LE CERCLE DES NOBLES
Nous sommes reçus par de belles jeunes filles, enfants des anciens nobles dépossédés, employées ici comme servantes ; tout le service est ainsi fait par des nobles. On me fait préparer un thé de luxe; on le fait instantanément en jetant dans une tasse d’eau chaude une pincée de poudre du thé le plus fin, et tournant avec un pinceau. Puis deux jeunes filles richement vêtues s’avancent pour la danse; quatre autres, accroupies par terre, jouent de la flûte, du tambourin et d’une espèce de harpe; ce n’est pas harmonieux. Les danseuses font toutes sortes de pauses, mais leurs jambes sont embarrassées dans la longue robe à queue, et leurs bras vont et viennent, jouant avec l’éventail; c’est la grande danse, elle n’est pas fort gracieuse.
Après cette séance, nous saluons Madame Koyassau , et M. Motono me conäuit non loin de la gare, à un restaurant japonais où les directeurs de diverses banques et sociétés commerciales veulent m’offrir un diner de gala. A 5 heures, arrive le Président de la PBoyeki-Shokwat et deux directeurs de cette société, qui est en relation d’affaires à Lyon, avec la maison Louis Desgrand. Plus tard vient le directeur de la Shokin-Ghinhko, qui a une succursale à Lyon. Ce nom signifie banque métallique parce que, sur les 152 banques japonaises, c’est la seule