LA GRANDE PRAIRIE
a concédé aux compagnies une bande de terrain de la largeur de 20 milles sur chaque côté de la voie, soit 25 millions d’acres, (environ 2 acres 1/2 font l’hectare) plus une subvention en argent de 20 mille dollars par kilomètre. Les compagnies vendent maintenant le terrain depuis 2 jusqu’à 8 et 10 dollars l’acre, et les capitalistes l’accaparent pour y établir des élevages de troupeaux ou pour le revendre plus cher. La Compagnie ne fait payer que moitié prix du voyage à ceux qui vont inspecter les lieux pour l’achat des terres.
Le premier jour et le jour suivant, dans le Nebraska, la prairie quis’étend à perte de vue comme un océan sans bord, est verte, et l’herbe est haute; plus loin, on ne voit que des buissons sur une terre sèche et maigre. Vers le soir, nous voyons par-ci par-là, broutant le gazon, de jolies antilopes, des lapins, des poules, des chiens sauvages qui se sauvent à l’approche des trains. Mais nous ne voyons plus de buffalos ni de bisons; ils ont été repoussis plus loin. Par-ci par-là, nous rencontrons des Campements de troupes américaines. Elles sont là dans des baraques, pour tenir en respect les Indiens encore assez nombreux dans ces parages. Ce n’est pas sans peine qu’on les a domptés ; et, à tout instant, on
: $ N N NN N NS , " ns Ÿ N à N NN NS NS KT
Lis
Indiens dans le Fur-West (Etats-Unis).
a) Er : PRICE RENE
Lan soc ame A s
PQ D op a 2 US D
El pre pi PATER : fl fs | (ll
De ne parer AD ee
À ; ; fs |
jus tail ma:
Am sur ten.
aux IS por ver és
LES INDIFNS. 111
nous signale les points sur lesquels eurent lieu jusqu’à ces dernières années, de sanglantes batailles. Elles finissaient presque toujours par le massacre des Indiens; quelquefois par celui des Américains, lorsque, peu nombreux, ils étaient surpris par de fortes bandes d’ennemis; maintenant, ils sont tranquilles, et on les voit venir aux gares'se montrer ou demander l” aumône; ils sont habillés à peu près à l” Européenne et portent des couvertures que leur äonne le gouvernement. Les femmes portent leurs bébés ficelés dans un panier et suspendus derrière le dos; moyennant quelques pièces d’argent, elles les montrent aux curieux. Les Indiens voyagent gratuitement sur les plate-formes des wagons; les compagnies leur accordent ce droit pour les rendre bienveillants et les détourner de détruire les rails, mais il leur est défendu d’entrer dans les compartiments. Les Indiens respectent généralement les poteaux télégraphiques; ils croient que le Grand Esprit parle en eux et en ont une crainte religieuse.
Les Américains nourrissent d’ innombrables troupeaux dans ces prairies, et les éleveurs en retirent des profits considérables. On m’a cité un individu qui a acheté 4.500 têtes de bétail pour quarante mille dollars (200 mille francs),
À bo pormmmmpemrnen ann br - mme or Æ +