‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 199 sur 210 · KOBÉ · texte numérisé non relu

KOBÉ

Les pluies ayant gonflé les rivières et le typhon emporté les ponts, il a dû attendre plusieurs jours au bord c'es fleuves. Une fois il fit remarquer à son guide que l’eau s’était retirée du bord, que le niveau par conséquent avait baissé et qu’ il fallait tenter le passage. Le guide riposta : vous arrivez à peine dans notre pays, vous ne pouvez le connaître, et devez vous en rapporter à moi qui ai l’expérience ; l’eau a baissé aux bords, mais elle n’a pas baissé au milieu.

Le jeudi, 29 Septembre, fète de S. Michel, je me repose.

Le vendredi, 30 Septembre, ïe visite ici une belle fabrique de papier appartenant à une compagnie américaine. Le papier fait avec des chiffons, selon la méthode européenne, sort en large rouleau sans fin ; une machine le découpe à la sortie. Puis je me rends au Club anglais : jardin magnifique, pelouse verte, belles salles de lecture ; d’un côté est le Criket-ground, que les Anglais portent partout, et de l’autre le Rowingclub rempli de petits et de grands bateaux de toutes formes. L’Anglais aime l’exercice du corps et, en cela, il est le plus sage et le plus sensé de tous les peuples.

Le maître d’hôtel me conduit aussi visiter

une fabrique de thé. Cinq cents jeunes filles

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