‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 40 sur 210 · NEW-YORK — HOSPICES · texte numérisé non relu

NEW-YORK — HOSPICES

grandes murailles autour de l’île: 4 petites barques en surveillent les abords. Les prisonniers sont au nombre de 2000 environ, hommes et femmes; le jour ils travaillent à la campagne, à l’île ou ailleurs; le soir, à 6 heures, ils soupent et rentrent dans leurs cellules: ces cellules alignées par rangées de 30, et superposées en 4 étages n’ont pour fenêtres que la porte de fer grillée ; elles ont 2 mètres de long, un de large et 2 de haut; souvent deux prisonniers y prennent place avec couchettes superposées comme en bateau à vapeur. Les portes grillées donnent sur un balcon en fer servant de couloir, et cette masse de construction ressemble assez à un vaste pigeonnier, enfermé tout autour par une seconde muraille percée en crémaillière.

Pour nourriture, ils ont du café à @ heures du matin, de la soupe et de la viande à midi, du café le soir à 6 heures, le pain à volonté. J’ai parcouru les cellules au moment où on les fermait à clé; bon nombre d’Irlandais catholiques, agenouillés devant un crucifix, récitaient leur chapelet ou faisaient leur prière du soir.

Après le Penitentiary vient le Work-house (maison de travail pour les pauvres), vaste bâtiment contenant environ 2000 personnes, hommes et femmes, et ensuite, toujours dans la même

ile, la maison ces aliénées pour les femmes ; elle en contient 1800.

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