‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 58 sur 307 · LE PRIX DE LA NOURRITURE CHINOISE · texte numérisé non relu

LE PRIX DE LA NOURRITURE CHINOISE

prisen quantité 1l grise, et à la longue il porte à la folie. Le riche boit le bon thé et l’eau-de-vie de riz.

Le Chinois mange le mouton et le porc ; il lui est interdit de tuer le veau et le bœuf.

Les repas commencent par les desserts qui, dans les diners d’apparat, varient de 70 à 80 plats, et finissent par les potages qui sont tou- Jours au nombre de 8 ou 10; il y a pour cela comme pour toute chose, en Chine, une infinité de règles établies.

Voici les prix des principaux aliments pour Pékin : viande excellente, mouton ou bœuf, la livre de 16 onces, 40 centimes; porc, f 0, 50°; chien, 0, 50°; mulet mort, chameau crevé 0, 20°; poisson, carpe, brochet, 0 f., 30; une grosse carpe coûte beaucoup moins que la carpe d’un pied parce qu’il faut qu’elle puisse entrer dans le bol, tous les ragoûts étant servis dans des bols de porcelaine. On y prend la nourriture avec des bâtonnets de bois ou d’argent.

Le riz, dans le nord, vaut de 15 à 20 fr. les 140 livres; dans le sud, il coûte moitié moins. Le millet vaut de 10 à 15 fr. les 140 livres; le sorgo de 10 à 12 fr.; la farine de blé de 25 à 30 fr. Les ligumes sont bons et peu chers, excepté les primeurs. Une gousse de petit-pois en primeur se paye 1 centime 1/2; un petit radis 2 centimes. Les fruits ne sont pas chers ; le raisin

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