NEW-YORK — HÔPITAUX ET PRISONS
bois et bâtir en briques. Il y a quelque temps, les plus chenapans avaient mis le feu à la maison et en avaient fait un feu de joie.
Le soir, quand je retournai à l” hôtel, j’étais bien fatigué. |
Le lendemain, Monsieur Jamme vient me chercher. Il me conduit sur un Steamer appartenant à l” administration des hospices et des prisons. Le Père Duranquet nous y attendait.
Ce bon père jésuite, natif de Clermont-Ferrand, aidé de cinq de ses confrères, exerce dans cés établissements les fonctions d’aumônier pour les catholiques. Nous abordons à l’île de Blackwell. C’est une langue de terre longue et étroite occupée par 4 grands établissements. Nous visitons d’abord au sud un vaste hôpital contenant environ 2000 malades. Dans les jardins se trouve une maison séparée pour les varioleux ; les typhoïdes sont sous destentes; varioleux et typhoïdes étaient 300 ces
jours derniers, ils ne sont maintenant plus que 90.
De là, nous passons au Penitentiary. Une escouade de 20 hommes et une autre de 20 femmes y arrivaient en même temps que nous; là ils sont enregistrés et costumés ; le costume pour les coupables de rixe est brun foncé, pour les
voleurs bariolé à l’arlequin. On peut ainsi faci-
lement les rattraper en cas de fuite; point de