ARRIVÉE A KIOTO
lettre de l’amiral Enomoto. Le concierge ne me comprend pas, et je ne le comprends pas. Je vois que je ne sortirai pas d’embarras; je me fais conduire à la direction d’un journal indigène où je devais resettre une lettre, je trouve là un jeune homme qui parle anglais, mais qui est occupé ; enfin je vais à /’Hôtel-monnaie.
Le directeur me reçoit dans un beau salon orné a l’européenne avec des rideaux de soie. Il me sert du sherry, et consent à me donner pour guide un de ses employés. Je tiens à voir la campagne de Osaka à Kioto. Il est 4 heures, je cours au chemin de fer, l’interprète me suivra avec le dernier train. |
Dans le wagon, je me trouve avec un Européen ; je lui adresse la parole en anglais, il comprend à men accent que je suis Français et me répond dans ma langue. C’est Monsieur F.
Plate, hollandais né à Java, directeur à Kobé de la Mitsu-Bischi. Nous passons 2 heures à causer sur les questions ouvrières.
Pendant ce temps, letrain arrive à Kioto après avoir suivi la vallée pittoresque dans laquelle J'étais entré le matin. 11 pleut à verse ; nous prenons ? djinrikisha qui trottent à l’hôtel. L’enseigne porte Juéei Palace hotel ; c’est bien prétentieux pour une baraque japonaise.