‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 57 sur 307 · LA NOURRITURE CHINOISE · texte numérisé non relu

LA NOURRITURE CHINOISE

sous le fumier, et toutes sortes de sucreries ; plus deux amphores en terre remplies de vin chinois, esprit de riz ou d’autres grains. M. le ministre a fait photographier cette exhibition et m’ena remisune copie. Je n’aurais pas voulu des ragoûts offerts à M. le ministre; mais j'aurais bien aimé les jolis bols de porcelaine qui les contenaient.

Le peuple, dans le sud, se nourrit généralement de riz qu’ii assaisonne avec du poisson pourri; dans le nord, il mange le millet, le sorgo, des légumes frais durant l’été, et salés durant l'hiver. Deux fois par mois l’ouvrier a droit à une petite noce ; il reçoit alors la farine et la viande, ou bien le {ot-fou, pâte de haricots blancs qui, à la vue, ressemble à du fromage, mais qui, au goût, ferait reculer les moins délicats. L’ouvrier, comme tout le monde en général, fait trois repas par jour: le matin, à midi et le soir. Le lait est cher à Pekin, on ie vend f 0, 50° Le litre; mais en Mongolie, il se vend 0, 05° le litre, ou pour mieux dire ne se vend pas. Le Mongol est excessivement hospitalier ; 1l est dans ses habitudes, quand arrive un étranger, de lui abandonner sa tente, sa femme, sa fille, et tout ce qu’elle contient.

La boisson du peupie est l’eau bouillante ou le thé de mauvaise qualité. Le Chinois boit aussi un vin composé de millet simplement fermenté ;

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