ZI-GA-WAY — LES ORPHELINATS
prières et leurs pénitences ; il paraît qu’elles remplissent bien leur mission. Zi-ga-way réunit 800 personnes. D’un côté sont les garçons : trois cents apprenüset cent étudiants parmi lesquels plusieurs paiens. Il y a aussi un séminaire avec une quinzaine d’élèves se préparant à la prêtrise ; mais peu résistent aux études; leur santé paraît moins forte que la nôtre, Une quinzaïne de Péres indigënes sont d’un grand secours et font espérer qu’on pourr& avec le temps former un bon elergé chinois.
Avee ies petits sous de nos enfants des écoles, que recueille Pœuvre de la S'e-Enfance, on ramasse ici des milliers de bébés dans les champs, dansles rues ; mais maintenant, is sont le plus souvent apportés par les parents même aux étabüssements catholiques. En général, ce sont des estropiés, bossus, aveugles, boiteux, où des filles dont les Chinois se débarrassent presque toujours. Ces enfants sont baptisés ; peu survivent; ceux qui paraissent forts sont mis en nourrice, moyennant 3 francs par mois, ou sont nourris au biberon. Quand ils sout un peu grands, ils entrent à l’orphelinat, fréquentent l’école et, vers 8 ou 10 ans, on les met dans un atelier, À Zi-ga-way, les Pêres Jésuites ont des ateliers de menuiserie, de sculpture
et de peinture, de cordonnerie chinoise, de tail-
leurs, de lithographie et d'imprimerie européenne