‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 147 sur 210 · NAISSANCE — MARIAGE — MORT · texte numérisé non relu

NAISSANCE — MARIAGE — MORT

les amis sont reçus le lendemain; la mariée se noircit les dents. Le lien matrimonial, ici, est bien fragile. A la mort, le bonze, de par la loi et la religion, doit présider les funérailles. Le cadavre est ordinairement brûlé au cimetiére, et les parents recueillent les os carbonisés. Les classes élevées pratiquent la sépulture. Cette intervention des bonzes crée des difficultés aux chrétiens ; l’autorité centrale est tolérante, mais à l’intérieur, les magistrats le sont moins, et font quelquefois déterrer les cadavres, ensevelis chrétiennement, pour les enterrer avec la présence des bonzes. Les anciennes lois de proscription contre les chrétiens existent toujours, et les traités avec les nations européennes sont muets sur ce point. Dans un village j’ai eu occasion d’assister à un enterrement. Le bonze, la tête rasée et vêtu d’habits sacercotaux assez semblables à ceux de nos prêtres, précédait le convoi; les parents, en signe de deuil, étaient vêtus de blanc; on portait des fleurs, des chandelles, des lanternes, des lampes, puis venait le mort enfermé dans une caisse et porté par 4 hommes suivis des amis. Je suis le convoi jusqu’au cimetière ; là, on pose le cadavre sur un banc de pierre, et les ustensiles sacrés sur un autel également de pierre. Le bonze, après plusieurs prières, s’approche du mort et

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