TIEN-TSIN — LES MASSACRES DE
étroit qui mêne à l’ancien Consulat, que M. Fontanié, consul deFrance, fut massacré en 1870. A la porte du Consulat, furent immolés aussi deux jeunes époux arrivés de France la veille, et se rendant à Pékin ; ilscherchaient à s’enfuir vers leur barque. L’église brûlée par les rebelles a encore ‘lebout la moitié de ses murs et la tour élevée. Le Pére Chevier blessé à mort sauta un mur et vint mourir dans une autre cour ! 16 tombeaux sont alignés dans cette cour; ils cnt été construits aux frais du gouvernement chinois ; sept d’entre eux, à gauche, contiennent les restes mutilés et informes de 10 sœurs de S'-Vincent de Paul massacrées avec leurs orphelines à l’orphelinat situé à 2 milles de là. Plus tard, trois autres sœurs ont voulu être enterrées à côté d’elles. A droite sont les tombeaux de M. Fontanié, des deux jeunes époux et de trois Allemands ou Russes qui furent massacrés le même jour.
L'ancien consulat a été rasé. Le gouvernement chinois a donné 2 millions A’indemnité pour les familles des victimes. Mgr La Place refuse de relever les ruines de l’église, à moins que l’empereur n’accorde d’y placer une inscription impériale: ces inscriptions sont toujours respectées par le peuple ; sans cette précaution on risquerait de la voir de nouveau démolir. Pour garantir la tranquillité, des