‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 138 sur 210 · L’INDUSTRIE · texte numérisé non relu

L’INDUSTRIE

Mais le lendemain, 6 septembre, nous avons 24 lieues à faire, et à 3 heures, nous sommes sur pied. Les villages se succèdent à de courts intervalles, souvent même la route n’est qu’une longue rue. Partout le travail sous toutes ses formes: les hommes pilent le riz pour le blanchir; les femmes filent la soie, le coton, et font la toile. La soie est filée par un système primitif; la fileuse met dans un baquet d’eau chaude 5 ou 6 cocons, tient les fils sur le bout de son index de la main gauche, et avec la main droite tourne la roue qui reçoit le fil. |

Le coton est d’abord battu par terre par un homme, au moyen d’une corde de violoncelle tendue comme sur une harpe, c’est le cardage ; puis, on le dispose en petits fuseaux que la femme file adroitement, en tournant une roue comme pour la soie. Avec ce fil, on fait la toile sur de petits métiers comme dans nos villages. C’est une toile assez grossière, mais solide. Les teinturiers, au moyen de gros chaudrons, la teignent au bleu d’indigo, laissant divers dessins en blanc, et parfois les armoiries de la famille à laquelle l’étoffe est destinée.

Ailleurs, on fait une cire végétale dans laquelle un passe plusieurs fois un cordon de coton ou de papier pour faire les chandelles japonaises.

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