, et laisse apparaître la gelée çà et là dans les champs. Je m’enveloppe dans ma couverture et à 2h. nous voilà en route.

A6Gh., le soleil se lève radieux et nous laisse voir le même paysage que la veille. Je pensais que vers 8 h. on nous ferait déjeuner quelque part: vain espoir. À chaque village que nous rencontrions, je croyais qu’on allait s’arrêter, il n’en fut rien. Enfin à 11h. je fais signe que j’ai taim et que je veux manger ; on me fait comprendre par geste que nous allons arriver au relais. En effet,

os os instants après, nos voitures entrent dans

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