LA VOITURE CHINOISE
la cour d’une auberge, au village de Ngan-pin. Là, nous demandons des œufs et mangeons une saucisse conservée en boîte, reste de mes provisions d’Arima. E5n nombre de villageois accourent pour nous voir ; nous fermons la porte de notre chambre, mais ils font avec le doigt des trous dans le papier pour nous regarder manger. — À 1h., nous remontons en voiture.
Déjà je compte si tous mes os sont en place, car ces horribles voitures ne sont que de lourdes charrettes massives, avec des roues très-fortes et un essieu de bois; le dessus est surmonté d’un grillage de bois formant cabane, contre lequel le cahotement risque à tout instant de briser nos têtes. Les routes, en effet, ne sont pas entretenues et sont de vraies fondrières qui font faire à la voiture sans ressort des sursauts continuels et terribles. Le mieux est de se tenir sur le brancard, mais, le soir et le matin, on y gèle; je fais alors une sorte de coussin élastique de mes petits bagages et m’y laisse balottér, veillant seulement à ce que ma tête ne frappe pas contre le grül®ge. Ces voitures sont petites et ne contiennent qu’une personne ; le conducteur s’assied sur le brancard.
Le long de notre route nous rencontrons souvent le Pei-ho qui décrit dans la plaine une
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