TIEN-TSIN — LES MASSACRES DE
canonières de diverses nations, et surtout une canonière française, stationnent, chaque hiver, à Tien-tsin dans les glaces du Pei-ho. On sait que ces massacres sont dûs à la mésintelligence qui régnait entre le vice-roi de Tien-tsin, le maire de la ville et le gouverneur de la province : ces deux derniers étaient hostiles aux chrétieus et fomentaient le trouble sans croire qu’il pût aller si loin ; le vice-roi, dans le désir de les comoromettre, les laissait faire; l’imprudence du consul Fontanié qui, refusant de croire au darger, ne sut rien faire pour le prévenir, le tout fut cause de ce déplorable événement qui aurait pu coûter plus cher à la Chine, si la France n’avait eu en 1871 la Prusse sur les bras. Les deux mandarins coupables furent envoyés en exil; le vice=roi dut venir en France faire des excuses au gouvernement qu’il ne savait où trouver:
il fut présenté à l’Empereur qui disparut à Sédan, puis à l’Impératrice qui régna quelques jours, puis à la Députation de Tours, à l’Assemblée de Bordeaux, et enfin à M" Thiers.
Au retour, nous prenons un raccourci à travers de sales ruelles et la campagne encore plus sale. Nous voyons creuser des fossés destinés à conserver pendant l'hiver les fruits et les légumes ; on les recouvre eton y fait du feu comme dansune serre.
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