UN DÎNER JAPONAIS
qui paie en argent, les autres paient en papier.
On s’assied par terre et l’on cause. On me demande divers renseignements sur notre code civil et sur le code de commerce, sur nos mœurs etc. Puis, quatre jeunes filles de 14 ans, en costume de danseuses, nous servent le diner sur de petits tabourets. Les mets sont dans des écuelles laquées ; mes bâtonnets ne peuvent rien en prendre, mais je n’en suis pas fâché, car un autre diner de gala m’attend à la Légation d’Itolie. Les jeunes filles nous versent, dans de petites écuelles de porcelaine, le saki où extrait de riz. Il est d’usage qu’on offre une écuelle à la préférée ; elle boit, lave l’écuelle et la remplit pour l’offrir à son tour à celui qui la lui a donnée.
Quatre autres jeunes filles de 20 à 25 ans, richement vêtues, se tiennent accroupies au fond de la salle. À un moment donné, elles prennent leurs instruments et font de la musique. Alors les quatre Jeunes danseuses qui nous servaient, se placent au milieu de la salle et font toutes sortes de pauses, battent des mains et pirouettent. Leur danse est plus mouvementée et plus gaie que la grande danse que je venais de voir au Club des nobles.
Mes commensaux me demandent ce que je pense de leur fête. Je réponds que je trouve le tout fort asiatique. « Si vous voulez devenir