LES INDIGÈNES
en l’air un coup de révolver et lance son cheval. Les Japonais disparaissent, mais reparaissent peu après. L’un d’eux saisit la bride, l’autre lance un coup de sabre qui blesse le cavalier à la jambe; celui-ci tire son révolver en pleine poitrine et renverse l’agresseur. Le cheval effrayé prend le mors aux dents et se débarrasse de celui qui le tenait. Lorsque le cavalier l’eut maitrisé, il revint sur le lieu de la lutte pour chercher les traces des assaillants, mais il ne les trouve plus. On m’avait dit que la sûreté des personnes ne courait plus aucun risque ni de jour ni de nuit, ce fait donne un démenti.
Rentré à lhôtel, le sommeil fut difficile; la chaleur était extrème. J’ouvre toutes les fenêtres, mais, vers l’aube, la fraicheur me réveille et je suis obligé de refermer les vitres.
La journée du 26 fut employée à faire visite aux missionnaires et aux quatre ou cinq maisons de commerce pour lesquelles j’avais des lettres de recommandation. Une de ces maisons est japonaise, c’est la Bojeky-Shoko-wai, nom qui signifie commerce-société ; ses bureaux occupent une maison japonaise. Le Directeur, en costume indigène et défiguré par la petite vérole, a l’air actif et intelligent. Au moyen d’un de ses employés, M. Motono, qui a étudié 3 ans à Paris, nous échangeons une
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